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Enguerrand-Friedrich Lühl, L'œuvre pour piano Volume 9

Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy, piano

POL 122 136

11
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Enguerrand-Friedrich Lühl

Sonate n°4 LWV 131 

Deux "Liebeswalzer" LWV 133 

Sonate n°5 LWV 139 

Moment musical LWV 140
Romance LWV 141 

   
 

Lühl-Dolgorukiy Vol. IX

Ce disque est le neuvième volume des seize CD prévus pour l’intégrale des œuvres pour piano seul de Lühl. Il rassemble les premières œuvres (dans la suite chronologique directe des premiers CD), écrites juste après la fin de sa formation au Conservatoire National de Paris. Lühl compose à la table et n’a pas besoin de support instrumental pour se retrouver dans son monde de sons et de rythmes. Cependant, pianiste, il ne peut résister de répéter certains passages pour commencer à les travailler au clavier. Après dix ans d’études d’harmonie et de contrepoint, son travail est abouti. Ainsi avait-il déjà pensé, enfant, à composer sans relâche pour apprendre, mais pour plus tard, une fois qu’il aurait acquis les outils nécessaires, "ne plus faire de fautes d’écriture et de structure ni d’étourderies de jeunesse", puis à remanier toutes ses oeuvres de jeunesse pour les raccorder avec les oeuvres dites "correctes". Ainsi, il réalisa son projet sur des années, revisitant pièces pour piano, musique de chambre et symphonies en les réécrivant entièrement et ne gardant que le thème principal de manière à constituer à travers son catalogue, une unité, une cohésion stylistique et musicale. Chaque future oeuvre s’inspire de la précédente, créant ainsi un fil conducteur.
Son catalogue est considérable et regroupe déjà près de 260 opus (LWV = Lühl-Werke- Verzeichnis, "catalogue des œuvres de Lühl "), dont dix symphonies, trois concertos pour piano, diverses pièces pour soliste et orchestre, des poèmes symphoniques, de la musique de chambre... et pas moins de 190 pièces pour piano. Son opéra Unvergessen (Inoubliable) en trois actes sur un drame historique a été créé en janvier 2004 à Bolzano, capitale du Tyrol du Sud italien (10 représentations).
L’Association Vauban lui a commandé une série d’œuvres commémoratives pour célébrer l’année des 300 ans de la mort du Maréchal en 2007 : un Requiem In memoriam Vauban, le poème symphonique La Chamade sur l’ouvrage Traité d’attaque des places en douze temps, une symphonie de chambre pour orchestre à cordes, un quatuor à cordes, illustrant des lettres originales de Vauban, une Suite Royale pour corde ou flûte seule.
Lühl reste un compositeur foncièrement classique, suivant la tradition des contemporains de Brahms, Tchaïkovski, Rachmaninoff ou Scriabine. Fortement attaché à la symbolique, ses pièces libres portent souvent des titres énigmatiques et méditatifs. Lühl est un "international", se sentant, peut-être par ses origines familiales, artistiquement slave et germanique. Outre des transcriptions et des pièces individuelles, son catalogue pour piano seul comporte neuf sonates, onze ballades, une trentaine de moments musicaux, une trentaine de préludes, des valses, des études et des cycles d’œuvres. Pendant des années, il a préparé en tant que pianiste l’intégrale des oeuvres d'Alexandre Scriabine. Ensuite, c’est à Serge Rachmaninov qu’il dédie son engagement pianistique avec toute son énergie en cherchant des œuvres nouvelles et inédites. Lühl-Dolgorukiy est un artiste complet. Grand amateur d’Art Nouveau, de peinture impressionniste et d’architecture de la Renaissance italienne, il est également l’auteur de nombreuses œuvres littéraires en trois langues dans les thématiques les plus diverses (essais, romans à caractère historique, philosophique, futuriste ou dramatique, recueils de poésies, ouvrages scientifiques musicologiques, nouvelles...). Il travaille en collaboration avec les éditions phonographiques POLYMNIE pour l’intégrale de l’enregistrement de ses œuvres.

Elena Ossipova

Polymnie

Sonate n°4 LWV 131
Composée entre le 23 juillet et le 2 août 2008, cette œuvre fut à l’origine conçue pour devenir le premier mouvement du Concerto pour piano et orchestre n°2. Alors qu’il se trouvait en résidence lors du festival "Musique en Morvan" entre deux représentations de son Requiem Vauban LWV 61 (disponible chez Polymnie sous la référence POL 790 344), il était en train de travailler sur un piano de l’école de musique de la ville d’Autun, lorsque le premier thème de l’œuvre jaillit de son imaginaire. Peu de jours plus tard, la pièce fut terminée et répertoriée dans le catalogue de l’artiste comme l’une des plus longues sonates en date.

Deux "Liebeswalzer" LWV 133
A l’issu d’un rêve fort romantique, le compositeur se réveille et met sur papier cette suite de deux valses d’amour, toutes deux composées à la suite le 20-21 septembre 2008.

Sonate n°5 LWV 139
Commencée à Helsinki le 4 janvier 2009 et terminée à Paris neuf jours plus tard, cette sonate vigoureuse marque la qualité virtuose de composition de son auteur.

Moment musical LWV 140
Lühl a déjà écrit une trentaine de pièces intitulées Moment Musical, souvent des pièces individuelles comme celle-ci, composée le 20 Janvier 2009

Romance LWV 141
Cette pièce mélancolique, composée le 1 février 2009, est destinée à son épouse, ne porte cependant, conformément à sa volonté initiale, pas de dédicace.

Variations sur un thème de Griboïedov LWV 144
Ces variations, composées entre les 23 mars et le 2 avril 2009, ont une intéressante histoire. L’épouse de Lühl, russe de naissance, avait suivi un cursus de musique dans le conservatoire de sa ville natale en piano et violon pendant plusieurs années. Durant ses études, elle fut amenée à étudier une valse simple mais non moins élégante du compositeur Alexandre Griboïedov. Griboïedov (1795-1829) était à l’origine diplomate et dramaturge, professions auxquelles se greffaient une veine musical occasionnelle. Fils d’une famille de petite noblesse, Griboïedov étudia à l’Université de Moscou pour obtenir ensuite un brevet dans un régiment de hussards, duquel il se retira en 1816 pour être affecté l’année suivante au service civil en tant que secrétaire de la délégation russe en Perse. Il apprend la langue et réussit à faire sortir de Perse une centaine de soldats russes. Il est assassiné lors d’un assaut de fanatiques dans l’ambassade russe à Téhéran le 30 janvier 1829. L’épouse de Lühl, Elena, joua de temps à autre cette jolie valse, ce qui donna au mari une idée d’en faire une suite de variations.


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This recording is the ninth volume of at least sixteen CDs planned as Lühl’s complete works for piano solo. This is “a moment of great happiness in my life”, he says, although sought after by everybody, and he lacks time for himself and composing.
Lühl composes while sitting at the table and does not need any instrumental support to find harmony, sounds and rhythms because he hears them in his head. However, as a pianist he cannot resist playing certain passages he has just written just for pure digital pleasure and satisfaction. He has never changed his way of working. After ten years of studies in harmony and conterpoint, his training was complete. Since childhood, he always knew he would spend every moment composing once he acquired the necessary tools to do so. And so, he completed his project over the years revisiting his piano pieces, chamber music and symphonies by rewriting them entirely and only preserving the main thematic elements, so as to create unity with stylistic and musical cohesion throughout his catalogue.
At the same time, he continues to compose new pieces. Each future work is inspired by the previous one, creating the thread that runs though time and space in his music. Each written piece is a witness, a page from a diary to be decoded by the listener. Lühl composes directly on paper without any drafts. His intellectual work goes like Arnold Schönberg wrote : "the music runs through his head while walking or giving class, or even riding his bicycle...!" And often in addition to the work, “the inspiration comes while writing”. Once a musical sequence is clear in his head he only has to write it down. He works very quickly and his catalogue is quite large given his young age and already includes 260 opuses (LWV= Lühl-Werke-Verzeichnis, in English ‘Lühl’s composition catalogue’), comprising eight symphonies, three piano concertos, various pieces for solo and orchestra, symphonic poems, chamber music, ... and at least 240 pieces for piano. His opera “Unvergessen” (“Unforgotten”) in three acts based on a historical drama was performed ten times in January 2004 in Bolzano, the Tyrolean capital of Northern Italy.
Several years ago, he started working with the “Vauban Association” to compose commemorative works on the great French Marshall de Vauban (1633-1707) for his tercentenary which was celebrated in 2007. He was in charge of the musical part and composed four great pieces: a string quartet, a Requiem in memoriam Vauban, a symphonic poem entitled la Chamade for choir and orchestra which illustrates Vauban’s essay on the attack and defence of fortified citadels, and a suite for solo string entitled Suite Royale (‘King Suite’) honoring the memory of Louis XIV.
His pieces for piano are organized in cycles in accordance with his desire for unity throughout his work. He refuses “unusual” commissions (e.g. clarinet and flute, accordion and piano...), and by definition, all that is not useful for his purposes. He writes at the moment of inspiration and for stylistic unity. Eventually, his ultimate goal is to leave to posterity a cultural patrimony of quality as well as an entity which has witnessed his artistic processes during these years of creativity. Even in the choice of the nomenclatura, the construction of the work and its topic, Lühl remains a classical composer, following in the tradition of Brahms, Tchaikovsky or young Rachmaninoff and Scriabin, avoiding therefore overly extravagant experiments. Strongly attached to symbolism, his free pieces often carry enigmatic and meditative titles. Having finished a double training in piano and conducting at the Conservatoire National de Paris in 1995, he never went back to it as a teacher, as so many do. Lühl is an international musician, but he also feels, because of his family roots, closely connected to the Slavs and Germans. His music “lasts”, takes time to expand during long progressions. “Every work is a variation of the previous one with all its own innovations; the entire work of an artist actually is just a variation, a reflexion of his personality. [...] One has to find oneself through Beauty which one has so seek and find as one’s own Truth. It’s only like this that we can create our own style and our own musical personality, by using reflexes to formulate that which we like in our pieces. It’s in finding ourselves through music that we are capable of moving the listener, this silent judge who contributes to insuring a work’s perenity.”
Besides transcriptions and individual pieces, his catalogue for piano alone includes ten sonatas, eleven ballads, thirty musical moments and about forty preludes, waltzes, etudes and suites. Today, he dedicates his piano activity to Serge Rachmaninoff with all his energy, researching new and unedited works and recording them for Polymnie.
Lühl is an accomplished artist: an enthusiastic amateur of French Art Nouveau, the impressionist painters and Italian Renaissance architecture. He is also the author of several essays, short stories and novels on philosophy, history, science-fiction as well as poetry and scientific works on musicology. His recordings are available at the music label POLYMNIE, for which he already recorded several works of his own, conducting an orchestra for his Fifth Symphony (POL 150 657), or playing the piano, and also seven CDs of piano pieces by S. Rachmaninoff. He is planning to record his entire work (about 55 CDs).
 

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Piano Sonata #4 LWV 131
Composed between July 23rd and August 2nd 2008, this work was originally conceived to become the first movement of his second piano concerto. He began working on the sonata while being a guest at a French music festival which scheduled his Requiem Vauban LWV 61 (POL 790 344) for the following week. This sonata is one of the longest of the series, as today comprising ten highly ambitious one-movement sonatas.

2 "Liebeswalzer " LWV 133
After a most melancholic dream, the composer woke up and wrote these two delicious waltzes in one go, between September 20th, 2008, and the following morning.

Piano Sonata #°5 LWV 139
Lühl began his 5th sonata on January 4th, 2009 and finished it nine days later in Paris.

Moment musical LWV 140
Among the thirty individual pieces for piano Lühl entitled Moment musical, this short little piece has been written on January 2009

Romance LWV 141
This melancholic piece, composed on February 1st 2009, is unofficially dedicated to his wife, but, according to his usual reluctance to write down anything else on the score besides music notes, the manuscript doesn’t mention the delicate thought.

Variations on a theme by Griboiedov LWV 144
This long set of variations, composed between March 23rd and April 2nd, 2009, have an interesting background story. Lühl’s wife, Elena, was born in Russia and followed a several-year long music training in piano and violin. During her piano lessons, she used to study a simple, though delicate waltz written by Russian amateur composer Alexander Griboiedov (1795-1829), originally active as a diplomat in Persia, assassinated during an assault on the Russian embassy in Teheran on January 30th, 1829. Lühl’s wife used to play the waltz occasionally and after a few years, her husband thought it might be a piece to be remembered in the future by decorating it with a set of variations.


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Lühl-Dolgorukiy travaille en collaboration avec les éditions phonographiques Polymnie pour l’intégrale de l’enregistrement de ses œuvres. Sont déjà disponibles ses quatre premiers Quatuors à cordes (POL 480 243 et POL 480 364), le Requiem Vauban (POL 790 344), sa cinquième Symphonie sous sa direction (POL 990 361) et de nombreux CD Rachmaninoff, dont le deuxième Concerto pour piano op. 18 et la Rhapsodie sur un thème de Paganini dans une réduction pour deux pianos de l’auteur. Notons aussi un travail considérable avec l'édition des oeuvres de John Williams Star Wars, (POL 151 686) Harry Potter, (POL 105 109) Jurassic Park, (POL 108 115).....d’autres albums sont en préparation.

Lühl's recordings are available at the music label Polymnie, for which he already recorded several works of his own, conducting an orchestra for his Fifth Symphony (POL 990 361), or playing the piano, and more recently a CD of piano pieces by S. Rachmaninoff and the Rhapsody on a theme by Paganini as well as the Second piano concerto op. 18 (POL 150 865), also several CD by John Willams, Star Wars, (POL 151 686) Harry Potter, (POL 105 109) Jurassic Park, (POL 108 115).. Lühl is planning to record his entire work (about 50 CDs).




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