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Cinq Fantaisies
Mozart, Beethoven, Schumann, Chopin, Scriabine
Georges Bériachvili, piano

POL 152 499

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Mozart (1756-1791)
Fantaisie en ré mineur K. 397

Beethoven (1770-1827)
Fantaisie en sol mineur / si Majeur op. 77

Schumann (1810-1856)
Fantaisie en do Majeur op. 17
Durchaus phantastisch und leidenschaftlich vorzutragen
Massig. Durchaus energisch
Langsam getragen Durchweg leise zu halten

Chopin (1810-1849)
Fantaisie en fa mineur op. 49

Scriabine (1872-1915)
Fantaisie en si mineur op. 28

   
         
   

 

Ce disque présente une version, enregistrée en studio, du récital que j’ai donné à plusieurs reprises en 2012 et qui depuis, est entré dans mon répertoire permanent. Il réunit cinq chefs-d’œuvre de la "grande époque" du piano allant du classicisme viennois jusqu’à la fin de la période romantique. Très différentes, ces compositions partagent cependant les traits essentiels de la Fantaisie pour instrument seul : liberté du cheminement de la pensée, recherche créatrice, moments quasi- improvisés, immédiateté de l’expression. En s’éloignant des genres musicaux fonctionnels de leur époque, elles tendent toutes vers le noyau vital de l’âme humaine. A travers les créations du génie musical européen, je voulais que ce récital raconte l’aspiration indéracinable de l’homme vers l’infini, vers le dépassement de sa condition terrestre, vers l’élévation de l’esprit.
La Fantaisie en ré mineur K. 397 est la troisième des quatre Fantaisies pour piano de Mozart. Ecrite probablement en 1782, cette pièce hérite du modèle des Fantaisies de Carl Philip Emmanuel Bach, mais en même temps, avec ses palpitations dramatiques, avec son acuité de l’expression personnelle, elle préfigure la musique du siècle romantique.
Le morceau se compose de deux parties contrastées, précédées d’une introduction sombre et méditative. La première partie, Adagio, dans ces deux thèmes - l’un triste et aérien, l’autre inquiet et haletant -, nous confie de véritables perles de l’inspiration mozartienne. Après l’atmosphère nuageuse de ce premier volet, la deuxième partie, un gracieux Allegretto, apporte de la détente et de la lumière.
La Fantaisie en ré mineur ne nous est pas parvenue à l’état achevé. Les huit dernières mesures de l’Allegretto ont été ajoutées vraisemblablement par August Eberhard Müller (1767-1817), admirateur de Mozart et élève de Johann Christoph Friedrich Bach, un des fils de Jean Sébastien.
La Fantaisie op. 77 (1809), injustement rare dans les programmes de concerts, est une pièce beethovénienne unique dans son genre. D’après le témoignage de Carl Czerny, elle nous donne une authentique idée de ce que pouvaient représenter les fameuses improvisations du Maître, qui lui ont valu autant de gloire que ses compositions écrites. A l’instar de la Fantaisie de Mozart, celle de Beethoven se compose de deux parties. La première, proprement improvisationnelle, met en musique les errements d’une pensée profonde et passionnée. Le libre enchaînement des idées musicales combine deux lignes d’évolution. D’une part, dans les épisodes lents, nous assistons à une recherche tâtonnante du thème (les notes répétées obstinément...) et d’autre part, c’est la montée de la tension à travers les épisodes vifs de plus en plus agités, atteignant son apogée dans la bouleversante bourrasque de la dernière page. Le début de la deuxième partie, lorsque émerge le thème enfin trouvé, sonne comme une délivrance. Six variations qui suivent ce thème plein de discrète félicité tracent alors un chemin vers l’allégresse, le tout réalisant un "scénario" fréquent chez Beethoven : de la détresse vers la joie triomphante.
La Fantaisie en do Majeur op. 17 de Schumann (1836, révisée en 1839), œuvre emblématique du romantisme allemand, représente une des plus importantes productions du compositeur et un des sommets de sa première période créatrice. Cette vaste composition, d’une durée de trente minutes environ, comprend trois mouvements. Le premier a été initialement conçu comme un morceau indépendant, intitulé Ruines. Débordant de passion, il est marqué par le déchirement provoqué par la séparation d’avec Clara Wieck, future épouse du compositeur. L’interdiction de toute relation imposée par le père de Clara a été vécue par Schumann comme un défi existentiel. "Je suis attaqué aux racines de la vie" - écrivait-il à Clara (Lettre du 18 septembre 1837). "Ce n’est qu’un long cri d’amour vers toi", déclarait Schumann dans une autre lettre. Cependant, sa musique se charge d’un contenu plus global, faisant parler justement les racines de la vie. Est-ce cela, entre autres, le sens du quatrain énigmatique de Fr. Schlegel inscrit en épigraphe ?

A travers les sons innombrables
Qui peuplent le songe diapré de l’univers
Un chant imperceptible appelle
Celui qui écoute en secret.

Les deuxième et troisième mouvements ont été ajoutés par Schumann un peu plus tard, à l’occasion de la collecte des fonds pour le monument de Beethoven à Bonn. La Fantaisie contient en effet plusieurs allusions à sa musique : dans le premier mouvement on retrouve une phrase du cycle vocal A la Bien-aimée lointaine (op. 98), dans le troisième des thèmes s’inspirant de l’Arietta de sa dernière sonate ou de l’Adagio du Cinquième Concerto.
Le deuxième mouvement, puissante marche triomphale, se range parmi d’autres marches de Schumann (Finales du Carnaval op. 9, des Etudes Symphoniques op. 13...) associées à l’idée du Davidsbund, société fictive inventée par le compositeur, combattant pour le progrès de l’art. En revanche, le troisième volet, chant émouvant de consolation et d’espoir, est un pur règne d’Eusebius, personnage rêveur et introverti de l’imaginaire schumanien, frère jumeau de l’impétueux Florestan dont l’esprit marquait les moments fougueux du premier mouvement.
Chopin a terminé sa Fantaisie en fa mineur op. 49 vers la fin de 1841. Après les sonates en si b et en si, c’est son œuvre sans doute la plus complexe et élaborée. Elle a une forme originale qui se compose d’un long prologue et de la partie principale qui incorpore un épisode lent au milieu. La pièce déploie un très large éventail d’idées musicales et d’émotions, qui vont de la sombre agitation aux élans lyriques, du recueillement à l’emphase héroïque. Le prologue, la partie principale et l’épisode central, paraissent être tous bâtis de matériaux différents. Cependant, de nombreux liens motiviques subtils les relient en en faisant un tout indissoluble. Là, Chopin fait preuve d’une maîtrise de composition rarement atteinte dans l’histoire de la musique.
La Fantaisie de Chopin se rapproche de ses Ballades, mais à la différence de ces dernières, elle ne raconte pas un récit sans paroles. Elle brosse plutôt un portrait de la vie intérieure d’un héros romantique, d’une âme noble parcourant des abîmes et des sommets de l’existence. Deux accords conclusifs de l’œuvre sonnent comme un "Amen !" célébrant son destin.
La Fantaisie en si mineur op. 28 de Scriabine (1900) représente sans doute un des plus beaux aboutissements de son activité créatrice. Cette composition majestueuse, d’une richissime écriture pianistique, résume les points cardinaux de son œuvre : l’élan, le rêve, l’essor extatique, la grandeur de la force créatrice de l’homme. Comme dans plusieurs autres productions du compositeur, on entend ici des résonances nietzschéennes (Scriabine a même commencé un projet d’opéra d’après Ainsi parlait Zarathoustra, qu’il a abandonné par la suite).
La Fantaisie en si mineur est la seule pièce de ce disque qui suit fidèlement la structure classique de sonate, avec cependant une coda très développée. L’œuvre repose sur trois thèmes dont l’évolution dynamise et rend organique la forme. Les plus marquantes sont les métamorphoses du deuxième thème : incarnant un rêve sublime à sa première apparition, il devient un hymne grandiose dans la reprise, pour enfin surgir dans la coda sur pianissimo, transformé en un volinspiré qui mènera au retour véhément du premier thème, couvrant d’arpèges l’étendue entière du clavier. Comme les quatre autres compositeurs de ce programme, Scriabine marque un point capital non seulement dans l’histoire de la musique mais aussi dans l’histoire de l’Humanité. D’un certain point de vue, il va même plus loin que les autres, en dressant un monument aux envolées les plus audacieuses de l’esprit humain.

Georges Bériachvili

Polymnie

 

Georges Bériachvili
Extraits de l’interview avec l’équipe du Festival du Château de Martigny (Saône-et-Loire, Bourgogne) à l’occasion du récital donné le 8 août 2013. Propos recueillis par Pierre Lavaud.

Quelles sont les principales étapes de votre formation ?
Mon parcours a été très sinueux. Il est essentiellement celui d’un autodidacte. J’ai commencé le piano à l’âge à peu près normal (vers sept ans je crois), mais cela n’a duré que trois ou quatre ans. Ensuite je me suis révolté et j’ai arrêté. J’avais environ quatorze ans lorsque j’ai eu (très) envie de reprendre. Avec un pareil retard, la suite a naturellement été tortueuse, si bien que je n’ai intégré "officiellement" la filière musicale qu’à vingt-trois ans, en entrant au Conservatoire National de Tbilissi en classe de théorie et de musicologie, ayant déjà un diplôme d’ingénieur en chimie organique dans la poche. Pendant tout ce temps, je travaillais le piano avec une grande ferveur et je prenais des cours avec différents professeurs, mais j’ai mis tout de même longtemps à me former et puis à me lancer dans une activité régulière de concertiste. Avez-vous un maître ?
Non. Mais il y a un professeur qui a joué un rôle très important dans ma formation sur le plan essentiellement technique. C’est Ethéri Djakeli qui est une représentante de l’école Marie Jaëll. Nos rendez-vous étaient assez rares et l’on ne peut pas me considérer comme son "vrai" élève au sens de la filiation de l’école Jaëll. Ce que j’ai appris avec elle, c’est surtout une prise de conscience très précise de l’appareil pianistique en liaison avec le résultat sonore et expressif du jeu.
Comment s’organise votre emploi de temps actuel ?
A vrai dire, il s’organise difficilement. Divisé que je suis entre
le piano, la recherche théorique et l’enseignement, il m’arrive parfois de travailler beaucoup plus que la Médecine du Travail n’aurait recommandé. Mais étant donné que j’aime faire tout cela, il n’y a pas de dégâts, voire tout au contraire. Au piano
je passe trois-quatre heures par jour en moyenne.
Comment choisissez-vous les programmes de vos concerts ?
La cohérence du programme a pour moi une très grande importance. <...> Il ne s’agit pas forcément d’une cohérence thématique, chronologique ou stylistique. J’invite mes auditeurs à partager avec moi un voyage musical qui doit avoir une certaine dramaturgie. Et ce n’est pas un simple voyage touristique, mais un voyage qui tient au sacré. J’aimerais qu’il soit marquant... Et si j’arrive à réaliser cela ne serait-ce que partiellement, ma prestation est alors réussie et je suis très heureux.

Georges Bériachvili est lauréat du Prix de Musique Simone et Cino del Duca 2012 décerné par l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France.

Polymnie

This CD is a studio recording of a recital I gave several times in 2012, a programme which has become part of my permanent repertoire since then. It brings together five masterpieces of the "great era" of piano music from Viennese classicism to the end of the romantic period. In spite of their diversity, these compositions share the basic features of the Fantasy for solo instrument : freedom in the development of ideas, creative research, quasi-improvised moments, immediacy of musical expression. Drifting away from the functional musical genres of the time, they all tend towards the vital core of the human soul. Through the creations of the European musical genius, I meant this recital to tell of the ineradicable aspiration of humankind towards the infinite, towards what lies beyond our human condition, towards spiritual uplifting.
The Fantasy in D minor K. 397 is the third of Mozart’s four piano Fantasies. It was probably written in 1782 and has inherited the pattern of Carl Philip Emmanuel Bach’s Fantasies, but at the same time, with its throbbing drama, its keenness of individual expression, it heralds in the music of the romantic century.
The piece consists of two contrasting parts, following a dark and meditative introduction. The first part, Adagio, in both its themes - the former despondent and ethereal, the latter anxious and breathless - entrusts us with authentic gems of Mozartian inspiration. After the cloudy atmosphere of this first section, the second part, a graceful Allegretto, brings a more relaxed and luminous mood.
The Fantasy in D minor has not reached us in a state of completion. The last eight bars of the Allegretto were most probably added by August Eberhard Müller (1767-1817), an admirer of Mozart and disciple of Johann Christoph Friedrich Bach, one of Johann Sebastian’s sons.
The Fantasy op. 77 (1809), undeservedly rare in concert programmes, is one of a kind among Beethoven’s pieces. According to the testimony of Carl Czerny, it gives us a genuine idea of what the master’s famous improvisations must have sounded like, improvisations that won him as great a fame as his written works. After the fashion of Mozart’s Fantasy, Beethoven’s consists of two parts. The first part, properly improvisational, sets to music the wanderings of a deep and impassioned reflection. The free development of musical ideas combines two different lines of evolution. On the one hand, in the slow passages we can witness the tentative search for a theme (the stubbornly repeated notes...) and on the other hand, there is a rising tension in the brisk passages, getting ever more restless and reaching a climax in the deeply moving musical squall of the last page. The beginning of the second part, when the long-sought theme at last emerges, sounds like a liberation. Six variations that follow a theme full of subdued bliss then lead the way towards jubilation, all of which develops a frequently recurring "scenario" in Beethoven’s works : from despondency to triumphant joy.
Schumann’s Fantasy in C major op. 17 (1836, revised in 1839), a work emblematic of German romanticism, is considered as one of the most important contributions of this composer as well as one of the highlights of his first creative period. This vast composition, which lasts about thirty minutes, consists of three movements. The first one was initially designed as a separate piece, entitled Ruins. Brimming over with passion, it bears the mark of Schumann’s heartbroken separation from Clara Wieck, his wife-to-be. The prohibition of any relationship, imposed by Clara’s father, was experienced by Schumann as an existential challenge. "I am stricken to the very roots of my life", Schumann wrote to Clara (in a letter dated 18 September 1837)."This is only a long cry of love to you", Schumann wrote in another letter. And yet his music takes on a more universal purport, going straight to the roots of human life. Is this, among others, the meaning of Fr. Schlegel’s quatrain, which Schumann used as an epigraph ?

Resounding through all the notes
In the earth's colorful dream
There sounds a faint long-drawn note
For the one who listens in secret.

The second and third movements were added by Schumann somewhat later, at the time of the fund-raising for the Beethoven monument in Bonn. The Fantasy contains several allusions to his music : the first movement features a phrase from the song cycle An die ferne Geliebte (op. 98), the third movement uses themes probably inspired by the Arietta of his last sonata or by Adagio of the Fifth Concerto.
The second movement, a powerful triumphal march, is one of a number of Schumann’s triumphal marches (the finales of the Carnaval op. 9, of the Symphonic Studies op. 13...) connected with the idea of the Davidsbund, a fictitious society invented by the composer, which fought for progress in art. On the contrary, the third movement, a poignant song of consolation and hope, is the unchallenged reign of Eusebius, a dreamy and inward-looking character from Schumann’s imaginary universe, twin brother to the hot-headed Florestan whose spirit gave impetus to the fiery moments of the first movement.
Chopin completed his Fantasy in F minor op. 49 towards the end of 1841. After the sonatas in B-flat minor and in B minor, this is probably his most complex and sophisticated work. Its highly individual form features a long prologue and a main part that includes a slow section in the middle. The piece displays quite a broad assortment of musical ideas and emotions, ranging from brooding agitation to flights of lyricism, from contemplation to heroic vigour. Prologue, main part and central section all seem to be built with different materials. However, they are connected by a number of subtle linking motifs that tie them all into an indissoluble entity. Chopin here displays a mastery of composition rarely achieved in the history of music. Chopin’s Fantasy is akin to his Ballades, but, unlike the latter, it does not tell a story without words. It is rather a depiction of the inner life of a romantic hero, a noble soul wandering from the abyss to the heights of human existence. The two conclusive chords sound like an "Amen!" that celebrates the hero’s destiny.
Scriabin’s Fantasy in B minor op. 28 (1900) is definitely one of the most beautiful achievements of his creative life. This majestic composition, in extremely dense pianistic writing, epitomizes the cardinal points of his work : the enthusiasm, the dreams, the ecstatic soaring, the greatness of mankind’s creative drive. Much the same as in several other creations of this composer, one can here perceive a Nietzschean resonance (Scriabin had even started working on an operatic adaptation of Also sprach Zarathustra, which he gave up later on).
The Fantasy in B minor is the only piece in this recording that closely follows the classical pattern of the sonata form, with a highly developed coda. The piece rests on three themes whose evolution makes the structure both dynamic and organic. The most striking developments are the transformations of the second theme : from the embodiment of a sublime dream in its first appearance, it turns into an awe-inspiring hymn at the re-entry, and finally resurfaces pianissimo in the coda, changed into an inspirational flight that will lead to the vehement return of the first theme, showering with arpeggios the whole range of the keyboard. Like the other four composers in this progamme, Scriabin represents a landmark not only in the history of music but also in the history of mankind. In a way, he can even be said to go further than the others, building a monument to the most daring flights of fancy of the human mind.

Georges Bériachvili

Polymnie

Excerpts from an interview with the crew of the Festival du Château de Martigny (Saône-et- Loire, Burgundy) on the occasion of a recital given on August 8th 2013. Interviewer : Pierre Lavaud.

What were the major steps of your training ?
- My career has followed a very tortuous path. I am essentially self-taught. I started studying the piano at the normal age or so (about seven I believe), but this only lasted three or four years. I then rebelled and gave it up. I was about fourteen when I had a sudden urge to take it up again. After falling such a long way behind, it was a winding road to make it up, so that I only "officially" reintegrated the musical career at the age of twenty-three, when I joined the National Conservatory of Tbilisi in the theory and musicology class, after graduating as an engineer in organic chemistry. All the while, I had been studying the piano most ardently and taking classes with many piano teachers, but it still took me a long time to complete my training and get started on a regular career as a concert pianist.

Do you have a master ?
- I don’t. And yet one of my teachers has played a crucial role in my training, from a mainly technical standpoint. I am referring to Etheri Djakeli, a representative of the Marie Jaëll school. Our appointments were few and far between and I cannot be considered as one of her "real" pupils in the sense of a Jaëll school descendant. What she helped me achieve is mostly a very precise awareness of the pianistic apparatus in keeping with the sound and expression results of the playing.

How do you currently manage your work schedule ?
- Actually, it is difficult to manage. I share my time between the piano, theoretical research and teaching, and I sometimes work far more than recommended by occupational medicine. However, as I love all these activities, it can’t be deleterious, quite the reverse possibly. I spend on average three or four hours a day at the piano.

How do you choose your concert programmes ?
- The consistency of the programme is to me a key element. (...) this does not necessarily mean thematic, chronological or stylistic consistency. I invite my audience to share with me a musical trip that must needs have a kind of dramatic composition. And this does not mean a mere sightseeing tour, but a trip that pertains to the sacred. I would like it to be striking... And if I manage to achieve that ambition, would it be only partially, then my performance is a success and I am very happy.
Georges Bériachvili was awarded the Prix de Musique Simone and Cino del Duca in 2012, a musical prize given by the Beaux-Arts Academy of the Institut de France.

English translation : Pierre Bourhis

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