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Karl Amadeus Hartmann  Symphonie n° 4, Concerto funèbre
Hans Werner Henze I Sentimenti di C. P. E. Bach
Svetlin Roussev, violon Philippe Bernold, flûte  Xavier de Maistre, harpe Arie van Beek, direction Orchestre d'Auvergne

POL 610 434

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Karl Amadeus Hartmann,
Symphonie n° 4, pour orchestre à cordes
I Lento assai - con passione
II Allegro di molto
III Adagio appasionato

Concerto funèbre, pour violon et orchestre à cordes
I Introduction (Largo)
II Adagio
III Allegro di molto
IV Choral (Langsamer Marsch)

Hans Werner Henze,
I Sentimenti di C. P. E. Bach

"Enregistré à l'Opéra de Vichy, ce disque bénéficie d'une superbe prise de son, atout supplémentaire pour ce disque au programme original."
Pierre-Jean Tribot, ResMusica.com


en écoute : Hartmann, Choral du Concerto funèbre



   
         
   

Karl Amadeus Hartmann

Au cours de l’Histoire, le nom Hartmann (nom d'origine germanique signifiant “homme fort”) est très répandu. De nombreux musiciens portent ce nom : Johan Peter Emilius Hartmann (1805-1900), beau-père de Niels Gade, et père de l’organiste Emil Hartmann (1836-1898), Romain Charles Hartmann (1865-1921), Antoine Hartmann (1871-1917), Georges Ivanow Hartmann (1872-1949), et Karl Amadeus Hartmann (1905-1963), qui fait l’objet de ce disque…
Le peintre et architecte, dont les œuvres inspirèrent à Moussorgsky les Tableaux d'une exposition, s’appelait Victor Hartmann. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, on trouve des Hartmann de philosophies, d’opinions, de camps différents. Pilote de chasse dans l’aviation allemande, le redoutable Erich Hartmann (né en 1922) totalisa 800 combats aériens. Jean Hartmann, (né en 1926) fut, lui, incorporé de force dans la Waffen SS. Chassé d’Europe par la montée du nazisme, le psychologue Heinz Hartmann (1894-1970) eut une influence décisive sur la psychanalyse aux États-Unis. En 1933, le compositeur allemand Karl Amadeus Hartmann assista avec consternation à l’institution du régime nazi. S’enfermant dans un exil intérieur, il resta en Allemagne, mais se retira complètement de la scène musicale, exprimant par ses œuvres, dont beaucoup seront découvertes après sa mort, son besoin de résistance. Né à Munich il y a cent ans, le 2 août 1905, Karl Amadeus Hartmann se consacra tout d’abord à une carrière d’enseignant, avant d’étudier la musique avec Joseph Haas, Hermann Scherchen et Anton Webern. Il a renié un grand nombre de ses œuvres de jeunesse. Nombreuses sont ses partitions, composées entre 1933 et 1945, qui révèlent le climat pesant de cette sombre période. On trouve, dans plusieurs d’entre elles, des chants hébraïques, des hymnes révolutionnaires russes (comme dans le Concerto funèbre de 1939), des emprunts et des hommages à Mahler, Berg, Bartók, ou Webern.
Le compositeur retrouva, après la guerre, une grande énergie créatrice, et surtout un grand dévouement envers la musique du XXème siècle, avec notamment la création du cycle de concerts de musique contemporaine Musica Viva. Beaucoup d’œuvres dites majeures, composées après 1945, reprennent en les remaniant des partitions composées durant la guerre. Karl Amadeus Hartmann mourut le 5 décembre 1963 à Munich.
Parfois qualifié, avec Hans Werner Henze, de plus grand symphoniste du XXème siècle, Hartmann a notamment écrit huit symphonies, fortement influencées par l’École de Vienne, et qui tiennent une place importante parmi l’étonnante quantité de symphonies qui ont vu le jour au XXème siècle. Écrite à l’origine pour orchestre à cordes et voix (1938), sa 4ème Symphonie a été révisée, sans la partie vocale, en 1947 (année où Hans Werner Henze compose sa 1ère Symphonie). Mêlant langage dodécaphonique et tradition, cette œuvre s’inspire du Quatuor à cordes n° 1.
Hartmann nota en marge de la partition du Concerto funèbre, d’abord appelée “Musik der Trauer” (Musique de deuil) : “Ecrit dans les premiers jours de la guerre. Septembre / novembre 1939”. Reprise en 1959, cette œuvre d’une intensité poignante, parfois qualifiée de “musique manifeste”, comporte quatre parties enchaînées.

 

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Hartmann et Henze


Hans Werner Henze

Dans une lettre, datée d’avant mars 1955, Luigi Nono dit à Karl Amadeus Hartmann : “Henze a passé ici deux jours, après Londres et Paris. Il a été très calme, je ne l’ai peut-être jamais vu aussi plein d’idées et de projets.”
Né à Gütersloh, en Westphalie, le 1er juillet 1926 - la même année que György Kurtag ou encore Betsy Jolas - Hans Werner Henze fait ses études musicales à Brunswick. Enrôlé de force dans l’armée hitlérienne, il souffre beaucoup de la dictature. Après la guerre, il poursuit ses études à l’Institut de musique sacrée de Heidelberg. Fasciné par les théories de Schoenberg, il rencontre, en 1948, René Leibowitz avec lequel il travaille intensivement. À partir de 1950, il devient directeur artistique et chef d’orchestre du Ballet du Staatstheater de Wiesbaden. Très attiré par l’Italie, il s’y installe en 1953. Il s’oriente vers le marxisme, et, mêlant musique et engagement politique, n’hésite pas, en 1968, à planter un drapeau rouge sur la scène de son Radeau de la méduse (composé à la mémoire de Che Guevara). Depuis 1988, il dirige la Biennale de Munich.
Hans Werner Henze est un des compositeurs allemands les plus prolifiques de sa génération. Après un premier opéra entièrement sériel (Boulevard Solitude), il a cherché à synthétiser les langages contemporains. Axée sur la création lyrique, sa production compte dix symphonies, des concertos, des œuvres de musique de chambre et de musique vocale, ainsi que des musiques de films.
Comme il l’a dit à Bruno Serrou, “Peut-être se trouve-t-il beaucoup d’italianita dans mon travail, mais je ne saurais dire pourquoi. Un grand peintre français, Corot, a passé sa vie à Rome à cause de la lumière. Il se peut que celle-ci ait aussi une grande signification pour moi.” La transcription pour flûte, harpe, et cordes de la Fantaisie pour clavier avec accompagnement de violon de Carl Philipp Emanuel Bach, I sentimenti di C.P.E. Bach a été créée le 14 Avril 1982 à Rome.

Sylvain Durantel

 

 

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Svetlin Roussev
, violon

Svetlin Roussev est né en 1976 à Roussé en Bulgarie. Il a commencé le violon à l’école de musique de sa ville natale, notamment auprès de sa mère, avant d’intégrer en 1991 le CNSM de Paris dans les classes de Gérard Poulet,
Dévy Erlih et Jean-Jacques Kantorow. Il obtient en 1994 le premier prix de violon à l’unanimité avec félicitations du jury ainsi que le premier de musique de chambre, avant d’être admis en cycle de perfectionnement.
Svetlin Roussev est lauréat de nombreux concours internationaux (Indianapolis, Long-Thibaud, Melbourne...). Il a obtenu en 2001 le 1er Grand Prix, le Prix Spécial du Public ainsi que le Prix Spécial pour la meilleure interprétation du Concerto de Bach au 1er Concours International de Musique de Sendaï (Japon).
En 2000, il est nommé violon solo de l’Orchestre d’Auvergne. Cette même année, il est l’une des Révélations Classiques de l’Adami et lauréat de la Fondation d’Entreprise Natexis Banques Populaires. En 2005, il devient violon solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France. Invité en tant que soliste par différents orchestres tels que l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, l’Indianapolis Symphony Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Montevideo, tous les orchestres bulgares, l’Orchestre Philharmonique de Sendaï, il a joué notamment sous la direction de Léon Fleisher, Yehudi Menuhin et Yuzo Toyama. Il a aussi été violon solo invité de l’Orchestre Philharmonique de Londres et de l’Orchestre de chambre de Toulouse.
Svetlin Roussev a donné des concerts dans le monde entier. Il se produit en récital, notamment avec Jean-Marc Luisada. Il est régulièrement invité à de nombreux festivals : Festival
Gabriel Fauré, Montpellier (Radio France), Sully-sur-Loire, Deauville, Musique en Yvelines, Kuhmo (Finlande), la Vézère, Orangerie de Sceaux, Corbigny, la Roque d’Anthéron... Il se produit également dans le répertoire de tango avec le groupe Tanguisimo et en musique de chambre avec le Rachmaninov-Piano-Trio. Svetlin Roussev vient de consacrer un disque à la musique bulgare du grand compositeur Pantcho Vladiguerov, avec la pianiste Elena Rozanova.

 

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Philippe Bernold
, flûte

Après de brillantes études au CNSM de Paris couronnées de plusieurs premiers prix, notamment dans la classe d’Alain Marion,
Philippe Bernold remporte le Premier Grand Prix du Concours international de flûte Jean-Pierre Rampal en 1987. Il est l'unique français à avoir obtenu cette récompense depuis la création de ce prestigieux concours.
Cette distinction lui permet de démarrer une carrière de soliste en compagnie des artistes et des orchestres les plus réputés, sous la direction de S. Bychkov, J.E. Gardiner, L. Maazel, K. Nagano, Sir Y. Menuhin,
M. Inoué, T. Koopman. Jusqu’en 1995, Philippe Bernold partage ses activités de soliste avec le poste de Première Flûte-solo de l’Orchestre de l’Opéra national de Lyon que J.E. Gardiner lui confie à l’âge de 23 ans. C’est au sein de cette brillante formation qu’il fonde alors un groupe d’artistes, “Les Virtuoses de l’Opéra de Lyon” dont le succès est immédiat. Il est invité à diriger des ensembles comme l'Orchestre de Bretagne, l'Orchestre des Pays de Savoie, l'Orchestre de Picardie, l'Orchestre d'Auvergne, l'Académie de Ste Cécile, l'Orchestre philharmonique de Séoul, l'Orchestre de l'Opéra national de Lyon au Festival international de Colmar, le Sinfonia Varsovia en concert d'ouverture des “Folles journées” de Nantes 2004 et la “Cappella Istropolitana” (Bratislava) dont il est le premier chef invité. Son premier disque lui vaudra en 1989 le Grand Prix de l’Académie Charles Cros. Depuis, Philippe Bernold a réalisé plus d’une quinzaine d’enregistrements pour Harmonia Mundi, EMI, Lyrinx. Avec le pianiste Alexandre Tharaud, il réalise plusieurs enregistrements couronnés par la critique. Henri Dutilleux en a écrit : “J'ai bien rarement eu l'occasion d'entendre une aussi brillante exécution de la “Sonatine” de Pierre Boulez et j'admire avec quelle maîtrise vous et votre partenaire passez d'un style à l'autre dans ce programme si bien ordonné.”
Philippe Bernold est professeur au CNSM de Lyon, et enseigne également à l’Académie internationale de Nice et de Kyoto (Japon).


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Xavier de Maistre
, harpe

Né en 1973 à Toulon, Xavier de Maistre commence ses études de harpe dès l'âge de 9 ans au conservatoire de sa ville natale. Il se perfectionne par la suite auprès de Catherine Michel et Jacqueline Borot à Paris. Parallèlement, il accomplit des études à l'Institut des Sciences Politiques de Paris puis à la London School of Economics. Xavier de Maistre remporte son premier concours international à Paris à l'âge de 16 ans. De nombreux prix suivront, parmi lesquels il faut citer ceux de Cardiff, Munich et Tel-Aviv. En 1998, il remporte le premier prix et deux prix d'interprétation du U.S.A International Harp Competition (Bloomington).
Nommé Harpiste solo de l'Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise à l'âge de 22 ans, il devient en 1999 le premier musicien français accepté au sein de la prestigieuse Philharmonie de Vienne.
En tant que soliste, Xavier de Maistre s'est déjà produit en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, au Wigmore Hall de Londres, au Lincoln Center de New-York, à la Philharmonie de Berlin… Il se produit également avec l'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg, l'Orchestre Philharmonique d'Israël, l'Orchestre de RTL Luxembourg, le Sinfonia Varsovia, l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l'Orchestre de Chambre de Lausanne, l'Orchestre de la Radio Tchèque, l'Orchestre de Padova et del Veneto, l'Orchestre de la Radio Bavaroise, l'Orchestre National d'Espagne, l'orchestre symphonique NHK (Tokyo)… En mai 2002, il est devenu le premier harpiste à se produire en soliste dans un concert d'abonnement de la Philharmonie de Vienne sous la direction de Sir André Previn.
Très impliqué dans le développement du répertoire de son instrument, Xavier de Maistre fait des recherches sur des compositeurs méconnus et participe à la création d'œuvres contemporaines d'Edison Denisov, Hans Huyssen ou Jean-Michel Damase. Depuis 2001, il est également professeur à la Musikhochschule de Hambourg. Ses enregistrements, parus chez Claves, Obligat et Harmonia Mundi, ont été accueillis avec enthousiasme par la presse spécialisée.

 


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Arie van Beek
, direction

Arie van Beek a étudié la percussion et a travaillé durant quatre années comme percussionniste dans les orchestres radiophoniques du Nederlandse Omroep Stichting. Il a également étudié la direction d’orchestre, entre autres avec Edo de Waart et David Porcelijn.
Arie van Beek est Directeur musical de l’Orchestre d’Auvergne depuis novembre 1994. Il est aussi attaché au Conservatoire Supérieur de Rotterdam où il dirige le Rotterdam Young Philharmonic Orchestra. Il est chef principal de l’Ensemble de Doelen à Rotterdam, ensemble spécialisé dans le répertoire du XXème siècle et la musique contemporaine, avec lequel il a également enregistré plusieurs disques. Arie van Beek est chef invité dans de nombreux orchestres, en Hollande, en France, en Suède, en Suisse, en Allemagne, en République tchèque.
De la musique baroque jusqu’aux œuvres du XXème siècle, le répertoire d’Arie van Beek est très étendu. Il a dirigé des orchestres de chambre, des orchestres symphoniques, des opéras, des ballets, des oratorios et tous types de musiques de scène dont de nombreuses œuvres à vocation pédagogique (L’arche de Noé de B. Britten par exemple).
Il dirige entre autres : l’Orchestre de Lyon, l’Orchestre Lamoureux, l’Orchestre de Cannes, l’Orchestre Poitou-Charentes, l’Orchestre de Basse Normandie, l’Orchestre des Pays de Savoie, l’Orchestre de Grenade (Espagne), Die Nordwestdeutsche Philharmonie (Allemagne), Her Orkest van het Oosten (Pays-Bas), et Het Brantants Orkest (Pays-Bas). On retrouve Arie van Beek à la direction de nombreux concerts dans les grandes salles d’Amsterdam, Rotterdam, Paris, Lyon, Milan, Frankfort, Stuttgart, Stockholm, Athènes, Chang-Hai, Bangkok, Tokyo…
Arie van Beek a réalisé de nombreux disques avec l’Orchestre d’Auvergne, avec le Blasarsymfoniker de Linköping, le Doelenensemble, le Rotterdam Young Philharmonic et Die Nordwestdeutsche Philharmonie. Il a enregistré pour EMI, BIS, Olympia, Channel Classics, Calliope, Composers Voice et Joan Records. En novembre 2003, il était honoré avec le Prix
Elly Ameling, donné par le Prins Bernhard Fonds pour son travail de chef d’orchestre.

Site internet : www.arievanbeek.net

 

 

 

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en écoute : Hartmann, Choral du Concerto funèbre

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