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Lühl
Quatuors 3/5/6/7

Quatuor Isé Quatuor Adélys

POL 401 103

11
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Lühl
Quatuor N° 3 LWV 100 "Renovatio"
Agitato-allegro vivace

Quatuor N° 5 LWV 123
Agitato-schnelle Halbe
Äusserst langsam-innig und empfunden

Quatuor N° 7 LWV 132
Lento-wie ein Trauermarsch
Allegro agitato
Allegro appassionato

Quatuor N° 6 LWV 124 "Madame Elisabeth"
Allegro con brio
Thema u. Variationen (frei nach Marie-Antoinette/'Ariette' in G Dur)
Scherzo : allegro vivace
Adagio

Intermezzo LWV 227

Csàrdàs LWV 216

   
         
   

 

L’année 2006 fut pour Lühl une année de grands travaux d’arrangements musicaux. Ce travail, bien qu’indispensable pour son organisation personnelle artistique, le lassait grandement car un arrangement n’est qu’une déviation d’un original et non quelque chose de proprement créatif; de plus, depuis sa sixième symphonie LWV 93 (LWV= Lühl-Werkverzeichnis, catalogue d’œuvres du compositeur), entreprise en janvier 2005 et toujours pas terminée faute de temps, il n’avait rien écrit de plus consistant. Ainsi, il arrangea son Requiem in memoriam Vauban LWV 61 à la mémoire du grand Maréchal de France, originalement écrit pour chœur mixte, soprano et orchestre symphonique, en réduisant le lourd effectif orchestral à l’orgue. Puis ce fut le tour d’une série d’hommages à Claude Debussy et Alexandre Scriabine avec de petites œuvres pour piano seul. Son deuxième quatuor à cordes LWV 85 remontait à la période entre mars et octobre 2005. Pour chaque quatuor à cordes, Lühl fait une adaptation pour orchestre à cordes, permettant ainsi de multiplier les possibilités d’exécution de l’œuvre originale pour une formation plus étoffée. Celle du deuxième quatuor attendait patiemment dans le tiroir, lorsqu' il décida de rompre avec sa "corvée" d’arrangements et d’entreprendre une nouvelle œuvre originale. Avec le premier quatuor LWV 80 (octobre 2003-janvier 2004), écrit d’après des lettres du maréchal de Vauban, personnage universel qui fascine le compositeur depuis des années, il ouvrit une nouvelle page dans sa carrière de compositeur.

C’est avec cette arrière-pensée qu’il travailla en Allemagne au Quatuor n°3 LWV 100 en fa # mineur surnommé Renovatio (tonalité portant 3 dièses, avait-il pensé à cette analogie amusante en composant ?!) durant l’été 2006. Quinze jours plus tard, l’œuvre fut achevée. Stylistiquement, l’ouvre est écrite en un seul mouvement, contrairement aux deux autres œuvres, mais d’une grande densité contrapuntique. L’auteur semble avoir condensé en une seule pièce tous les éléments structurels les plus complexes que l’on peut retrouver dans un quatuor traditionnel en quatre mouvements : forme sonate, fugato supplémentaire à la place du pont entre les deux thèmes principaux à la réexposition, ambiances variées allant du scherzando aux formules cadentielles et au presto décisif, le tout écrit dans un rythme effréné, entrecoupé de courtes pauses finement dosées, servant uniquement de tremplin pour rebondir sur une nouvelle progression dynamique, rompant avec le mouvement allant entendu précédemment.
En rédigeant son troisième quatuor, Lühl avait un autre projet en tête, réunissant trois quatuors aux chiffres symboliques significatifs (3 – 5 – 7) et progressant successivement dans l’ordre du nombre de mouvements pour chaque quatuor : ainsi, le troisième comportant un mouvement, Lühl en ajouta un deuxième pour le cinquième et enfin trois pour le septième. Il appelait officieusement ce projet « Säulen der Zeit » ("Les piliers du Temps") car cette œuvre devait durer une heure sans interruption musicale.

Le Quatuor n°5 LWV 123 (composé du 1er au 6 mars 2008) commence avec cinq dièses (comme le n°3 en comportait trois) avec une reprise du début du troisième quatuor. La thématique musicale de l’œuvre entière tourne autour d’un motif de cinq notes traité sous toutes les formes. Le premier mouvement se distingue dans sa forme originale par cinq voyages musicaux, qui perdent un à un un dièse à la clef et doublent leur nombre de mesures à chaque fois. Le deuxième mouvement est un recueillement élégiaque, toujours encadré par les cinq notes principales (dont le chromatisme retourné rappelle symboliquement la croix du Christ). Des citations du troisième quatuor se font entendre à la toute fin de l'œuvre, qui s’achève sur un point d’interrogation, laissant place au quatuor suivant.

Le Quatuor n° 7 LWV 132 (les deux derniers chiffres sont symboliquement inversés), composé du 13 juin au 18 juillet 2009, marque non seulement l’aboutissement de l’œuvre composite, mais aussi celui de l’ensemble du cycle des sept quatuors à cordes de Lühl. Toutes les thématiquescitées dans les deux précédents quatuors sont reprises dès le premier mouvement. Celui-ci débute par une marche funèbre et, malgré la complexité cyclique de l’écriture, l’auteur a inséré ses motifs dans un moule plus traditionnel selon les mouvements, ici l’allegro de sonate. Grand amateur de l’art fugué, il met sa connaissance technique à l’épreuve. C’est ainsi que les fugues se croisent, se renversent, se superposent même à l’aide du riche matériau thématique. De plus en plus fougueux jusqu’au couronnement final, la difficulté instrumentale pour chaque partie, quoique loin d’être ingrate pour l’exécution, correspond plus à celle d’un concerto de soliste que d’un quatuor à cordes. Le troisième et dernier mouvement de l’œuvre, outre le savant mélange des éléments thématiques cités auparavant dans les deux quatuors, tourne cette fois autour d’un thème à sept notes, s’articulant en quatre phrases distinctes à l’alto. L’auteur affirme, après avoir orchestré ses trois quatuors de suite quelque temps après pour en faire sa septième symphonie en un mouvement LWV 143 : « Je ne pense pas pouvoir créer quelque chose de plus abouti. »

QUATUOR n° 6 LWV 124 "Madame Elisabeth"
Avec le premier quatuor à cordes, Lühl entama une série de sept quatuors se réunissant musicalement dans un grand ensemble thématique. Le sixième, datant de juillet à novembre 2008, illustre la vie de "Madame Elisabeth". Elisabeth Marie Hélène de France, dite Madame Elisabeth, née à Versailles le 3 mai 1764, était la sœur des rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. Sous la Terreur, elle dut comparaître devant le Tribunal révolutionnaire et fut condamnée à mort.
Elle se passionna pour l’art, en particulier le dessin pour lequel elle montra de réelles dispositions. Le musée de Versailles conserve quelques-unes de ses œuvres. Malgré les apparences, c’était une femme de caractère, mature et réfléchie, qui tenait parfois tête à son frère ou à sa belle- sœur Marie-Antoinette. Leurs affrontements portaient sur des choix de stratégie politique. Ce sont ces aspects du caractère de la sœur du Roy que Lühl utilisa pour composer son quatuor, dépeignant sa vie en quatre mouvements.
Le deuxième mouvement mérite une attention particulière : sur le manuscrit, Lühl rédige les lignes : Frei nach Marie-Antoinette [1755-1793] – Arietta in G Dur (librement d’après Marie-Antoinette, Ariette en sol Majeur). L’épouse autrichienne du Roy était, comme toute femme de cour recevant une éducation étendue dans les arts de la culture, également compositrice et a laissé quelques pièces pour chant et piano. Lühl reprit une de ses mélodies et en fit sept variations, ne voulant volontairement pas dépasser le nombre de quatuors à composer pour son cycle. C’est la seule pièce avec cette structure dans son cycle.
Bien que débuté en juillet 2008 et terminé en novembre de la même année, le dernier mouvement est issu d’un autre projet antérieur. Parallèlement à la composition de son quatuor, il orchestre le dernier mouvement et l’intitule Anna Karénine, poème symphonique d’après le roman de Tolstoï. Plongé avec passion dans les lectures de l’auteur russe, il décrit la vie de l’héroïne dans la même pièce et la découpe chronologiquement en quatre parties :
- Du journal d’Anna (Aus Annas Tagebuch) : premier thème - Aventures avec le comte Vronsky (Erlebnisse mit Graf Wronskiy) : deuxième thème - L’âme souffrante d’Anna (Annas seelischer Leidensweg : développement) - La délivrance d’Anna (Annas Erlösung) : Coda.
Peu après l’achèvement de ce quatuor, Lühl adapta la pièce pour orchestre à cordes et l’enregistra sous sa direction (disponible chez Polymnie sous la référence POL 620 478).

Intermezzo LWV 227
L’œuvre la plus récente de Lühl pour quatuor à cordes est une petite pièce fort contrapuntique tirée de son prélude LWV 81 n°1. " Manquant de temps, car l’enregistrement du Csàrdàs pour compléter ce disque était imminent, j’ai décidé de ne pas écrire de conducteur et en revanche de procéder différemment pour faire gagner du temps de travail aux musiciennes. Je voulais savoir comment on se sentait en composant comme Mozart, c’est-à-dire en rédigeant directement les parties séparées sans passer par l’inévitable conducteur. Résultat : un travail très lucide, une copie sans fautes, mais un peu déboussolé par le manque de support de synthèse ! Une expérience amusante et fort intéressante, désacralisant la méthode de travail ‘intouchable’ de ce génie démesuré."

Csàrdàs LWV 216
Suite au Csardas LWV 200, composé à l’occasion du disque pour ses œuvres pour piano et violon, Anne-Lise Durantel, la violoniste, demanda au compositeur d’adapter cette pièce virtuose pour quatuor à cordes. Lühl n’hésita que peu de temps et c’est ainsi que naquit cet arrangement, dont le fourmillement rappelle incontestablement les ensembles tziganes sur l’Ile Sainte-Marguerite à Budapest !
Lühl-Dolgorukiy travaille en collaboration avec les éditions phonographiques Polymnie pour l’intégrale de l’enregistrement de ses œuvres. Sont déjà disponibles les Quatuors à cordes n° 1,2 et 4 (POL 480 243 et POL 480 364), le Requiem Vauban (POL 790 344), sa cinquième Symphonie sous sa direction (POL 990 361) et deux CD Rachmaninoff (POL 150 657 et POL 150 865), dont le deuxième Concerto pour piano op. 18 et la Rhapsodie sur un thème de Paganini dans une réduction pour deux pianos de l’auteur. D’autres albums sont en préparation.

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STRING QUARTETS n° 3, 5 & 7
2006 was for Lühl a year in which he wrote some extensive musical arrangements. This work, although indispensable for his personal artistic development, he found tedious, because an arrangement is just a deviation from the original and not per se creative. Moreover, since his Sixth Symphony LWV 93 (LWV Lühl-Werkverzeichnis, the composer’s catalogue), undertaken in January 2005 and still unfinished because of time limits, he has not written anything more consistent.
And so he arranged his own Requiem in memory of Vauban LWV 61, in memory of the great French Marshall. It was originally written for mixed choir, soprano and symphony orchestra and adapting the heavy orchestration for the organ. Then followed a series of tributes to Claude Debussy and Alexander Scriabin together with small works for piano. His second string quartet LWV 85 was written between March and October 2005 during which Lühl often complained about the excessive distractions of the Parisian metropolis which often diverted him from completely concentrating on his work.

Even if the second quartet was interrupted several times, Lühl adapted it for a string orchestra and in doing so he allowed for multiple possibilities in the execution of the original work for a larger ensemble. The second quartet languished patiently in a drawer while he was deciding to finish his obligatory arrangements, before starting a new original work. With the first quartet LWV 80 (October 2003- January 2004), inspired by Vauban’s personal letters, a genius who fascinated the composer since childhood he thus opened a new chapter in his career.
With the second quartet at the back of his mind he worked diligently while in Germany on a third Quartet LWV 100 (in only one movement subtitled “Renovatio”) in f sharp minor during summer of 2006. Two weeks later the work was finished.
Stylistically, the work was written in a single movement contrary to the two other works, but possessing counterpoint density. The composer seems to have condensed into a single work all the most complex structural elements that one can find in a traditional quartet of four movements: a sonata, an extra fugue in place of the bridge between the two main themes with varied atmospheres, going from a scherzando with rhythmic formulas to a very strong presto. All of it is written in a frantic rhythm inter-cut by short, well dosed pauses which serve as a departure to continue on a new dynamic progression and not a radical change of ambiance.
While writing his third string quartet Lühl had another project in mind: a musical adventure of colossal complexity, unifying three quartets with the symbolic numbers 3, 5 and 7. Each quartet should have one movement more than its previous one; as the third quartet only had one single movement, the fifth quartet had two and the seventh three movements. He called this project unofficially “columns of Time”, since this work should last a full hour without interruption.

The Fifth Quartet LWV 123 (composed between March 1st and 6th of 2008) starts with five sharps (as the third had three) and with the same beginning. The whole thematic material of this quartet is gathered around a key-motif of five notes which are never left aside and constantly modified throughout the entire piece. The first movement’s original structure is based on five different “musical journeys”, each one losing a sharp sign and being twice as long as the previous one. The second movement is written in form of a slow musical meditation, still containing the five-note motif (of which its inverted chromatism reminds one symbolically of the Christ’s Cross). Quotations of the third quartet can be heard as a reminder at the very end of the piece. The quartet does not end conventionally, leaving space and suspense for the following quartet (n°7) to enter the stage and disclose the whole mystery.

The Quartet n°7 LWV 132 (note that the two last digits are symbolically reversed compared to the opus number of string quartet n°5), composed between June 13th and July 18th 2009, not only gives the needed apotheosis to this “patchwork” masterpiece, but it also concludes a whole cycle of 7 string quartets. Therefore all the themes and motifs of the previous quartets (especially n°3 and n°5) are used again. The first movement introduces the work with a funeral march, which, despite its cyclic structure, is built like a sonata. The author has inserted his symbolic motifs in a more conventional form, in order to maintain a general thread of the musical discourse. He often used his entire technical composing knowledge and combined different sets of fugues with each other, making the piece even more complex.
Becoming more and more impetuous until the very end, the work’s performing difficulty rises up to the level of a concerto rather than that of a standard string quartet. The whole movement, comparing it to the fifth quartet in its musical symbolism, rotates around a theme with seven notes, exposed four times since the very beginning of the third movement (and played by the viola).
The author could with good reason claim from this work, after he had orchestrated it and included it as its Seventh Symphony LWV 143 in one single movement: “I don’t think I could go any further than this as far as the musical structure is concerned!”

STRING QUARTET n °6 LWV 124 “Madame Elisabeth”
Lühl’s sixth string quartet dating from July to November 2008, illustrates the life of Madame Elisabeth. Elisabeth Philippine Marie Hélène de France, called Madame Elisabeth, born in Versailles in May 1764, was the sister of the French king Louis XVI. Under the French Reign of Terror, the Revolutionary Tribunal condemned her to death. Orphaned at three years of age, Elisabeth received an excellent education, more in depth than that of her future sister-in-law Marie-Antoinette who was nine years her senior. She was passionate about art, especially drawing. The Château de Versailles museum still has some of her works. Despite appearances she was a woman of strong character, mature and thoughtful, who stood up to her brother and her sister-in-law. Their confrontations were about the choice of political strategy. These are the aspects of the King’s sister’s character that Lühl used to compose his quartet, painting her life in four movements. The second movement deserves particular attention. On the manuscript, Lühl writes the following in German: “Freely adapted after Marie- Antoinette [1755-1793] – Arietta in G Major.” The Austrian spouse, like every woman at the court, received an extended education in arts and culture, as a composer she left some pieces for voice and piano. Lühl took one of her melodies and created seven variations, to coincide with his cycle of seven quartets. It is the only piece with this structure in his string quartet cycle.
Although begun in July 2008 and finished in November of the same year the last movement is the result of a previous project. Parallel to composing his quartet he orchestrated the last movement from January 17th to 22nd an entitled it Anna Karenina – a symphonic poem after Tolstoy’s novel. Passionate about Russian authors and literature he described the life of the heroine in the same book and put it into four chronological parts:
- Anna’s diary: first theme - Adventures with Count Vronsky: second theme - Anna’s suffering: musical development - Anna’s deliverance: Coda.
Shortly after the completion of the quartet he wrote an arrangement for string orchestra (available at POL 620 478 with the composer conducting the Helsinki Baroque Orchestra).

Intermezzo LWV 227
The latest work by Lühl for string quartet is a tiny little adaptation of his prelude for piano LWV 81 #3 and was composed in May 2013.
Csàrdàs LWV 216
Following the Csàrdàs LWV 200, originally written for violin and piano, Anne-Lise Durantel, the violinist, asked Lühl whether he could provide an arrangement for string quartet for this virtuoso piece as an encore for her ensemble. Shortly afterwards, Lühl started working on this idea and it does not sound surprising that, since he came in contact with Gypsy folk music when he was very young, this arrangement strongly reminds one of the both lyrical (for the slow part) and frantic (for the fast part) magic with which the Hungarian street players improvise.
Lühl's recordings are available at the music label Polymnie, for which he already recorded several works of his own, conducting an orchestra for his Fifth Symphony (POL 990 361), or playing the piano, and more recently a CD of piano pieces by S. Rachmaninoff and the Rhapsody on a theme by Paganini and the Second piano concerto op. 18 (POL 150 865). Lühl is planning to record his entire work (about 50 CDs).

 

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