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Enguerrand-Fredrich Lühl, L'œuvre pour piano Volume 2

Philippe Barbey-Lallia Mahery Andrianaivoravelona Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy, piano

POL 151 276

11
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Polymnie
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Enguerrand-Friedrich Lühl
Scherzo LWV 24

Tod und Leidenschaft LWV 25

Trois pièces lyriques LWV 27
I
II Intermezzo
III Thème et variations

Deux Études LWV 29
I
II "Pour une main seule"

Ballade n° 2 LWV 30

   
 

Ce disque est le deuxième volume des jusqu’à présent dix CDs prévus pour l’intégrale des œuvres pour piano de Lühl. Il rassemble les premières œuvres (dans la suite chronologique directe du premiers CD), écrites juste après la fin de sa formation au Conservatoire National de Paris.
Actuellement, sa production avance vite, et il compose plus vite qu’il n’enregistre. Mais c’est « un moment de grâce dans ma vie », dit-il, car, sollicité comme tout le monde, le temps lui manque pour se recueillir devant la feuille blanche qui ne tarde pas à se remplir.

Lühl compose à la table, il n’a pas besoin de support instrumental pour se retrouver dans son monde harmonieux de sons et de rythmes. Cependant, en tant que pianiste, il ne peut pas résister de répéter certains passages qu’il vient d’écrire, pour commencer à les travailler au clavier. Il n’a pas changé de méthode de travail depuis sa première œuvre, une petite pièce de deux pages, déjà très virtuose, composée à l’âge de neuf ans et demi. Lühl parle peu en public de son procédé de composition ; souvent, il se répète en répondant à la question classique qui lui est posée après un concert : « Comment faites-vous ? » Pour lui, c’est le résultat auditif et architectural qui compte, pas le fait d’écrire un livre entier sur le chemin très personnel à parcourir pour arriver à ce résultat. « Quand je serai mort, les autres pourront se casser la tête là-dessus à ma place ; cela leur donnera sujet à travailler ! », remarque-t-il en souriant.
Après dix ans d’études d’harmonie et de contrepoint, son travail est abouti. Ainsi avait-il déjà pensé, enfant, à composer certes sans relâche pour apprendre avec chaque nouvelle œuvre, mais pour plus tard, une fois qu’il aurait acquis les outils nécessaires pour « ne plus faire de fautes d’écriture et de structure et d’étourderies de jeunesse », remanier toutes ses œuvres de jeunesse pour les raccorder avec les œuvres dites "correctes". Ainsi, il réalisa son projet sur des années, revisitant pièces pour piano, musique de chambre et symphonies, partiellement en les réécrivant entièrement en ne gardant que le thème principal, de manière à constituer à travers son catalogue, une unité, une cohésion stylistique et musicale à travers son œuvre. Parallèlement, il continua à composer de nouvelles pièces. Chaque future œuvre s’inspire de la précédente, créant ainsi un fil conducteur. Inlassablement à la recherche du Beau et du Vrai, il cherche son propre idéal à travers sa musique. Chaque œuvre rédigée est un témoignage, une page de journal intime à décrypter pour l’auditeur. Lühl compose directement au propre sur le papier, sans brouillon, sans esquisses, sans essais ; son travail intellectuel se fait, comme chez Arnold Schönberg par exemple : en amont dans la tête, en se promenant, en donnant des cours, dans les transports… et souvent, en complément de travail, « l’inspiration vient avec l’écriture ».
Une fois la séquence élaborée, il n’a plus qu’à la rédiger sur le papier. Travaillant ainsi à grande vitesse, son catalogue est considérable malgré son jeune âge et regroupe déjà près de 150 opus (LWV = Lühl-Werke-Verzeichnis, en français « catalogue des œuvres de Lühl »), dont sept symphonies, deux concertos pour piano, diverses pièces pour soliste et orchestre, des poèmes symphoniques, de la musique de chambre… et au moins 120 pièces pour piano. Son opéra Unvergessen (Inoubliable) en trois actes sur un drame historique a été crée en janvier 2004 à Bolzano, capitale du Tyrol du Sud italien (10 représentations). L’Association Vauban lui a commandé une série d’œuvres commémoratives pour célébrer l’année des 300 ans de la mort du Maréchal en 2007 : un Requiem in memoriam Vauban, le poème symphonique La Chamade sur l’ouvrage Traité d’attaque des places en douze temps, essai stratégique du Maréchal, une symphonie de chambre pour orchestre à cordes, un quatuor à cordes, illustrant des lettres originales de Vauban, une Suite Royale pour corde ou flûte seule.
Ses pièces pour piano sont classées par cycle, encore une fois selon sa volonté d’unité à travers son travail. Il refuse des commandes insolites pour des formations hétéroclites (clarinette et flûte, accordéon et piano…), tout ce qui ne peut pas se reproduire pour créer un cycle. Il écrit selon son inspiration et son projet d’unité de style dans son catalogue. Son but ultime : léguer à la postérité un patrimoine culturel de qualité en tant qu’entité témoignant de son cheminement artistique personnel au fil des années de création.
Même dans le choix de la nomenclature, de la construction de l’œuvre et du sujet à traiter, Lühl reste un compositeur foncièrement classique, suivant la tradition des contemporains tels que Brahms, Tchaïkovski ou les jeunes Rachmaninoff et Scriabine, et faisant fi des modes et expérimentations extravagantes. Fortement attaché à la symbolique, ses pièces libres portent souvent des titres énigmatiques et méditatifs. Ayant terminé sa double formation de pianiste et de chef d’orchestre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris en 1995, il n’est depuis jamais retourné sur ces lieux. Lühl est un "international", se sentant cependant, peut-être aussi par ses origines familiales, artistiquement foncièrement slave et germanique. Sa musique "dure", prend le temps de s’épanouir dans de longues progressions.
« Chaque œuvre est une variation de la précédente, avec toutes ses innovations propres à elle-même ; l’œuvre entière d’un artiste n’est qu’une variation, un angle de vue de sa personnalité. [...] il fait se trouver soi-même à travers ce Beau que nous nous devons de rechercher, nous devons trouver notre Vrai. Ce n’est que comme cela que nous pourrons créer notre style, notre personnalité musicale, réutiliser nos réflexes, bien formuler ce que nous aimons vraiment dans nos pièces ; ce n’est qu’en nous trouvant par notre musique que nous serons capables de toucher l’auditoire, cet arbitre silencieux qui contribue à assurer ou non la pérennité d’une œuvre à travers le temps. »
Outre des transcriptions et des pièces individuelles de caractère, son catalogue pour piano seul comporte 5 sonates, six ballades, une vingtaine de moments musicaux, une trentaine de préludes, des valses, des études et des cycles d’œuvres.
Pendant des années, il a préparé en tant que pianiste l’intégrale des oeuvres du compositeur russe Alexandre Scriabine. Ensuite, c’est à Serge Rachmaninov qu’il dédie son engagement pianistique avec toute son énergie en cherchant des œuvres nouvelles et inédites.

Scherzo LWV 24
C’est une pièce très énergique qui ouvre ce CD, composée entre le 5 et le 6 mai 1995, la deuxième de ses pièces individuelles de caractère. Le Scherzo est pratiquement essentiellement construit sur un élément syncopé, alors que le Trio est beaucoup plus doux et contrasté dans l’ambiance, chanté et mélodieux, même s’il contient un lien de parenté éloigné thématique avec le Scherzo.

Tod und Leidenschaft LWV 25
C’est l’œuvre la plus longue en un seul mouvement de son compositeur. Conçue en deux parties, elle dépeint les sentiments de mort et de passion qui entourent l’âme humaine. Mais il ne s’agit pas d’une mort lugubre et funeste, comme on peut la trouver dans les dernières œuvres de Liszt. Cette mort appelle à l’espoir, elle est partagée entre l’image qu’on lui attribue et ce qu’elle peut représenter d’autre… La passion, elle, reste déchaînée et désespérée jusqu’à la fin et demande au pianiste un défi exceptionnel d’endurance pour arriver jusqu’au bout sans perdre haleine. Quelques années après, en 1999, il reprend la thématique préférée des grands absolus et compose sa Cinquième Symphonie. La pièce a été originairement écrite du 12 au 20 novembre 1995.
Les Trois pièces lyriques LWV 27 sont les pièces grâce auxquelles Lühl a pu s’inscrire en tant que membre de la SACEM. Elles ont été créées à la salle Poirel à Nancy par la pianiste Juliette Boubel. La résonance fut positive auprès du public nancéen, mais cette fois, la presse, qui avait noté l’année passée au même endroit que « les œuvres de Lühl auraient mérité plus d’attention », resta silencieuse. Le compositeur fut satisfait de l’interprétation de la jeune musicienne, mais il remania indépendamment de cela ses pièces quelques années après, les jugeant « trop puériles, comme le reste de mes pièces de jeunesse, d’ailleurs ».

Deux Études LWV 29
Faisant partie de la preuve écrasante de la technique instrumentale du compositeur, Lühl parvient ici à un tour de force avec ses deux petites pièces très différentes l’une de l’autre. La première étude (10-11 août 1996) est tirée d’un chant populaire roumain, même si le matériau a tant été déformé et rendu « savant » qu’il est pratiquement impossible d’en déceler les origines. La deuxième (19-20 août 1996) a été écrite pour la main gauche seule, pour son deuxième professeur de piano, Dimitris Saroglou. Ce dernier s’était abîmé le poignet droit suite à une chute et a dû cesser son activité de pianiste pendant plusieurs semaines, ce qui donna suffisamment de temps au jeune compositeur pour lui écrire une pièce, dans laquelle on a réellement l’impression qu’elle est écrite pour deux pianos. Elles n’ont été créées qu’en 2009 par le compositeur.

La Ballade n° 2 LWV 30 a été composée dans une salle de classe du concours international de piano « Franz Liszt » de Budapest puis à Paris à son retour (septembre/octobre 1996). Pendant le concours, il rencontra un pianiste américain – qui refusa de s’identifier sous son vrai nom – avec lequel il sympathisa pendant son séjour. Plusieurs mois après, « Phoenix » les créa en Allemagne.

Elena Ossipova

 

Lühl-Dolgorukiy est un artiste complet. Grand amateur d’Art Nouveau, de peinture impressionniste et d’architecture de la Renaissance italienne, il est également l’auteur de nombreuses œuvres littéraires en trois langues dans les thématiques les plus diverses (essais, romans à caractère historique, philosophique, futuriste ou dramatique, recueils de poésies, ouvrages scientifiques musicologiques, nouvelles…). Il travaille en collaboration avec les éditions phonographiques Polymnie pour l’intégrale de l’enregistrement de ses œuvres. Sont déjà disponibles ses quatre premiers Quatuors à cordes (POL 480 243 et POL 480 364), le Requiem Vauban (POL 790 344), sa cinquième Symphonie sous sa direction (POL 990 361) et deux CD Rachmaninoff (POL 150 657 et POL 150 865), dont le deuxième Concerto pour piano op. 18 et la Rhapsodie sur un thème de Paganini dans une réduction pour deux pianos de l’auteur. D’autres albums sont en préparation.

Mahery Andrianaivoravelona s'est produit pour la première fois comme pianiste avec orchestre à l'âge de 13 ans en interprétant le 9ème Concerto K271 Jeune homme de Mozart. En 1991, il entre au CNSM de Paris dans la classe de piano de Michel Béroff et suit parallèlement des cours de musique de chambre. Il y obtient quatre ans plus tard le DFS, ainsi que diverses récompenses en histoire du jazz, en acoustique, en déchiffrage et en analyse. Suite à cela, il remporte divers Premiers Prix de Concours Nationaux et Internationaux tels que ceux du Royaume de la Musique, du Concours Claude Kahn ou encore du Concours de Saint-Nom La Bretèche et est depuis invité à se produire en récital en France, en Allemagne (Hattersheim/Düsseldorf), en Italie (Rome), en Tunisie (Hammamet) à La Réunion, et dernièrement à Madagascar, à l'occasion de divers événements tels que festivals, congrès médicaux ou pour des œuvres caritatives (concerts au profit des victimes du cyclone "Geralda" à Antananarivo, éditions 2002 et 2003 du Téléthon avec le COUPS : Chœur et Orchestre de l'Université Paris-Sorbonne et à l'église St-Merry). Depuis 2004, il forme un duo avec le pianiste et compositeur Enguerrand-Friedrich Lühl. Parallèlement à son activité de concertiste, il mène régulièrement une action pédagogique active à Madagascar au travers d'ateliers, de Master Classes, de concerts et de jury de concours.

De nationalité franco-finlandaise, le jeune chef d’orchestre Philippe Barbey-Lallia a débuté sa carrière en tant que pianiste concertiste. Après plusieurs Prix de la ville de Paris à l’unanimité en piano et musique de chambre, il a intégré le CNSM de Paris où il a obtenu ses diplômes de pianiste concertiste et de musicien chambriste à l’unanimité. Il y a reçu l’enseignement de B. Rigutto, D. Hovora, C-M. Le Guay, P-L. Aimard... Lauréat de concours internationaux, il s’est produit à la Cité Internationale, la Salle Cortot, la Maison de la Radio, au Palais des Congrès, en la Cathédrale Notre-Dame de Paris, au Festival du Vexin, au Festival des Nuits de Sainte-Anne à Montpellier, à la Halle aux grains de Toulouse et au Musée des Jacobins… mais également à l’étranger (Finlande, Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique, Irlande, Italie…). Depuis le premier concert qu’il a dirigé à l’âge de 12 ans, Philippe Barbey-Lallia se destine à la carrière de chef d’orchestre. Il a abordé l’écriture, l’analyse, l’orchestration et la direction d’orchestre au Conservatoire du Centre de Paris, avant d’entrer au CNSMDP dans la classe de Claire Levacher. Il a participé aux masterclasses de M. Lebel, O. Dejours, J. Fürst… Sélectionné par la prestigieuse Académie Chigiana de direction d’orchestre à Sienne, il a travaillé auprès du maestro Gianluigi Gelmetti qui l’a nommé lauréat de la promotion 2004. Depuis, il a été invité à diriger notamment l’Orchestre Col Canto, l’ensemble Les Folies Dramatiques, l’Orchestre des Lauréats du CNSMDP, l’Orchestre de Sofia, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse… Il est chef titulaire de l’ensemble orchestral Ellipses, dédié à la création d’œuvres de jeunes compositeurs, ainsi que de l’Orchestre Cinématographique de Paris. Son talent avéré pour le répertoire lyrique l’a amené à diriger plusieurs opéras d’Offenbach, Gounod et Mozart, ainsi que Le Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn et le spectacle Viva Rossini sous l’égide de la fondation Rossini de France.

 

Polymnie

This recording is the second volume of ten CDs planned as the complete works for piano solo by Lühl. It includes his first works in chronological order written just at the end of his training at the Conservatoire National de Paris. Presently his production is advancing nicely and he is composing faster than his recordings. But it is “a moment of great happiness in my life”, he says, because sought after by everybody, he lacks time for himself and composing, which once he begins advances very quickly.
Lühl composes while sitting at the table and does not need instrumental support to find harmony, sounds and rhythms because he hears them in his head. However, as a pianist he can not resist playing certain passages that he has just written. He has never changed his way of working. Aged nine he wrote his first work which consisted of two virtuoso pages. Lühl doesn’t divulge in public his way of working; often he repeats himself at the end of a concert when the public asks him : "How do you do it ?!” For him it’s the result of sounds and their architecture which matters, not the fact of writing an entire book on a very private journey of self discovery which results in his music. “When I’m gone the others can ask themselves these questions. It will give them something to talk about”, he smiles.
After ten years of studies in harmony and conterpoint his training was complete. Since childhood he always knew he would spend every moment composing once he had acquired the tools which were necessary to do so. And so he completed his project over the years revisiting piano pieces, chamber music and symphonies by rewriting them entirely and only preserving the main thematic elements, so as to create a unity and stylistic and musical cohesion throughout his catalogue.
At the same time he continues to compose new pieces. Each future work is inspired by the previous one, creating in a way the thread that runs though time and space in his music. Each written piece is a witness, a page from a diary to be decoded by the listener. Lühl composes directly on paper without any drafts. His intellectual work is like Arnold Schönberg’s for example: the music runs through his head while walking or giving classes, or even on his bicycle…! And often in addition to the work, “the inspiration comes while writing”. Once the sequence is clear in his head he only has to write it down. He works very quickly and his catalogue is quite large given his young age and already includes 160 Opuses (LWV= Lühl-Werke-Verzeichnis, in English ‘Lühl’s work catalogue), which include seven symphonies, two piano concertos, different pieces for solo and orchestra, symphonic poems, chamber music… and at least 120 pieces for piano. His opera Unvergessen (Unforgotten) in three acts based on a historical drama, was performed ten times in January 2004 at Bolzano, the Tyrolean capital of Northern Italy.
Several years ago, he started working with the “Vauban Association” to compose commemorative works on the great French Marshall de Vauban (1633-1707) for his tercentenary to be celebrated in 2007. He is in charge of the musical part by having composed four great pieces : a string quartet, a Requiem in memoriam Vauban, a symphonic poem la Chamade work for choir and orchestra which illustrates Vauban’s essay about the attack and defence of fortified citadels, and a suite for solo string entitled Suite Royale (King suite) in the memory of Louis XIV.
His pieces for piano are classed by cycle in accordance with his desire for unity throughout his work. He refuses “unusual” commissions (e.g. clarinet and flute, accordion and piano…), all that is not useful for his purposes. He writes at the moment of inspiration and for unity of style. His ultimate goal is to leave to prosperity a cultural patrimony of quality as well as an entity which has witnessed his artistic processes during these years of creativity.
Even in the choice of the nomenclatura, the construction of the work and its topic, Lühl remains a classical composer, following in the tradition of Brahms, Tchaikovsky or the young Rachmaninoff and Scriabin and avoiding extravagant experiments. Strongly attached to symbolism, his free pieces often carry enigmatic and meditative titles. Having finished a double training in piano and conducting at the Conservatoire National de Paris in 1995, he never went back to it as a teacher, as so many do. Lühl is an international musician, and feels also, because of his family roots, a close artistic affinity with the Slavs and Germans. His music “lasts”, takes time to expand during long progressions. “Every work is a variation on the previous one with all its own innovations; the entire work of an artist is just a variation, a reflexion of his personality. [...] One has to find oneself through Beauty which one has so search for and find as one’s own Truth. It’s only like this that we can create our own style and our own musical personality by using reflexes to formulate that which we like in our pieces. It’s only in finding ourselves through music that we are capable of moving the listener, this silent judge who contributes to insuring the perenity of a work.”
For many years he has been working on the integral works of the Russian composer Alexander Scriabin.
Besides transcriptions and individual pieces his catalogue for piano alone includes six sonatas, eight ballads, twenty musical moments and about thirty preludes, waltzes, etudes and suites.
Then, it’s to Serge Rachmaninov that he dedicates his piano activity with all his energy researching new and unedited works.

Scherzo LWV 24
This is a very energetic piece which opens this CD, composed in May 1995, the second of his individual pieces for piano. The Scherzo is practically build by a highly developed rhythmic element, whereas the Trio is much softer and contrasting in its atmosphere, melodious, even if it is distantly linked with the Scherzo’s main theme.

Tod und Leidenschaft LWV 25
It is the longest and in one movement composed by its author. Conceived in two parts, it illustrates the sentiments of Death and Passion, which encompass the human being. But it is not only a sad and funereal Death, as one finds in the last works of Liszt. This death calls out for Hope, it is torn between the image one attributes to it and what it really is… The Passion stays unleashed and without hope until the end and demands of the pianist an exceptional and enduring challenge to play till the end without losing control.
Some years later, in 1999, he reworked his favorite life themes and composed his Fifth Symphony. The piece was originally written between November 12th and 20th 1995.

The Three lyrical pieces LWV 27 were the ones which allowed Lühl to become a member of the SACEM (the French company of composers and musicians). There were premiered in the Salle Poirel in Nancy by the pianist Juliette Boubel. The reaction of the public was positive, but this time the press which had written about other pieces the previous year, remained silent. The composer was satisfied with the young musician’s interpretation but he reworked independently these pieces some years later, having judged them as being too puerile like some of the pieces written as a teenager.

Two Etudes LWV 29
These two pieces show remarkable proof of the composer’s technical accomplishment and Lühl succeeds in creating a tour de force ; both pieces are very different from each other. The first Etude (august 1996) was inspired by a popular Rumanian folk song, even if the material was reworked and made technical, and it is practically impossible to guess its origins.
The second piece was written for his second piano teacher Dimitris Saroglou, who accidently broke his right hand wrist, so that Lühl composed the piece for a left hand playing. It gives the impression that it was written for two pianos. There were only premiered in 2009 by the composer.

The Ballad n° 2 LWV 30 was written in a class room at the international Franz Liszt piano competition in Budapest, then in Paris (September/October 1996). During the competition he met an American pianist – who refused to identify himself. Despite this they became friends during their stay in Budapest. Several months later, “Phoenix”, the pianist’s pseudonym, premiered the ballad in Germany.
Elena Ossipova translation : Patricia O'Nolan

Lühl is an accomplished artist : an enthusiastic amateur of French Art Nouveau, the impressionist painters and Italian Renaissance Architecture. He is also the author of several essays, short stories and novels on philosophy, history, science-fiction as well as poetry and scientific works on musicology. His recordings are available at the music label Polymnie, for which he already recorded several works of his own, conducting an orchestra for his Fifth Symphony (POL 990 361), or playing the piano, and more recently a CD of piano pieces by S. Rachmaninoff and the Rhapsody on a theme by Paganini and the Second piano concerto op. 18 (POL 150 865). Lühl is planning to record his entire work (about 40 CDs).

Mahery Andrianaivoravelona first performed as a pianist with orchestra at the age of thirteen when he played Mozart’s 9th concerto K271. In 1991 he began his studies at the Paris Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMDP) with M. Béroff and at the same time followed courses in chamber music. Four years later he received his diploma from the CNSMDP as well as many awards in history of jazz, acoustics and musical theory. After that he won various first prizes nationally and internationally such as the Royaume de la musique, the Claude Kahn competition and the international Saint-nom-la-Bretèche competition. He has also played internationally in France, Germany and Italy, Tunisia, La Réunion and lately in Madagascar for festivals and special events. Since 2004 he performs in duo with the pianist and composer Enguerrand-Friedrich Lühl. In parallel to his activity as a concert pianist he organises special music workshops for master classes, concerts and juries in Madagascar.

Of French-Finnish nationality, Philippe Barbey-Lallia, this young conductor, began his careeras pianist concert performer. He obtained at CNSM of Paris the diplomas of pianist and chamber music. He received the teaching of B. Rigutto, D. Hovora, C-M. Le Guay, P-L. Aimard... International prize-winner of competition, he play in the Cité Internationale, the Salle Cortot, the Maison de la Radio, the Palais des Congrès, the Cathedral Notre-Dame de Paris, to the Festival of Vexin, to the Festival des Nuits de Sainte-Anne in Montpelier, in the Halle aux Grains of Toulouse and in the Museum of the Jacobins but also abroad (Finland, Great Britain, Germany, Belgium, Ireland, Italy). Since his first concert at the age of 12, Philippe Barbey-Lallia intends himself for conductor's career. He approached the writing, the analysis, the orchestration and the directionof orchestra in Paris with C. Levacher, M. Lebel, O. Dejours, J. Fürst, and G. Gelmetti on the occasion of prestigious Chigiana academy of Siena. He conduct the Orchestra Col Canto, the Folies Dramatiques, the Orchestra of the Prize-winners of the CNSMDP, the Sofia Orchestra, the Symphony Orchestra of Mulhouse, the Orchestra Ellipses, and the Film Orchestra of Paris.

 

 

 

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