Polymnie
           
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Polymnie
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Enguerrand-Fredrich Lühl, L'œuvre pour piano Volume 1

Philippe Barbey-Lallia Mahery Andrianaivoravelona Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy, piano

POL 150 966

11
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Polymnie
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Enguerrand-Friedrich Lühl
Nocturne & Marsch LWV 4
Nocturne
Marsch
Valse LWV 5
Thema und Variationen LWV 7
Elegie LWV 10
Thema und Variationen LWV 11
Moment musical LWV 14
Étude LWV 15
Valse LWV 18
Moment musical LWV 20
Ballade n° 1 LWV 22
Träumerei (Rêverie) LWV 23

 

   
 

Dans un état de grande exaltation et de joie, le compositeur décroche le téléphone et appelle un de ses proches pour lui jouer sa dernière composition pour piano. Il pose l’écouteur sur son tabouret de piano et joue à son auditeur attentif la pièce qu’il vient à l’instant même de terminer, comme il peut, sans avoir eu le temps de la travailler véritablement.
Ce jeu de confidence, il ne peut le faire qu’avec des pièces originalement écrites pour le piano seul, car, perfectionniste, il préfère ne pas livrer un produit trop "dénaturé" de son original quand il s’agit de musique de chambre ou encore d’œuvres orchestrales plus conséquentes.
Lühl compose à la table, il n’a pas besoin de support instrumental pour se retrouver dans son monde harmonieux de sons et de rythmes. Cependant, en tant que pianiste, il ne peut pas résister de répéter certains passages qu’il vient d’écrire, pour commencer à les travailler au clavier. Il n’a pas changé de méthode de travail depuis sa première œuvre, une petite pièce de deux pages, déjà très virtuose, composée à l’âge de neuf ans et demi. Lühl parle peu en public de son procédé de composition ; souvent, il se répète en répondant à la question classique qui lui est posée après un concert : « Comment faites-vous ? » Pour lui, c’est le résultat auditif et architectural qui compte, pas le fait d’écrire un livre entier sur le chemin très personnel à parcourir pour arriver à ce résultat. « Quand je serai mort, les autres pourront se casser la tête là-dessus à ma place ; cela leur donnera sujet à travailler ! », remarque-t-il en souriant.
Après dix ans d’études d’harmonie et de contrepoint, son travail est abouti. Ainsi avait-il déjà pensé, enfant, à composer certes sans relâche pour apprendre avec chaque nouvelle œuvre, mais pour plus tard, une fois qu’il aurait acquis les outils nécessaires pour « ne plus faire de fautes d’écriture et de structure et d’étourderies de jeunesse », remanier toutes ses œuvres de jeunesse pour les raccorder avec les œuvres dites "correctes". Ainsi, il réalisa son projet sur des années, revisitant pièces pour piano, musique de chambre et symphonies, partiellement en les réécrivant entièrement en ne gardant que le thème principal, de manière à constituer à travers son catalogue, une unité, une cohésion stylistique et musicale à travers son œuvre. Parallèlement, il continua à composer de nouvelles pièces. Chaque future œuvre s’inspire de la précédente, créant ainsi un fil conducteur. Inlassablement à la recherche du Beau et du Vrai, il cherche son propre idéal à travers sa musique. Chaque œuvre rédigée est un témoignage, une page de journal intime à décrypter pour l’auditeur. Lühl compose directement au propre sur le papier, sans brouillon, sans esquisses, sans essais ; son travail intellectuel se fait, comme chez Arnold Schönberg par exemple : en amont dans la tête, en se promenant, en donnant des cours, dans les transports… et souvent, en complément de travail, « l’inspiration vient avec l’écriture ».
Une fois la séquence élaborée, il n’a plus qu’à la rédiger sur le papier. Travaillant ainsi à grande vitesse, son catalogue est considérable malgré son jeune âge et regroupe déjà près de 150 opus (LWV = Lühl-Werke-Verzeichnis, en français « catalogue des œuvres de Lühl »), dont sept symphonies, deux concertos pour piano, diverses pièces pour soliste et orchestre, des poèmes symphoniques, de la musique de chambre… et au moins 120 pièces pour piano. Son opéra Unvergessen (Inoubliable) en trois actes sur un drame historique a été crée en janvier 2004 à Bolzano, capitale du Tyrol du Sud italien (10 représentations). L’Association Vauban lui a commandé une série d’œuvres commémoratives pour célébrer l’année des 300 ans de la mort du Maréchal en 2007 : un Requiem in memoriam Vauban, le poème symphonique La Chamade sur l’ouvrage Traité d’attaque des places en douze temps, essai stratégique du Maréchal, une symphonie de chambre pour orchestre à cordes, un quatuor à cordes, illustrant des lettres originales de Vauban, une Suite Royale pour corde ou flûte seule.
Ses pièces pour piano sont classées par cycle, encore une fois selon sa volonté d’unité à travers son travail. Il refuse des commandes insolites pour des formations hétéroclites (clarinette et flûte, accordéon et piano…), tout ce qui ne peut pas se reproduire pour créer un cycle. Il écrit selon son inspiration et son projet d’unité de style dans son catalogue. Son but ultime : léguer à la postérité un patrimoine culturel de qualité en tant qu’entité témoignant de son cheminement artistique personnel au fil des années de création.
Même dans le choix de la nomenclature, de la construction de l’œuvre et du sujet à traiter, Lühl reste un compositeur foncièrement classique, suivant la tradition des contemporains tels que Brahms, Tchaïkovski ou les jeunes Rachmaninoff et Scriabine, et faisant fi des modes et expérimentations extravagantes. Fortement attaché à la symbolique, ses pièces libres portent souvent des titres énigmatiques et méditatifs. Ayant terminé sa double formation de pianiste et de chef d’orchestre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris en 1995, il n’est depuis jamais retourné sur ces lieux. Lühl est un "international", se sentant cependant, peut-être aussi par ses origines familiales, artistiquement foncièrement slave et germanique. Sa musique "dure", prend le temps de s’épanouir dans de longues progressions.
« Chaque œuvre est une variation de la précédente, avec toutes ses innovations propres à elle-même ; l’œuvre entière d’un artiste n’est qu’une variation, un angle de vue de sa personnalité. [...] il fait se trouver soi-même à travers ce Beau que nous nous devons de rechercher, nous devons trouver notre Vrai. Ce n’est que comme cela que nous pourrons créer notre style, notre personnalité musicale, réutiliser nos réflexes, bien formuler ce que nous aimons vraiment dans nos pièces ; ce n’est qu’en nous trouvant par notre musique que nous serons capables de toucher l’auditoire, cet arbitre silencieux qui contribue à assurer ou non la pérennité d’une œuvre à travers le temps. »
Outre des transcriptions et des pièces individuelles de caractère, son catalogue pour piano seul comporte 5 sonates, six ballades, une vingtaine de moments musicaux, une trentaine de préludes, des valses, des études et des cycles d’œuvres.
Pendant des années, il a préparé en tant que pianiste l’intégrale des oeuvres du compositeur russe Alexandre Scriabine. S’étant déjà produit en récital avec les Préludes, les Études et le Concerto, il entreprend actuellement l’étude des Poèmes.

Lühl-Dolgorukiy est un artiste complet. Grand amateur d’Art Nouveau, de peinture impressionniste et d’architecture de la Renaissance italienne, il est également l’auteur de nombreuses œuvres littéraires en trois langues dans les thématiques les plus diverses (essais, romans à caractère historique, philosophique, futuriste ou dramatique, recueils de poésies, ouvrages scientifiques musicologiques, nouvelles…). Il travaille en collaboration avec les éditions phonographiques Polymnie pour l’intégrale de l’enregistrement de ses œuvres. Sont déjà disponibles ses quatre premiers Quatuors à cordes (POL 480 243 et POL 480 364), le Requiem Vauban (POL 790 344), sa cinquième Symphonie sous sa direction (POL 990 361) et deux CD Rachmaninoff (POL 150 657 et POL 150 865), dont le deuxième Concerto pour piano op. 18 et la Rhapsodie sur un thème de Paganini dans une réduction pour deux pianos de l’auteur. D’autres albums sont en préparation.
Elena Ossipova
Nocturne & Marsch LWV 4
Avant ces premières pièces originales et son opus 1 (la transcription pour piano seul de la première Symphonie de Gustav Mahler), Lühl avait déjà rempli de nombreux cahiers de musique avec des compositions en tout genre. Comment un compositeur décide-t-il de nommer son opus 1 ? Pour Lühl, la réponse est simple : « Il faut bien commencer un jour ! » Il savait à l’époque que ses pièces n’étaient pas abouties, mais il lui manquait l’expérience nécessaire pour le faire. Avec ces deux pièces, qui remontent à décembre 1990, nous rentrons directement dans l’univers mélodique et harmonique de Lühl qui va plus tard générer toute sa créativité.

Valse LWV 5
Bercé par la musique folklorique d’Europe de l’Est depuis son plus jeune âge, Lühl a composé cette valse en février 1991 en s’inspirant librement d’une mazurka polonaise.

Thema und Variationen LWV 7
La première pièce d’envergure pour piano est un exercice de style et est datée d’octobre à décembre 1992. L’originalité repose sur la première séquence musicale, qui est en réalité une variation avant le thème, servant en même temps d’introduction et de mise en ambiance pour l’ensemble de l’œuvre. Ce procédé se retrouve dans la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninoff, dans laquelle l’auteur ajoute au faux thème dans le manuscrit Precedente. L’idée d’orchestrer la pièce a été abandonnée par son compositeur, mais les différentes variations font ressentir le désir d’un élargissement orchestral.

Elegie LWV 10
Cette pièce lente et méditative montre bien l’utilisation extrêmement resserrée du matériau musical avec lequel peut travailler un compositeur pour faire une pièce à part entière avec très peu d’éléments. Sur le manuscrit figure la mention « La Ciotat – août 92 ».

Thema und Variationen LWV 11
Naïf et juvénile d’apparence, ce deuxième exercice de style sous forme de petites variations isolées autour d’un thème original regorge de petites aspérités techniques. Sur le manuscrit est écrit « La Ciotat – 29-30.8.1993 ».

Moment musical LWV 14
C’est le premier des 17 moments musicaux qu’a écrits l’auteur jusqu’à la parution de ce disque.
Celui-ci date du 19 mars 1994. Un certain passage vers le milieu rappelle l’offertoire du Requiem Vauban LWV 61, composé bien plus tard, en 2001.

Étude LWV 15
Destinée à un bis à la fin d’un concert, cette étude brille de virtuosité, sans néanmoins présenter de réelle difficulté pianistique. L’étude consiste en l’exploitation du passage du pouce au quatrième, tout en ayant « des doigts partout, mais tout tombe facilement sans grand effort » (l’auteur). Elle a été composée au printemps 1994 et dédiée à un de ses professeurs Cyril Huvé.

Valse LWV 18
La Valse LWV 18, composée d’abord à Trèves en Allemagne en 1994 puis terminée le 2 mai 1995, a été crée en août 1997 à la Salle Poirel de Nancy par la pianiste Juliette Boubel, elle fait partie des innombrables pièces individuelles qui figurent dans la catalogue des œuvres pour piano de Lühl.

Moment musical LWV 20
D’une redoutable difficulté d’exécution, le deuxième moment musical de la série est dans l’élan passionné que l’on peut retrouver dans sa première ballade. Il a été composé dans la journée du 30 avril 1995.

Ballade n°1 LWV 22
Brillante pianistiquement, la main droite de cette ballade est presque exclusivement écrite en octaves et demande une grande souplesse du poignet pour ne pas fatiguer la main. Un compositeur, même s’il doit également travailler ses propres pièces pour un concert, ne se rend pas forcément compte de la réelle difficulté pour un instrumentiste de l’extérieur, car en composant, il a déjà "digéré" l’essentiel du travail digital ainsi que la structure. Pour l’hyperlaxité de naissance de l’auteur, les octaves ne représentent pas une réelle difficulté. « On ne doit pas composer ni pour un instrument ni pour un instrumentiste, car on se limite dans les possibilités créatrices. Il faut, comme Bach ou Mozart, composer pour la musique, et rien que pour la musique. » La pièce date de juillet-août 1995.

Träumerei (Rêverie) LWV 23
Une pièce lente termine ce premier CD des œuvres pour piano seul de Lühl. À l’origine, le moment musical, cette rêverie et le scherzo LWV 24 étaient réunis sous un cycle d’œuvres. Plus tard, l’auteur découpa le cycle en mettant un numéro d’opus sur chacune des pièces. Cette rêverie fut composée les 1 et 2 juin 1995.

Mahery Andrianaivoravelona, pianiste

Mahery Andrianaivoravelona s'est produit pour la première fois comme pianiste avec orchestre à l'âge de 13 ans en interprétant le 9ème Concerto K271 Jeune homme de Mozart. En 1991, il entre au CNSM de Paris dans la classe de piano de Michel Béroff et suit parallèlement des cours de musique de chambre. Il y obtient quatre ans plus tard le DFS, ainsi que diverses récompenses en histoire du jazz, en acoustique, en déchiffrage et en analyse. Suite à cela, il remporte divers Premiers Prix de Concours Nationaux et Internationaux tels que ceux du Royaume de la Musique, du Concours Claude Kahn ou encore du Concours de Saint-Nom La Bretèche et est depuis invité à se produire en récital en France, en Allemagne (Hattersheim/Düsseldorf), en Italie (Rome), en Tunisie (Hammamet) à La Réunion, et dernièrement à Madagascar, à l'occasion de divers événements tels que festivals, congrès médicaux ou pour des œuvres caritatives (concerts au profit des victimes du cyclone "Geralda" à Antananarivo, éditions 2002 et 2003 du Téléthon avec le COUPS : Chœur et Orchestre de l'Université Paris-Sorbonne et à l'église St-Merry). Depuis 2004, il forme un duo avec le pianiste et compositeur Enguerrand-Friedrich Lühl. Parallèlement à son activité de concertiste, il mène régulièrement une action pédagogique active à Madagascar au travers d'ateliers, de Master Classes, de concerts et de jury de concours.

Philippe Barbey-Lallia, pianiste, chef d’orchestre

De nationalité franco-finlandaise, ce jeune chef d’orchestre a débuté sa carrière en tant que pianiste concertiste. Après plusieurs Prix de la ville de Paris à l’unanimité en piano et musique de chambre, il a intégré le CNSM de Paris où il a obtenu ses diplômes de pianiste concertiste et de musicien chambriste à l’unanimité. Il y a reçu l’enseignement de Bruno Rigutto, Daria Hovora, Claire-Marie Le Guay, Pierre-Laurent Aimard... Lauréat de concours internationaux, il s’est produit à la Cité Internationale, la Salle Cortot, la Maison de la Radio, au Palais des Congrès, en la Cathédrale Notre-Dame de Paris, au Festival du Vexin, au Festival des Nuits de Sainte-Anne à Montpellier, à la Halle aux grains de Toulouse et au Musée des Jacobins… mais également à l’étranger (Finlande, Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique, Irlande, Italie…). Depuis le premier concert qu’il a dirigé à l’âge de 12 ans, Philippe Barbey-Lallia se destine à la carrière de chef d’orchestre. Il a abordé l’écriture, l’analyse, l’orchestration et la direction d’orchestre au Conservatoire du Centre de Paris, avant d’entrer au CNSMDP dans la classe de Claire Levacher. Il a participé aux masterclasses de Martin Lebel, Olivier Dejours, Janos Fürst… Sélectionné par la prestigieuse Académie Chigiana de direction d’orchestre à Sienne, il a travaillé auprès du maestro Gianluigi Gelmetti qui l’a nommé lauréat de la promotion 2004. Depuis, il a été invité à diriger notamment l’Orchestre Col Canto, l’ensemble Les Folies Dramatiques, l’Orchestre des Lauréats du CNSMDP, l’Orchestre de Sofia, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse… Il est chef titulaire de l’ensemble orchestral Ellipses, dédié à la création d’œuvres de jeunes compositeurs, ainsi que de l’Orchestre Cinématographique de Paris. Son talent avéré pour le répertoire lyrique l’a amené à diriger plusieurs opéras d’Offenbach, Gounod et Mozart, ainsi que Le Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn et le spectacle Viva Rossini sous l’égide de la fondation Rossini de France

Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy, pianiste, compositeur, chef d'orchestre

Après avoir terminé brillamment ses études de piano à la Schola Cantorum, Lühl complète sa formation en entrant à 15 ans au CNSM de Paris. 3 ans après, il obtient un Premier Prix de piano à l’unanimité. Parallèlement à son cursus de piano, il suit des cours d’analyse musicale, de jazz, de musique de chambre, de direction d’orchestre, d’harmonie et de contrepoint avec une passion grandissante. Après ses études, il entre dans le monde charismatique du Concours International et s’y consacre pleinement. Dès 1998, il devient lauréat de plusieurs concours, dont notamment Rome, Pontoise et le Tournoi International de musique. Depuis, il fréquente les grandes scènes d’Europe (récitals, musique de chambre, avec orchestre). La presse le qualifie unanimement de concertiste international. Il travaille depuis 2005 pour le compositeur américain John Williams, pour lequel il transcrit les partitions de ses plus grands thèmes de musique de films pour piano seul et deux pianos. Il a enregistré en 2003 le CD « John Williams au piano vol. I » avec ses propres arrangements des plus grands thèmes d’Hollywood pour piano seul. Un deuxième volume vient d’être enregistré avec les plus grands thèmes de Star Wars pour deux pianos. Son catalogue de compositeur est considérable : six symphonies, deux concertos pour piano, de la musique de chambre, diverses pièces pour soliste et orchestre, environ 120 pièces pour piano seul, des orchestrations et réductions, une musique de film...

 

Polymnie

 

Very happy about his latest work, the composer called one of his friends to listen to his latest composition over the telephone. He put the receiver on the piano seat next to him and plays the piece for him which had just been completed without any previous practice or work on it.
He only plays this way with pieces written for the piano because being a perfectionist he prefers not to transform the manuscript by adapting it spontaneously for the piano when it is chamber music or orchestral pieces.
Lühl composes while sitting at the table and does not need instrumental support to find harmony, sounds and rhythms because he hears them in his head. However, as a pianist he can not resist playing certain passages that he has just written. He has never changed his way of working. Aged nine he wrote his first work which consisted of two virtuoso pages. Lühl doesn’t divulge in public his way of working; often he repeats himself at the end of a concert when the public asks him : "How do you do it ?!” For him it’s the result of sounds and their architecture which matters, not the fact of writing an entire book on a very private journey of self discovery which results in his music. “When I’m gone the others can ask themselves these questions. It will give them something to talk about”, he smiles.
After ten years of studies in harmony and conterpoint his training was complete. Since childhood he always knew he would spend every moment composing once he had acquired the tools which were necessary to do so. And so he completed his project over the years revisiting piano pieces, chamber music and symphonies by rewriting them entirely and only preserving the main thematic elements, so as to create a unity and stylistic and musical cohesion throughout his catalogue.
At the same time he continues to compose new pieces. Each future work is inspired by the previous one, creating in a way the thread that runs though time and space in his music. Each written piece is a witness, a page from a diary to be decoded by the listener. Lühl composes directly on paper without any drafts. His intellectual work is like Arnold Schönberg’s for example: the music runs through his head while walking or giving classes, or even on his bicycle…! And often in addition to the work, “the inspiration comes while writing”. Once the sequence is clear in his head he only has to write it down. He works very quickly and his catalogue is quite large given his young age and already includes 160 Opuses (LWV= Lühl-Werke-Verzeichnis, in English ‘Lühl’s work catalogue), which include seven symphonies, two piano concertos, different pieces for solo and orchestra, symphonic poems, chamber music, … and at least 120 pieces for piano. His opera Unvergessen (Unforgotten) in three acts based on a historical drama, was performed ten times in January 2004 at Bolzano, the Tyrolean capital of Northern Italy.
Several years ago, he started working with the “Vauban Association” to compose commemorative works on the great French Marshall de Vauban (1633-1707) for his tercentenary to be celebrated in 2007. He is in charge of the musical part by having composed four great pieces : a string quartet, a Requiem in memoriam Vauban, a symphonic poem la Chamade work for choir and orchestra which illustrates Vauban’s essay about the attack and defence of fortified citadels, and a suite for solo string entitled Suite Royale (King suite) in the memory of Louis XIV.
His pieces for piano are classed by cycle in accordance with his desire for unity throughout his work. He refuses “unusual” commissions (e.g. clarinet and flute, accordion and piano…), all that is not useful for his purposes. He writes at the moment of inspiration and for unity of style. His ultimate goal is to leave to prosperity a cultural patrimony of quality as well as an entity which has witnessed his artistic processes during these years of creativity.
Even in the choice of the nomenclatura, the construction of the work and its topic, Lühl remains a classical composer, following in the tradition of Brahms, Tchaikovsky or the young Rachmaninoff and Scriabin and avoiding extravagant experiments. Strongly attached to symbolism, his free pieces often carry enigmatic and meditative titles. Having finished a double training in piano and conducting at the Conservatoire National de Paris in 1995, he never went back to it as a teacher, as so many do. Lühl is an international musician, and feels also, because of his family roots, a close artistic affinity with the Slavs and Germans. His music “lasts”, takes time to expand during long progressions. “Every work is a variation on the previous one with all its own innovations; the entire work of an artist is just a variation, a reflexion of his personality. [...] One has to find oneself through Beauty which one has so search for and find as one’s own Truth. It’s only like this that we can create our own style and our own musical personality by using reflexes to formulate that which we like in our pieces. It’s only in finding ourselves through music that we are capable of moving the listener, this silent judge who contributes to insuring the perenity of a work.”
For many years he has been working on the integral works of the Russian composer Alexander Scriabin.
Besides transcriptions and individual pieces his catalogue for piano alone includes six sonatas, eight ballads, twenty musical moments and about thirty preludes, waltzes, etudes and suites.
Lühl is an accomplished artist: an enthusiastic amateur of French Art Nouveau, the impressionist painters and Italian Renaissance Architecture. He is also the author of several essays, short stories and novels on philosophy, history, science-fiction as well as poetry and scientific works on musicology.
His recordings are available at the music label Polymnie, for which he already recorded several works of his own, conducting an orchestra for his Fifth Symphony (POL 990 361), or playing the piano, and more recently a CD of piano pieces by S. Rachmaninoff and the Rhapsody on a theme by Paganini and the Second piano concerto op. 18 (POL 150 865). Lühl is planning to record his entire work (about 40 CDs).
Elena Ossipova

translation : Patricia O'Nolan

Nocturne & March LWV 4
Before the first original pieces and his opus 1 (the transcription for piano solo of Mahler’s First Symphony), Lühl had already filled several music books with compositions of all sorts. How does a composer and what criteria decides him to name a work “opus one” ? For Lühl, the reply is simple : “you have to start somewhere”. He knew at the time that his pieces were not mature enough, and he lacked the experience necessary to do so. With these two pieces, which were composed in December 1990, we enter into the melodic and harmonious universe of Lühl, which later would generate all his creativity.

Waltz LWV 5
Inspired by Eastern European folk music since his youngest years, Lühl composed this waltz in February 1991 inspired entirely by a polish Mazurka.

Theme & Variations LWV 7
The first larger piece for piano is an exercise in style dated “October 1992”. Its originality rests upon the first musical sequence which in reality is a prelude-variation before the theme, which serves at the same time as an introduction and the predominant tone of the work in general.
This procedure is to be found in the rhapsody on a theme of Paganini by Rachmaninoff, where the author adds a false theme in the previous manuscript. The idea of orchestrating the piece was abandoned by the composer, but the different variations are felt in the orchestral enlargement.

Elegy LWV 10
This slow and meditative piece shows the extreme tightness of the musical material with which a composer may work to create an entirely independent piece from very few elements. On the front page is the mention “La Ciotat – august 92”, a little village close to Marseille in the South of France.

Theme & Variations LWV 11
Naive and puerile in appearance, this second exercise in style in the form of small isolated variations around an original theme is full of little original touches. On the manuscript is mentioned “la Ciotat – 29-30. 8.1993”.

Moment musical LWV 14
It’s the first of 17 musical moments which the author wrote until release of this CD. This dates from March 19th 1994. A certain passage in the middle has echoes of the Offertory from the Vauban Requiem LWV 61, composed much later, in 2001.

Étude LWV 15
“Destined to be an encore at the end of a concert, this etudes shines with virtuosity without ever presenting any real difficulty in its execution. The etude consists of the use of stretching both thumb and ring finger in a form of warming up exercise, which doesn’t demand a lot of effort.” [the author]. It was composed in Spring 1994.

Waltz LWV 18
The waltz LWV 18, commenced in Trier in Germany in 1994, and finished in May 1995 was premiered in August 1997 in the Salle Poirel in Nancy. It is part of numerous individual pieces which make up Lühl’s catalogue for piano.

Moment musical LWV 20
A very difficult piece to play, the second Moment musical from the series is full of passion, which can be also found in his fist ballad. It was composed in April 1995.

Ballad n°1 LWV 22
It is a brilliant piece played with the right hand; it is almost exclusively written in octaves and demands a great elasticity of the wrist. A composer, even if he has to play his own pieces in concert, does not realize the real difficulty for an external pianist, because while composing, he has already digested the essential of the digital work as well as the structure. So for Lühl it shouldn’t represent a real challenge : “One should not compose either for an instrument or a musician, because one limits one’s creative possibilities. One must, like Bach or Mozart, compose music just for the music.” The piece dates from July-August 1995.

Träumerei (Rêverie) LWV 23
This slow piece terminates the first CD of works for piano by Lühl. Originally, the Moment musical LWV 20, this “rêverie” and the Scherzo LWV 24 were put together in a cycle. Later, the author cut up the cycle by putting an opus for each piece. This piece was composed in June 1995.
Mahery Andrianaivoravelona, pianist

Mahery Andrianaivoravelona first performed as a pianist with orchestra at the age of thirteen when he played Mozart’s 9th concerto K271. In 1991 he began his studies at the Paris Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMDP) with Michel Béroff and at the same time followed courses in chamber music. Four years later he received his diploma from the CNSMDP as well as many awards in history of jazz, acoustics and musical theory. After that he won various first prizes nationally and internationally such as the Royaume de la musique, the Claude Kahn competition and the international Saint-nom-la-Bretèche competition. He has also played internationally in France, Germany and Italy, Tunisia, La Réunion and lately in Madagascar for festivals and special events. Since 2004 he performs in duo with the pianist and composer Enguerrand-Friedrich Lühl. In parallel to his activity as a concert pianist he organises special music workshops for master classes, concerts and juries in Madagascar.

Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy, pianist, composer, conductor

Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy was born in Paris in 1975. He started his studies as a pianist at the Schola Cantorum then completed his training by entering the Conservatoire National Supérieur de Musique in Paris aged 15. Three years later he obtained first Prize for piano. Parallel to his piano cursus he studied music analysis, chamber music, orchestral conducting, harmony and contrapoint. Since 1998 he has won several international competitions and plays at prestigious venues throughout Europe. The press is unanimous in considering him as an international concert pianist. Since 2002 he has been working with the production company Musique & Toile specialized in the organisation of musical and film events for which he plays his own arrangements for piano solo and duo of Hollywood’s great film scores composed by John Williams. His 1300 pages of musical arrangements will be edited at a future date. He also recorded a CD entitled “John Williams’ music vol. 1” A second has just been recorded with more great themes from Star Wars for two pianos. His composer’s catalogue is impressive: six symphonies, two piano concertos, chamber music, various pieces for soloist and orchestra, around 120 original pieces for piano, orchestrations and arrangements, film music…
Philippe Barbey-Lallia, pianist, conductor

Of French-Finnish nationality, this young conductor began his careeras pianist concert performer. He obtained at CNSM of Paris the diplomas of pianist and chamber music. He received the teaching of Bruno Rigutto, Daria Hovora, Claire-Marie Le Guay, Pierre-Laurent Aimard... International prize-winner of competition, he play in the Cité Internationale, the Salle Cortot, the Maison de la Radio, the Palais des Congrès, the Cathedral Notre-Dame de Paris, to the Festival of Vexin, to the Festival des Nuits de Sainte-Anne in Montpelier, in the Halle aux Grains of Toulouse and in the Museum of the Jacobins but also abroad (Finland, Great Britain, Germany, Belgium, Ireland, Italy). Since his first concert at the age of 12, Philippe Barbey-Lallia intends himself for conductor's career. He approached the writing, the analysis, the orchestration and the directionof orchestra in Paris with Claire Levacher, Martin Lebel, Olivier Dejours, Janos Fürst, and Gianluigi Gelmetti on the occasion of prestigious Chigiana academy of Siena. He conduct the Orchestra Col Canto, the Folies Dramatiques, the Orchestra of the Prize-winners of the CNSMDP, the Sofia Orchestra, the Symphony Orchestra of Mulhouse, the Orchestra Ellipses, and the Film Orchestra of Paris.

 

 

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