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Jean Muller joue Stéphane Blet
Jean Muller, piano

POL 150 544

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Stéphane Blet
Sonate n° 1 opus 6
Sonate n° 2 opus 9
Sonate n° 3 opus 31, Docteur Faust
Sonate n° 4 opus 40, Renaissance
Sonate n° 5 opus 62, Rédemption
Sonate n° 6 opus 135, Le Baiser de Satan
Suite érotique opus 110

 

en écoute : Renaissance, Sonate n° 5

 

   
         
   

Parmi la multitude de jeunes musiciens ayant croisé ma route ces quinze dernières années, Jean Muller est, à mon sens, l'un des plus passionnants et des plus doués. Je l'avais découvert lors d'un de mes jurys et j'ai tout de suite senti en lui un très fort potentiel. Doté de moyens pianistiques remarquables et d'une intelligence sonore qui ne se dément pas, il apporte à mes œuvres les dimensions orchestrales et spirituelles sans lesquelles toute musique reste lettre morte. Je ne peux donc que conseiller vivement aux amateurs de mes œuvres ce disque parfaitement fidèle à mes vœux de compositeur.

Stéphane Blet
Paris 12/08/2005

Les œuvres

Pol

Sonate n° 1 opus 6

La première sonate de Stéphane Blet fut créée en 1995 à Paris par le pianiste et compositeur Pierre Baubet-Gony.
“Ma première sonate, formellement assez proche de la troisième sonate de Prokofiev - d'après les vieux cahiers - en est très éloignée du point de vue de langage. À la fois mélodique et mouvante, modulant sans cesse, cette œuvre angoissée s'ouvre sur une question sans réponse (première cellule) et s'achève sur un écroulement sonore complet, dans les dernières mesures, comme une résonance ultime à la fin d'un monde en décomposition...”


Sonate n° 2 opus 9

“De mes six Sonates pour piano - à ce jour ! - celle-ci est sans doute la plus sensuelle et la plus “viscérale”, Avec un souci constant de faire “sonner” le piano tel un orchestre, elle reste relativement courte, les principaux thèmes y étant développés de manière assez synthétique. À noter qu'il existe deux fins différentes pour cette œuvre que j'ai décidé de laisser au choix de l'interprète. Jean Muller joue ici la “première” fin, la plus brillante, alors que la seconde - écrite ultérieurement - s'achève sur quelques accords presque éthérés, en suspension dans le temps et dans l'espace.”

Sonate n° 3 opus 31 “Docteur Faust”

Cette sonate est l'une des œuvres majeures de Stéphane Blet. Beaucoup plus longue que les autres (15 minutes au lieu de 7 environ), cette œuvre “douloureuse et pessimiste”, comme la définit son auteur, s'appuie sur d'oppressants chromatismes et d'incessantes modulations, créant un climat angoissant et instable, mouvant et imprévisible. S'octroyant, sans jamais la trahir, des libertés avec la forme sonate, ce Docteur Faust - obsession et leitmotiv du compositeur - ranime le mythe du héros de Goethe, en conflit avec sa propre nature, paradoxale et chaotique, cherchant désespérément un sens à la vie, s'obstinant sans cesse à découvrir le “Secret”, la “Raison de Tout” et cela, à n'importe quel prix, fut-ce celui d'un pacte avec le Diable !...


Sonate n° 4 opus 40 “Renaissance" 

“Cette sonate (à laquelle je tiens particulièrement) est en fait la première partie de ce que j'ai désormais décidé d'appeler mon “Diptyque”. La seconde partie de ce fameux diptyque n'est autre que la sonate n° 5 dite “Rédemption”. Il s 'agit, à mon sens - et à mon humble avis - de l'une de mes meilleures œuvres. Dédiée à mon ami Cyprien Katsaris, cette œuvre eut la chance de connaître une véritable consécration dès les premiers mois qui suivirent sa composition. En effet, plus de trente concours internationaux décidèrent de l'imposer en France et à l'étranger. Elle eut aussi l'honneur de plusieurs enregistrements sur disques et de nombreuses représentations en concerts.”


Sonate n° 5 opus 62 “Rédemption"

Ecrite seulement quelques mois après Renaissance, la cinquième sonate peut être considérée comme sa “suite” logique. Piano Le Magazine nous livre les échos de sa création mondiale le 7 avril 2002, Salle Cortot à Paris : “L'exécution confiée à Evelina Borbei a déclenché des tonnerres d'applaudissements de la part du public, tant pour la virtuosité de l'interprète que pour la qualité de la partition... Outre son travail de compositeur, Stéphane Blet fait souvent partie de jurys de concours de piano (c'est ainsi qu'il a découvert Evelina Borbei) et cette activité lui a inspiré l'idée d'écrire des pièces spécialement pour ces manifestations...”

Sonate n° 6 opus 135 “Le Baiser de Satan”

D'une facture assez similaire que les deux sonates précédentes, cette sonate est à la fois très concentrée et concise d'une part, très généreuse et sensuelle de l'autre. Cette maîtrise de l'écriture permet au compositeur d'arriver à ses fins avec une intensité spectaculaire : prenons par exemple la “réexposition”, la montée angoissante du début transposée dans l'extrême grave met d'abord la musique en suspension avant de disloquer complètement la notion de temps et d'espace. Après ce moment transcendantal, la musique se remet en marche difficilement et rien, même pas l'éruption volcanique juste avant la fin, n'empêche l'inéluctabilité de la dernière descente, d'une tristesse et d'une beauté accablantes.

Suite érotique opus 110

“D'une sensualité exacerbée - le titre y annonce déjà bien la “couleur” -, ma “Suite érotique” est construite en six mouvements intitulés respectivement : Etreinte, Caresses, Mouvances, Possessions, Morsures, Larme de sang.
D'une durée totale d'environ quinze minutes, elle est donc très nettement plus longue que la Suite opus 35. Son architecture en diffère d'ailleurs en tous points et ceux qui prendront la peine de consulter et comparer les deux partitions seront sans aucun doute frappés par les grandes disparités d'écriture entre l'opus 35 et l'opus 110.
En effet, si les deux Suites sont assez modernes dans leur conception et, bien évidemment, sur un plan purement harmonique, on constate que l'écriture de l'opus 35 reste assez “classique” - en ce sens qu'elle n'utilise aucunement les outils tels que clusters, pédale harmonique, répartition des notes sur trois portées, notes enfoncées sans être jouées, etc... Par contre l'opus 110 en use abondamment et semble même chercher dans ces moyens des effets de sonorités (et de résonance) assez inattendus. Au-delà de l'apparente disparité entre des pièces telles Etreinte et Mouvances ou encore Caresses et Morsures se cache en réalité une unité profonde et c'est, bien évidemment, à l'interprète de la découvrir et de la mettre en valeur.”

Textes : Sonates 1, 3, 5 : Daniel de Branteuil
Sonates 2, 4, Suite érotique: Stéphane Blet
Sonate 6 : Jean Muller

Stéphane Blet

Compositeur et pianiste virtuose, Stéphane Blet est né en 1969. Remarqué à 15 ans par Byron Janis, qui le considère comme l'un des futurs grands musiciens de son époque, il devient son élève à New York, dans les années 1980. Dès 1986, Stéphane Blet débute une carrière internationale de concertiste. Ses récitals au Théâtre des Champs Elysées ou à la Salle Gaveau, ainsi que ses enregistrements (Philips, Forlane) sont couronnés de succès et font dire au regretté critique du Figaro Pierre Petit: “Stéphane Blet, c'est beaucoup plus que du piano, c'est la musique elle-même.”
Stéphane Blet prend la décision, fin 1992, de mettre un peu en sourdine sa carrière de concertiste pour se consacrer pleinement à sa passion de toujours: la composition. Les éditeurs sont immédiatement intéressés par ses œuvres qui connaissent un succès certain et sont imposées régulièrement dans les grands concours internationaux. Dès lors, le compositeur fait la couverture de plusieurs magazines français et étrangers.
En 1993, Stéphane Blet crée l'événement en transcrivant intégralement pour piano la monumentale Faust Symphonie de Liszt. La même année, il reçoit le “Double dièse d'or” pour sa première sonate. Depuis, plus d'une centaine de partitions ont été écrites, dont la plupart ont pris place dans le répertoire. Stéphane Blet est président du jury dans de nombreux concours internationaux de piano, chargé de mission et jury de l'Académie Nationale du Disque lyrique et directeur de collections dans plusieurs maisons d'éditions.
Passionné par la musique populaire turque, il est décoré, en 1996, par le gouvernement de ce pays pour le travail unique en faveur de ce patrimoine musical. La médaille d'Argent de la Société d'encouragement au Progrès lui est remise en 1999 par Yves Coppens de l'Institut de France. Trois ans plus tard, il reçoit la Médaille d'or.

Muller


Jean Muller

Jean Muller est né en 1979. Dès l'âge de 6 ans il entre au Conservatoire municipal de la ville de Luxembourg dans la classe de piano de Marie-José Hengescn. Un an plus tard il apparaît pour la première fois en public avec la création d'une œuvre d'Alexander Muhlenbach. Agé de 15 ans il obtient une bourse pour étudier un semestre à l'académie de musique de Riga dans la classe du professeur Teofils Bikis. En 1995 il entre au Conservatoire Royal de musique de Bruxelles dans la classe d'Evgeny Moguilevsky. De 1999 à 2003 il étudie chez Gerhard Oppitzet Margarita H6henriederà Munich et chez Eugen Indjic à Paris. Depuis octobre 2003 il est étudiant dans la Meisterklasse du professeur Michael Scnëter à la Hochschule für Musik und Theater München.
Jean Muller a participé à de nombreuses master classes avec des pianistes de renommée internationale tels Anne Queffélec, Karl-Heinz Kammerling, Rudolf Kehrer, Emile Naoumoff, Fou Ts'ong et Arie Vardi.
Jean Muller a obtenu de nombreuses récompenses : en 1994, le 1er prix au concours “Jeunes Pianistes” à Sarrebourg ; en 1995, le 1er prix au concours international pour jeunes pianistes à Riga, Lettonie et la médaille d'or du concours national pour jeunes solistes à Luxembourg. En 1996, le Prix Norbert Steimes des Jeunesses Musicales Luxembourg ; en 1998, le Prix de la critique lors du festival-virtuost 2000 à Saint-Pétersbourg, et le 1er prix du concours à Bratislava, Slovaquie. En 1999 il est lauréat de la TUI (Tribune Internationale des jeunes Interprètes) à Bratislava en 2004, il reçoit le 2ème prix au concours international de l'Eurorégion à Lille, le 1er prix au concours international de piano d'Arcachon, le 1er prix au concours international Jean Françaix à Vanves, le 1er Prix au Concours International des rencontres musicales à Noyers et le 1er prix à l'unanimité du jury et prix de l'association Poulenc lors du concours “Poulenc” à Tulle, Brive et Limoges. En 2005, finalement il obtient le 1er prix au concours de Vulaines-sur-Seine. Jean Muller s'est produit avec de prestigieux orchestres tels que le Münchner Bach Kottegium, les Münchner Symoboniker, l'Orchestre de chambre de l'état letton, l'Orchestre Symphonique de la radio Slovaque (RSO), l'Orchestre Philharmonique Du Luxembourg (OPL), les Solistes Européens Luxembourg (SEL), le Stadtisches Orchester Trier. Il a joué sous la baguette de chefs aussi renommés que Frédéric Chaslin, lstvén Dénes, Jack-Martin Hëndter, Zubin Metha, Robert Stankovsky ou encore Bramwell Tovey. Il donne de nombreux récitals en Europe et en Asie.
En 2004 Jean Muller enregistre un disque Liszt, Chopin, Françaix, Civitareale qui est récompensé par un coup de cœur dans Piano Le Magazine ainsi que par un Supersonic dans Pizzicato. Notons la sortie d’un SACD entièrement consacré à Chopin chez le label hollandais Turtle Records.

 

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en écoute : Renaissance, Sonate n° 5

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