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Rachmaninoff Concerto pour piano n° 1 Op. 1
Versions deux pianos
version originale (1890) et version 1917

Enguerrand-Friedrich Lühl, piano 1 Mahery Andrianaivoravelona, piano 2 (orch.)

POL 102 105

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Rachmaninoff
Concerto n°1 pour deux pianos

Version originale
(réduction pour deux pianos par l'auteur)
Vivace
Andante Cantabile
Allegro Vivace

Version 1917
Vivace
Andante Cantabile
Allegro Vivace

   
         
   

 

Saviez-vous que Rachmaninov a en réalité écrit sept concertos au lieu de seulement quatre ?! En effet, en tenant compte des nombreuses réécritures de ses œuvres, entre les trois versions du quatrième et les deux versions du premier concerto pour piano (les concertos n°2 et n°3 n’ont pas été retouchés de manière à recomposer entièrement un nouveau tissu musical), si nous ajoutons toutes ces versions très différentes les unes des autres, nous obtenons sept concertos.
Cet enregistrement présente un mélange unique des deux versions du premier concerto de Rachmaninov. L’œuvre ayant été originalement composée en 1890, comptant ainsi comme une pièce de jeunesse, l’auteur qui n’en était pas satisfait décida de la réviser entièrement en 1917. Rachmaninov écrivait vite. Il lui fallait moins d’un mois pour esquisser des pièces orchestrales d’envergure, même s’il semble avoir pris plus son temps en ce qui concerne ce concerto. Le premier mouvement – dont il existe une esquisse datée du 8 juin 1890 – fut écrit pendant les deux dernières semaines de mai 1890.
La première représentation fut assurée en mars 1892 avec Rachmaninov au piano et l’orchestre du conservatoire dirigé par Vladimir Safonov. "Rachmaninov joua le premier mouvement de son premier concerto. Je jouai alors dans l’orchestre d’étudiants et ressentis une réelle fierté enfantine voyant mon camarade entrer sur scène comme interprète de sa propre composition. L’aspect mélodique de l’œuvre ne m’étonnait guère, mais je fus impressionné par la fraîcheur de ses harmonies, la liberté d’expression et l’étonnante maîtrise précoce de son orchestration".
Ensuite le travail de Rachmaninov dut s’interrompre avec la reprise de ses études au conservatoire de Moscou et il dut mettre l’œuvre en jachère pendant une longue période avant de pouvoir se remettre au travail. Il écrivit le 26 mars 1891 : "Deux mouvements sont déjà prêts ; je terminerai probablement le concerto entier d’ici la fin du printemps et l’orchestrerai pendant l’été". Quelques semaines plus tard il écrivit : "Le 6 juillet j’ai complètement terminé mon concerto pour piano. J’aurais pu le faire bien plus tôt, mais après le premier mouvement j’ai flémmardé pendant assez longtemps et ai seulement commencé à écrire les mouvements suivants le 3 juillet. "
Gutheil édita l’œuvre complète en 1892, mais bientôt Rachmaninov, évoluant rapidement dans son esthétique de compositeur, jugea cette œuvre immature et interdit la location du matériel d’orchestre. En 1908, il comptait revoir sa pièce de jeunesse, mais ce n’est qu' en automne 1917 qu’il put finalement s’y consacrer pleinement. Il composa un nouveau concerto basé sur le matériel d’origine, dont seulement 12 mesures du premier mouvement ont été maintenues, 8 du second (y compris l’introduction orchestrale) et 1 seule mesure du final.
Le véritable défi de Lühl pour cet enregistrement était que deux versions de la même pièce, jouées par le même pianiste, devaient autant varier en interprétation qu’en esthétique de composition et recouvrir les nombreux niveaux de conception artistique dans lesquels fut écrite la pièce.
Lühl choisit de travailler son interprétation en fonction de son style pianistique propre, en suivant son analyse de l’œuvre comme compositeur, chef d’orchestre et chercheur sur l’œuvre de Rachmaninov (en particulier concernant les œuvres inédites ou rarement jouées).
Lühl possède l’enregistrement unique du premier concerto de Rachmaninov enregistré par l’auteur (deuxième version) datant de 1939 (4 décembre) et 1940 (24 février) avec le Philadelphia Orchestra sous la baguette de Léopold Stokowski. L’aspect historique de cette captation et la technique de jeu à la fois vertigineuse, élégante et fluide de son auteur au piano, en font un un témoignage authentique des intentions du compositeur. Néanmoins, de nombreux musiciens ne semblent pas vouloir enrichir leur propre conception d’interprétation par ces archives rares et précieuses ; l’authenticité du document disparaît malheureusement sous l'excès d’égocentrisme artistique de l’interprète, qui ne souhaite pas chercher plus loin ni tenter de respecter plus fidèlement les intentions de l’auteur, qui par chance, a eu la possibilité de nous livrer ce témoignage. Ce manque de respect est récurrent et personne n’éprouve plus le désir de retourner dans le temps pour remonter à la source, jugeant cette démarche trop "vieux jeu". Lühl ne pense pas ainsi car il est principalement compositeur, ainsi que chef d’orchestre ; sa quête vers la Vérité ne l’arrête pas à des modes éphémères ; elle demande beaucoup de temps, de recul et de digestion des acquis d’une œuvre sur tous ses plans, comme s’il avait écrit la pièce lui-même. C’est pour cela qu’il souhaitait que cet enregistrement reflète audacieusement exactement le contraire de ce qui se fait traditionnellement : donner, d’une part, une interprétation personnelle de la première version, dont il n’existe aucun enregistrement par l’auteur, et d’autre part, une "nouvelle" interprétation de la version par l’auteur, comme si Rachmaninov lui-même avait joué la partie de piano. Il fallait pour cela analyser le style pianistique de Rachmaninov,son rubato et ses intentions musicales par rapport à la partition pendant plusieurs semaines précédant l’enregistrement, de manière à être habité par l’enregistrement historique, et à pouvoir jouer en reproduisant les tempi et nuances originales des années quarante avec un son actuel (et joué à deux pianos), comme si Rachmaninov avait personnellement enregistré pour Polymnie ! Certains verront bien sûr dans cette démarche une audace frisant l’insolence d’oser se mesurer et copier volontairement le maître. Lühl à ce propos : "Des professeurs de renom m’ont littéralement interdit de m’inspirer d’anciens enregistrements pendant ma formation, sous prétexte que cela ne se faisait pas/plus et qu’aujourd’hui, on ne jouait plus comme ça. Pardon, messieurs : qu’est-ce qu’aujourd’hui par rapport à hier et à l’Art en général avec un grand A?! Si nous sommes réduits pour des raisons de mode à renier nos sources et à refuser de retourner sur les traces de ceux qui, par leur soin et travail, nous ont tracé le chemin que nous avons la chance d’emprunter pour à notre tour faire perdurer cet héritage, où allons-nous ?"
"Renier son passé équivaut empiriquement à renier l’histoire de l’homme, quel qu’en soit le chapitre. C’est quelque chose que je refuse d’accepter, car je considère l’histoire comme fondation pour la construction d’un futur lumineux. Cette démarche n’est pas juste un simple plagiat, c’est bien plus que cela : rentrer dans la personnalité de quelqu’un qu’on apprécie, qu’on admire, qu’on aime, pour, grâce aux moyens technologiques actuels, permettre au contraire d’enrichir avec ses capacités techniques d’interprète un témoignage authentique et d’apporter une pierre nouvelle à l’édifice en faisant justement fi de "ce qui se fait", mais par respect de l’art et de sa variété. Je n’ai, en tant que pianiste, jamais autant appris sur le style musical de Rachmaninov qu’avec ce travail riche et passionnant. "

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Did you know that Rachmaninoff, instead of four concertos, originally wrote seven of them? Indeed, every time he was not satisfied with a piece, which occurred a great number of times, he rewrote the work entirely, leaving only the mainframe untouched. Therefore, we can say that, adding this lost and found version plus the two previous versions of the Fourth Piano Concerto, he in fact left seven masterpieces instead of only four.
This compact disc features a unique mix of the two versions of Rachmaninoff’s First Piano Concerto. Because the work was originally composed in 1890 and counts as a youth piece, the author was not satisfied with it and revised the piece completely in 1917. Rachmaninoff was a fast writer. It took him less than a month to sketch larger orchestral pieces, although he took his time to write his first piano concerto. The first movement – of which a sketch is dated June 8, 1890 – was composed during the two last weeks of May 1890.

The premiere of the first movement was performed in March 1892 with the Conservatory orchestra conducted by Vladimir Safonoff. “Rachmaninoff performed the first movement of his First Piano Concerto. I played in the student orchestra, and felt real boyish pride that my comrade was appearing as a pianist with his own composition. The melodic part of the concerto did not astonish me, but I was impressed by the freshness of its harmonies, the free writing and the easy mastery of its orchestration.” Then Rachmaninoff’s work was interrupted by his resuming his studies at the Moscow Conservatory and he took an extended break before he could carry on with the composition. On March 26, 1891, he wrote: “Two movements are already written; I’ll probably finish the whole concerto by late spring, and orchestrate it during summer.” A few weeks later he reported: “On July 6th I fully completed composing and scoring my piano concerto. I could have finished it much sooner, but after the first movement I idled for a long while and began to write the following movements only on July 3rd. ”
Gutheil published the work in 1892, but soon Rachmaninoff, quickly maturing his composition style, recognized that the work was far from being a masterpiece and he forbade the further distribution of the orchestral material. In 1908 he intended to look over his early work, but it was not until autumn of the year 1917 that he could lay hands on it. Rachmaninoff wrote a complete new concerto on the old musical material and only 12 bars in the first movement, 8 in the second (including the orchestral introduction) and 1 in the Finale have been left as they were originally written.
The real performing challenge Lühl set for this exceptional recording was that two versions of the same piece, played by the same pianist, had to vary in their interpretation style as much as the stylistic differences between the two versions and cover numerous levels of musical understanding: the time lapse between the two versions as well as the different artistic conception in which the pieces were written.
Subsequently, Lühl chose to play two parts as a pianist. For the first version of the concerto he decided to study its interpretation according to his own pianistic style, following his view as a composer, conductor and researcher on Rachmaninoff’s oeuvre and especially miscellaneous works.

For the second version, the one which has been recorded countless times by various pianists all over the world, there was no rush for adding another version of his own, yet he would already provide a personal pianistic version of “Rachmaninoff’s First” in the original version. Lühl is in possession of Rachmaninoff’s unique recording of his First Piano concerto (second version), which was recorded on December 4, 1939 and February 24, 1940 with the Philadelphia Orchestra conducted by Leopold Stokowski. Despite the historical aspect of this recording and Rachmaninoff’s elegant, personal and fluid performing technique, Lühl has always thought of an old testimony as an example of how a composer genuinely thought of his work, conceived it and (if his performing technique was sufficient) wished to have it played. Nevertheless, many musicians do not seem to take enough notice of this kind of capital archival relic and the seriousness of its authentic documenting message sadly disappears by being covered in overly personal (and sometimes almost egocentric) approaches of a work by a performer who lacks curiosity and cultural wit to dig a little further. This lack of respect is very frequent and no one wishes to go back in time to see what the source really looked like.
Lühl does and cannot think like a pure performer as he also conducts and, most importantly, composes: his need to seek truth in a piece also involves time for research and digestion of the music in its entirety on all its levels, as though he had written it himself. This is why he wanted this specific recording program to reflect exactly the opposite of what is commonly done: provide on the one hand a personal interpretation of the first version, of which no recording could have been made, and on the other hand a “new” version of Rachmaninoff’s second version, as if Rachmaninoff himself had played the piano part. The trick consisted in analyzing Rachmaninoff’s rubato and interpretation technique many weeks prior to the recording session and listening to the original recording by the author during the recording itself, in order to be able to reproduce the exact tempi and nuances like on the original recording from the 40s as if Rachmaninoff had been recording his piece for Polymnie in 2012! Thus the two pianistic versions would eventually enhance the composition contrast between the two composition versions of the same work. And finally, there would be a “clean” recording available of Rachmaninoff’s heritage as a pianist of his own works.

 

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Le catalogue de compositeur de Lühl est considérable: un opéra, huit symphonies, un requiem, trois concertos pour piano, diverses pièces pour soliste et orchestre, de la musique de chambre, environ 140 pièces pour piano seul, des orchestrations et transcriptions...
Après avoir terminé ses études de piano à la Schola Cantorum, il entre à 15 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. 3 ans après, il obtient un Premier Prix de piano à l’unanimité. Parallèlement à son cursus de piano, il suit des cours d’analyse musicale, de jazz, de musique de chambre, de direction d’orchestre, d’harmonie et de contrepoint. Après ses études, il entre dans le monde du Concours International. Dès 1998, il devient lauréat de plusieurs concours, dont notamment Rome, Pontoise et du Tournoi International de musique. Concertiste international, il a longtemps travaillé pour l’intégrale des œuvres du compositeur russe Alexandre Scriabine en parcourant les scènes d’Europe avec les préludes, les études, les poèmes et le concerto pour piano. Depuis sa collaboration avec les éditions phonographiques POLYMNIE pour l’enregistrement intégral de ses propres œuvres (55 CDs !), il entreprend l’intégrale Rachmaninov, notamment avec des œuvres de jeunesse inédites, des premières éditions et des transcriptions d’œuvres orchestrales pour deux pianos. Depuis 2005, il travaille également pour le compositeur hollywoodien John Williams, pour lequel il transcrit les partitions de ses plus grands thèmes de musique de films pour piano seul et deux pianos. Le premier volume de Star Wars à deux pianos, enregistré en 2012, est paru aux éditions Polymnie.


Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy was born in Paris in 1975. After his studies he has taken part in 14 international competitions and plays at prestigious venues throughout Europe and obtained prizes at the Pontoise/France and Rome competitions. For many years he has been working on Alexander Scriabin’s complete piano music. He has already given concerts featuring the preludes, poems, studies and the piano concerto. Recently, he specialised his performing interest around rare works by Rachmaninoff, planning a huge series of recordings with miscellaneous pieces. His biggest success was the performance of Rachmaninoff’s 2nd piano concerto at the Grand Rex/Paris in 2008. In 2006, he met Hollywood composer John Williams (author of all the soundtracks from the Steven Spielberg movies) and adapted Williams’ original orchestral scores for piano solo and two pianos, combining virtuosity and authenticity with great skill. A first CD of a series for two pianos has beenreleased in 2012 with the greatest Star Wars themes. His classical recordings are available at the music label POLYMNIE. He plans to record his entire work (about 55 CDs), as well as a great number of new releases of works by Rachmaninoff and other composers.


Mahery Andrianaivoravelona s'est produit pour la première fois comme pianiste avec orchestre à l'âge de 13 ans en interprétant le 9ème Concerto K271 "Jeune homme" de Mozart. En 1991, il entre au CNSM de Paris dans la classe de piano de Michel Béroff et suit parallèlement des cours de musique de chambre. Il obtient quatre ans plus tard le Diplôme de Formation Supérieure du CNSM de Paris, ainsi que diverses récompenses en histoire du jazz, en acoustique, en déchiffrage et en
analyse. Suite à cela, il remporte divers Premiers Prix de Concours Nationaux et Internationaux tels que ceux du Royaume de la Musique, du Concours Claude Kahn ou encore du Concours de Saint-Nom La Bretèche et est depuis invité à se produire en récital en France, en Allemagne (Hattersheim/Düsseldorf), en Italie (Rome), en Tunisie (Hammamet) à La Réunion, et dernièrement à Madagascar, à l'occasion de divers événements tels que festivals, congrès médicaux ou pour des œuvres caritatives (concerts au profit des victimes du cyclone « Geralda » à Antananarivo, éditions 2002 et 2003 du Téléthon avec le COUPS : Chœur et Orchestre de l'Université Paris-Sorbonne et à l'église St-Merry).Parallèlement à son activité de concertiste, il mène régulièrement une action pédagogique active à Madagascar au travers d'ateliers, de Master Classes, de concerts et de jury de concours.


Mahery Andrianaivoravelona first performed as a pianist with orchestra at the age of thirteen when he played Mozart’s 9th concerto K271. In 1991 he began his studies at CNSM of Paris with M. Béroff and at the same time followed courses in chamber music. Four years later he received his diploma from the CNSMDP as well as many awards in history of jazz, acoustics and musical theory. After that he won various first prizes nationally and internationally such as the Royaume de la musique, the Claude Kahn competition and the international Saint-Nom-la-Bretèche competition. He has also played internationally in France, Germany and Italy, Tunisia, La Réunion and lately in Madagascar for festivals and special events. Since 2004 he performs in duo with the pianist and composer Enguerrand-Friedrich Lühl. They are preparing a series of concerts for Musique et Toile. In parallel to his activity as a concert pianist he organises special music workshops for master classes, concerts and juries in Madagascar.

 

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