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Mozart • Quatuor et Quintette avec hautbois, Quatuors avec flûte
David Walter, hautbois • Michel Moraguès, flûte • Geneviève Laurenceau, violon • Richard Schmoucler, violon • Lise Berthaud, alto • Diana Ligeti, violoncelle

POL 490 347

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Mozart
Quintette en sol - avec hautbois
d'après le Quintette KV 516

Quatuor en Do - avec flûte
KV 171

Quatuor en Fa - avec hautbois
KV 370

Quatuor en Ré - avec flûte
KV 285


en écoute : Quintette en sol, Allegro

 

   
         
   

En Septembre 1777, la coupe est pleine. L’archevêque de Salzbourg est un personnage désagréable et autoritaire. Il refuse aux Mozart tous les congés sollicités. Ils ont pourtant fait la richesse des années de l’enfance en permettant au père de prendre le fils par la main pour sillonner l’Europe et lui faire rencontrer les plus grands. Pour se débarrasser de leurs requêtes, il vient même de signifier leur renvoi. Alors pour garder son poste, Leopold laisse partir son fils - avec sa mère toutefois. Intensément riche sur le plan professionnel et humain mais aussi profondément douloureux, ce voyage les mènera jusqu’à Paris où la pauvre femme trouve la mort, le 3 juillet 1778.
L’étape de Mannheim (octobre 1777 - mars 1778) est capitale : un bouleversement dans la vie de Mozart. Outre qu’il tombe amoureux de la jeune cantatrice Aloysia Weber, il fait la connaissance de l’orchestre le plus avant-gardiste d’alors. La renommée des vents avec lesquels il fraternise -particulièrement le flûtiste Wendling et le hautboïste Ramm -, est internationale. C’est pour leur tournée parisienne qu’il composera la Symphonie concertante pour flûte, hautbois, basson et cor. La commande d’un flûtiste amateur, que Wendling lui fait obtenir, est donc un peu moins motivante mais rien ne saurait lui peser et son humour poétique prend le dessus :

Monsieur Wendling sera fâché
Que je n’ai presque rien écrit.
Mais en passant le pont du Rhin,
Je rentrerai, c’est certain
Et j’écrirai les quatre Quartetti


Ces pièces, deux en réalité, les Quatuors en Ré et en Sol, prennent place dans la chaîne de l’écriture en quatuor. Mozart a déjà composé ses cycles de Quatuors à cordes Milanais et Viennois dans lesquels il a expérimenté les formes à l’italienne, le style galant mais aussi l’écriture contrapuntique et de nouveaux agencements. Pressentant Paris, il écrit le final du Quatuor en Ré "en rondeau". Mais sa légèreté galante opère surtout à dissoudre la mélancolie mystérieuse de l’adagio en si mineur : l’obscur cède au clair - procédé qui, longtemps, lui permettra de rebondir et dont on retrouve l’alternance intensifiée dans le Quatuor K.370 et le Quintette K.516. Entre temps, à Vienne, en 1781, une pièce comme le Quatuor en ut K. Anh.171/285b renoue comme un souvenir avec l’agencement à la française en deux mouvements -dont un thème et variations qu’il instrumente dans le même laps de temps pour les treize instruments de la Gran Partita K.361.

Le Quatuor avec hautbois est composé pour Friedrich Ramm. De l’automne 1780 au Carnaval 1781, Mozart retrouve son cher orchestre de Mannheim - implanté désormais à Munich -, pour la création d’Idomeneo. Près de deux ans de séquestre à Salzbourg, qu’il a réintégré la tête basse dans cette famille endeuillée, lui valent de vivre ce séjour dans une ébullition qui lui rappelle celle du grand voyage. Son opéra est somptueux et suscite l’admiration de tous. Pour la première fois depuis juillet 1778, il se laisse aller au bonheur. Les mouvements rapides témoignent de cette légèreté que l’exceptionnelle technique de Ramm pouvait lui permettre d’exprimer. Dans le final, le hautbois s’échappe même de son cadre rythmique et laisse filer huit notes par temps ternaire dans une vitesse folle que les cordes peinent à canaliser, les contre-fa pulvérisent les limites de l’instrument, la virtuosité prend sens. Mais rien ne saurait faire oublier la plainte du mouvement lent en ré mineur - tonalité de Don Giovanni et du Requiem - dont la couleur antinomique avec la sonorité et l’emploi du hautbois annonce le Quatuor K.421. Quels en sont les motifs ? Mozart redoute-t-il le retour à Salzbourg - il ne sait pas encore que les circonstances le lui épargneront ? Se souvient-il qu’en 78 sa mère a jugé bon de l’accompagner jusqu’à Paris pour lui éviter la fréquentation du joyeux noctambule qu’était Ramm… ?
A la fin mars 1787, il apprend que son père est très souffrant. Les distances semblent alors se réduire, leur affection et leur complicité se renouer. C’est dans ce contexte qu’il compose le Quintette en sol mineur dont l’agencement porte le drame : le menuet mineur et désespéré arrive en deuxième position et crée un déséquilibre puisqu’un menuet concourt à la résolution des tensions par sa légèreté qui annonce la fin. Il laisse place au mouvement lent partagé comme un souvenir de l’intimité familiale de la musique de chambre. Mais le plus étonnant reste la longue introduction du final qui fait d’abord croire à un autre mouvement lent. Dans ses dernières semaines, Mozart redonnera ce thème à Pamina lorsqu’elle dit sa douleur face au silence de Tamino mais pour l’heure, cette tristesse contenue se mue en une valse délicieusement plaisante. Cette nouvelle volte-face sonne comme un ultime espoir mais Leopold s’éteint le 28 mai, et même si Mozart cherche alors à se convaincre qu’il n’a "même pas mal" avec la balourde Plaisanterie Musicale, le Quintette en sol mineur ne saurait donner le change.

Florence Badol-Bertrand


David Walter, hautbois

Né à Paris en 1958, David Walter nous propose un itinéraire original :
1er prix de hautbois et de musique de chambre du CNSM de Paris, David Walter obtient très vite la reconnaissance hors de ses frontières en remportant cinq prix internationaux d'affilée (Ancona, Prague, Munich, Belgrade et Genève). Malgré un tel palmarès, il ne donnera pas à sa carrière une orientation exclusivement solistique, ayant à cœur de développer la musique de chambre et la pédagogie, plus riches, à ses yeux, en valeurs humaines. Parmi ses activités de "chambriste", il y a, bien-sûr, le Quintette Moraguès (fondé en 1980) avec lequel il obtient notamment le Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque et une nomination au Premières Victoires de la Musique Classique. Ses autres partenaires sont l'ensemble Pasticcio Barroco, S. Richter, C. Zacharias, M. Dalberto, P. Rogé, A. Planes, G. Nicolic, M.A. Nicolas, C.-M. Le Guay, C. Ivaldi, Y. Nakajima, N. Angelich, C. Désert, E. Strosser, P. Ayrton, les quatuors Sine Nomine, Endelion, Manfred, Parisii... également le Chamber Orchestra of Europe, Kontrast Ensemble (Köln), le Guilhall String Orchestra, les Sofia Soloists, l'Orchestre d'Auvergne, l'Orchestre de Chambre de Toulouse, l'Orchestre Philharmonique de Lituanie, le Filarmonica et l'OSSODRE de Montevideo, etc. Son engagement et son enthousiasme pédagogique lui valent d'être nommé, à 29 ans, professeur de hautbois et de musique de chambre au CNSM de Paris, devenant ainsi le plus jeune pédagogue dans ces disciplines de l'histoire de cette vénérable institution. Il est également titulaire d'un poste de professeur à la Guilhall School of Music de Londres depuis 1997. Il donne aussi de nombreuses Classes de Maîtres aux USA, Canada, Japon, Suède, Espagne. Parallèlement, pour pallier la relative pauvreté du répertoire de son instrument, il est un transcripteur infatigable (plus de 300 adaptations), dont le travail fait, aujourd'hui, autorité. Il suscite également des créations auprès de compositeurs tels que Gilles Raynal, Gilles Silvestrini ou Thierry Escaich et compose lui-même (19 œuvres à ce jour). Son expérience du travail de groupe l'amène naturellement à la direction avec des formations comme l'Orchestre National de l’Ile de France, l'Orchestre d'Auvergne ou l'Orchestre de Bretagne. Il est, enfin, directeur de deux collections aux éditions Billaudot et collabore également avec les éditions Leduc, Durand, et Le Chant du Monde.


Michel Moraguès, flûte

Élève de Michel Debost, Michel Moraguès entre en 1977 au CNSM de Paris, dans la classe de Jean-Pierre Rampal et d’Alain Marion, où il obtient un premier prix de flûte à l'unanimité, premier nommé, ainsi qu’un premier prix à l'unanimité de musique de chambre dans la classe de Christian Lardé. En 1980, Michel Moraguès rencontre Aurèle Nicolet qu'il suivra à Blois pendant deux ans pour des cours de perfectionnement. En 1978, il est lauréat du concours international de la Guilde des Artistes Solistes de Paris, puis, en 1981, du concours international de Budapest. Après avoir enseigné la flûte de 1980 à 1989 à l'ENM de Châlon sur Saône puis au CNR de Saint-Maur des Fossé, Michel Moraguès est depuis 1989 soliste à l'Orchestre National de France et professeur-assistant au CNSM de Paris. C'est dans cette vénérable institution qu'est né, en 1980, le Quintette Moraguès et, de là, la passion de Michel Moraguès pour la musique de chambre, passion qu'il partage toujours, seize ans après, avec ses deux frères, Pierre et Pascal Moraguès, ainsi que leurs deux fidèles associés, Patrick Vilaire et David Walter. Ces deux décennies ont conduit le quintette dans de grandes manifestations et festivals, et lui ont permis d'avoir la chance de jouer avec des partenaires tels que S. Richter, Ch. Zacharias, C. Collard, J.C. Pennetier, M. Dalberto, A. Planès, J.F. Heisser, Ch. Ivaldi, P. Rogé, G. Tacchino... Cette intense activité, (plus de 350 concerts à ce jour), est soulignée par une riche production discographique, récompensée (deux "chocs" du Monde de la Musique), et couronnée en 1994, par un Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque et une nomination aux Victoires de la Musique. Le Quintette Moraguès est régulièrement invité pour donner des master-classes en France, en Suisse, en Espagne et aux Etats-Unis et au Japon. Au-delà du quintette, Michel Moraguès se produit dans diverses formations de musique de chambre ou en récital, avec notamment S. Mintz, M. Normann, F. Cambreling, C. Henkel, G. Poulet, I. Moretti (avec laquelle il signe un enregistrement de musique française honoré par une Victoire de la Musique), ou les quatuors Ysaÿe, Parisii, Kocian, Kandinsky. Il est également un soliste apprécié de l'Orchestre de Montevideo, l’Ensemble Instrumental de Grenoble ou l’Orchestre de Châlons Bourgogne, l’Orchestre de Basse Normandie, l’Orchestre Liszt de Budapest, l'Orchestre de chambre d’Auvergne. Michel Moraguès est enfin fondateur en 1991 du festival de "Musique en Grésivaudan", dont il assume la direction artistique depuis sa création.


Geneviève Laurenceau, violon

Née à Strasbourg, Geneviève commence le violon à l'âge de 3 ans, et se produit dès l'âge de 9 ans avec l'orchestre de chambre philharmonique de sa ville natale. Elle suit les cours de W. Marschner et de Z. Bron en Allemagne, puis se perfectionne auprès de J-J. Kantorow à Rotterdam. Après plusieurs succès internationaux et un 1er prix au concours international de Novossibirsk, elle obtient le Grand Prix de l'Académie Ravel à Saint-Jean-de-Luz en septembre 2001. L'année suivante, elle remporte le 5ème concours Le Violon de l'Adami et réalise un CD à cette occasion, en compagnie du pianiste Jean-Frédéric Neuburger. Passionnée par le répertoire contemporain, elle travaille régulièrement avec des compositeurs tels que Nicolas Bacri et Karol Beffa, qui lui dédie sa dernière œuvre pour violon seul, Élégie. Geneviève Laurenceau est invitée à se produire en soliste avec de nombreux orchestres français et internationaux, sous la direction de chefs tels que M. Plasson, J-J. Kantorow, F. Lodéon, W. Weller, A. Katz, Ph. Bender... Elle s'adonne avec un égal bonheur à la musique de chambre, dernièrement aux côtés de Vladimir Mendelssohn, Vahan Mardirossian, Joseph Silverstein, Michel Strauss, ou l'ensemble Musique Oblique, trouvant dans la pluralité des formations, solistique ou chambriste, un épanouissement communicatif. Sollicitée par de nombreux festivals français et européens tels que Strasbourg, Colmar, Prades, Kuhmo, MIDEM de Cannes, MDR (Dresde), NDR (Hambourg)..., Geneviève Laurenceau a joué dans des lieux prestigieux comme le Théâtre du Châtelet, la Salle Gaveau, la Halle aux Grains de Toulouse, l'Arsenal de Metz, le Métropole de Lausanne, le Palais des Beaux-Arts à Bruxelles, le Palais des Festivals à Cannes, le Stadttheater à Weimar, l'Opéra d'Avignon, le Festival de Chartres, les Serres d'Auteuil, Prima la Musica, etc. Depuis 2004, ses tournées la mènent jusqu'au Gabon et l'Inde. Sa dernière saison l'a amenée à jouer le Kammerkonzert de Berg avec le Tapiola Sinfonietta à Helsinki, le Concerto de Tchaikovsky avec l'orchestre de Montbéliard, le 1er Concerto de Szymanovski avec l'orchestre symphonique de Grenade. Ses derniers disques sont : Stabat Mater de Nicolas Bacri et Lumières par le vitrail noir d'Alain Labarsouque, avec le chœur Mikrokosmos (direction Loïc Pierre), Quintette de César Franck et Quatuor avec piano d'Ernest Chausson, avec l'ensemble Musique Oblique (FFFF de Télérama), l'intégrale violon/piano de Lucien Durosoir, avec la pianiste Lorène de Ratuld.


Richard Schmoucler, violon

Richard Schmoucler débute ses études de violon à Paris, au Conservatoire du 12ème arrondissement avec Jacques Spajer. Il en sortira à 15 ans avec un 1er prix de violon et de musique de chambre à l’unanimité. Il poursuit ses études au CNSM de Paris avec les professeurs Gérard Poulet, Maurice Moulin, Dévy Erlich, Alexis Galpérine pour le violon et Bruno Pasquier, David Walter et Daria Hovora pour la musique de chambre. Il obtient un 1er prix dans ces deux disciplines à 19 ans. Parallèlement et depuis l’âge de 11 ans, Richard Schmoucler travaille régulièrement avec Ivry Gitlis. À sa sortie du CNSM, le Ministère des affaires étrangère lui accorde une bourse pour se perfectionner auprès de Maya Glézarova au Conservatoire Tchaikovski de Moscou. À son retour, il entre en classe supérieure à l’Académie de musique de Sion en Suisse et travaille avec Tibor Varga. En 1992, il obtient la bourse de la vocation Marcel Bleustein-Blanchet et en 1993, le prix Charles Oulmont de la Fondation de France. Depuis juin 1997, Richard Schmoucler est membre titulaire de l’Orchestre de Paris. Son goût pour la musique de chambre le pousse à jouer au sein d'ensembles tels que l’Orchestre de chambre European camerata, l’Orchestre de chambre d’Auvergne et de Toulouse (en tant que violon solo). Richard Schmoucler a aussi une grande expérience de chambriste dans des formations plus réduites comme le Quatuor Ligeti, les ensembles Musique oblique et 2E2M. Intéressé par les musiques traditionnelles, Richard Schmoucler est à l’origine d’un groupe de musique Yiddish au sein de l’Orchestre de Paris.

Lise Berthaud, alto

Lise Berthaud est née en 1982 à Bourg en Bresse. Elle débute la musique à l’âge de cinq ans. Elle obtient en 1997 une médaille d’or au Conservatoire National de Région de Lyon et rentre l’année suivante au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Pierre-Henry Xuereb. En octobre 2002 elle est admise en Cycle de Perfectionnement dans la classe de Gérard Caussé. À l’âge de seize ans, elle remporte le Premier Prix du Concours National des Jeunes Altistes. En 2000, elle est lauréate du Concours Européen des jeunes Interprètes. En 2003, elle obtient le Deuxième Prix du Concours International d’Avignon. Lise Berthaud est régulièrement invitée dans de nombreux festivals : la Côte Saint-André, le Festival de Menton, le Festival de pâques de Deauville, la Roque d’Anthéron etc… Elle se produit en Musique de Chambre aux côtés de partenaires prestigieux comme Augustin Dumay, Pierre-Laurent Aimard, Renaud Capuçon… En septembre 2003, elle joue comme soliste dans Harold en Italie de Berlioz sous la baguette d’Emmanuel Krivine, accompagnée par l’Orchestre Français des Jeunes en tournée. En mars 2004, Lise Berthaud crée le Concerto pour Alto de Marc-Olivier Dupin accompagnée par l’Orchestre Lamoureux au Théâtre du Châtelet à Paris. En mars 2005, Lise Berthaud enregistrait un disque consacré à Brahms et à Schumann pour la revue musicale Classica. Lise est lauréate de la fondation Natéxis Banque Populaire. Elle joue un alto de Stephane Von Behr réalisé pour elle en mai 2004.

Diana Ligeti, violoncelle

À la suite de ses études musicales en Roumanie, Diana Ligeti est admise au CNSM de Paris en cycle de perfectionnement en violoncelle dans la classe de Klaus Heitz et en musique de chambre dans la classe de Christian Ivaldi. Remarquée par Lord Yehudi Menuhin, elle se perfectionne à l'International Menuhin Music Academy de Gstaad, en Suisse. Diana Ligeti est titulaire d’une Maîtrise de musicologie à la Sorbonne et du CA de violoncelle. Lauréate de nombreux concours nationaux en Roumanie, finaliste du concours de l’ARD de Munich en 1992, elle gagne la même année le 1er Grand Prix au Concours International de violoncelle de Douai. En 1996, elle remporte avec le Trio Ligeti le 1er prix au Concours International de Musique de Chambre d'Osaka, au Japon. Elle a, dès lors, une longue expérience de soliste et de chambriste et a participé à de nombreux concerts et festivals en Europe, Asie et Israël. Diana Ligeti a enregistré pour Arion, Leman classics, Japan Chamber Music Foundation, Warner, Polymnies… Son dernier disque avec l’ensemble Musique oblique (Quintette de C. Frank/Quatuor d’E. Chausson, chez Alphée) vient de se faire décerner les FFFF de Télérama et le Choc du Monde de la musique. Diana Ligeti est membre du Trio/Quatuor à cordes Ligeti et de l’ensemble Musique oblique. Passionnée par la musique baroque, elle collabore occasionnellement avec l’ensemble Lachrimae consort. Diana Ligeti est professeur au CNSM de Paris et à l’ENM de Bourg-la-Reine.

 

 


In September 1777, the Archbishop of Salzburg refused the Mozart family’s request for a holiday. Rather than grant them leave he would dismiss them completely. To keep his post, Leopold let his son leave – however with his mother. The trip, which led them to Paris, was extremely rewarding on both a professional and a personal level, but deeply painful was the death of his mother on July 3rd 1778. The period at Mannheim (October 1777 – March 1778) saw a major change in Mozart’s life. He discovered the most advanced orchestra of the time. The renown of the wind section was international and he became friends in particular with the flautist Wendling, and oboeist Ramm. A commission from an amateur flautist which Wendling passed on, was a little less interesting but nothing made Mozart unhappy and his poetic humour took over : Mr Wendling would be angry / That I have written almost nothing / But crossing the Rhine bridge / I will return, it is certain / And I will write the four Quartetti. These pieces, two in fact, the Quartets in D and G, have their place in the Quartet writing chain. Mozart had already written his cycles of Milanese and Viennese string quartets. The Quartet with oboe is composed for Friedrich Ramm. Mozart allowed himself to be happy for the first time since July 1778. The fast movements support this lightness, which Ramm’s exceptional technique could express. But he could not forget his grief, expressed in the slow movement in d minor, the colour foretelling the Quartet K.421. At the end of March 1787, he heard of his father’s approaching death. Their differences seemed diminished, their affection and mutual understanding restored. It was in that context that he composed the G minor Quintet, with its tragic structure. The sadness contained within changes into a delightful waltz. This sudden change sounds like a final hope but Leopold passed away on 28th May and even though Mozart tried to convince himself that he was “not even hurt” with the dolt Musical Joke, the G minor Quintet reveals his true sadness.

Florence Badol-Bertrand

Born in Paris in 1958, David Walter has pursued an original career : after obtaining First Prize in oboe and chamber music at the CNSM de Paris, he quickly gained recognition outside of France by winning five international prizes one after the other in Ancona, Prague, Munich, Belgrade and Geneva. His chamber music activities include first and foremost playing with the Quintette Moragues, of which he is a founding member (1980) : together they have won the Grand Prize of the Nouvelle Académie du Disque and were nominated for the first Victoires de la Musique Classique. His other partners include S. Richter, C. Zacharias, M. Dalberto, P. Rogé, A. Planès, G. Nicolic, M.A. Nicolas, C.M. Le Guay, Y. Nakajima and the Sine Nomine, Endellion, Manfred and Parisii string quartets. David Walter was only 29 years old when, owing to his enthusiasm and dedication to teaching, he was appointed the youngest-ever oboe and chamber music professor at the renowned Paris Conservatoire. He has also taught at the Guildhall School of Music and Drama since 1997, and regularly gives numerous masterclasses all over the world. In an attempt to enrich the relatively limited oboe repertoire, Mr. Walter has proved himself a tireless and authoritative transcriber : to date he has made more than 300 arrangements, and many of which are now well known. He also encourages new works by young composers such as G. Raynal, H. Yotsov or T. Escaich, and is himself a composer (19 works to date).

A student of Michel Debost, Michel Moraguès entered the Paris Conservatory in 1977 in the class of
J-P. Rampal and A. Marion, where he obtained the First Prize in Flute (1st Class), as well as First Prize in Chamber Music in the class of C. Lardé. In 1980 Michel Moraguès met A. Nicolet with whom he followed a postgraduate course in Blois for two years. In 1978, he became a prizewinner at the International Competition of “Guilde des Artistes Solistes de Paris”, then in 1981, the International Competition of Budapest. After having taught the flute, Michel Moraguès has been the soloist of the Orchestre National de France since 1989, and the assistant professor at the Paris Conservatory. It was in this great institution where the Quintette Moraguès was born in 1980. The next two decades led the quintet to important events and festivals : Montreux, La Roque d'Anthéron, Besançon, Radio-France Montpellier, Périgord Noir, La Grange de Meslay, Prague, Budapest, Moscow... and gave it the opportunity to play with partners such as S. Richter, Ch. Zacharias, I. Moretti, C. Collard, J.C. Pennetier, M. Dalberto, A. Planès, J.F. Heisser, Ch. Ivaldi, P. Rogé, G. Tacchino. This intensive activity (more than 350 concerts to date) is supported by a rich disc production, awarded by the musical newspapers (two “chocs” from the “Monde de la Musique”) and received the “Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque” and a nomination at the “Victoires de la Musique”. The Quintette Moraguès is regularly invited to give master classes in France, Switzerland, Spain, the United States, and Japan. Michel Moraguès performs in diverse chamber music formations or in recitals, with notably S. Mintz, M. Normann, F. Cambreling, C. Henkel, G. Poulet, I. Moretti (with whom he signed a recording of French music honoured by a “Victoire de la Musique”) or the Ysaye, Parisii, Kocian, Kandinsky Quartets. He is also an appreciated soloist of l’Orchestre de Montevideo, l’Ensemble Instrumental de Grenoble or l’Orchestre de Châlons Bourgogne, l’Orchestre de Basse Normandie, l’Orchestre Liszt de Budapest, l'Orchestre de chambre d’Auvergne. Michel Moraguès is the founder of the festival of the "Musique en Grésivaudan" in 1991, where he has been artistic director since its creation.

Geneviève Laurenceau studied with W. Marschner and Z. Bron, then followed a postgraduate course with J-J. Kantorow in Rotterdam. After a first prize at the International Competition of Novossibirsk she obtained the Grand Prize of the Ravel Academy in Saint-Jean-de-Luz in 2001. The following year, she won the Adami Violin Competition. Passionate about contemporary repertoire, she works with the composers N. Bacri and K. Beffa. Geneviève Laurenceau performs as soloist with numerous French and international orchestras, led by conductors such as M. Plasson, F. Lodéon, W. Weller, A. Katz, Ph. Bender. She is equally devoted to chamber music, performing with V. Mendelssohn, V. Mardirossian, J. Silverstein, M. Strauss, or the ensemble Musique Oblique. Invited by numerous French and European festivals, Geneviève Laurenceau has played in prestigious places including le Théâtre du Châtelet, la Salle Gaveau, and la Halle aux Grains de Toulouse. Since 2004, her concert tours have led her as far afield as Gabon and India.

Richard Schmoucler started his violin studies with J. Spajer. He continued at the Paris Conservatory with G. Poulet, M. Moulin, D. Erlich, A. Galpérine on violin, and B. Pasquier, D. Walter et D. Hovora in chamber music. He obtained the First Prize in both disciplines before following a postgraduate course with M. Glézarova at the Tchaikovsky Conservatory of Moscow. He then entered the Sion Academy of Music in Switzerland and studied with T. Varga. In December 1992 he obtained a scholarship from the Vocation Marcel Bleustein-Blanchet, and in June 1993 the Prize Charles Oulmont of Fondation de France. Since 1997, Richards Schmoucler is member of l’Orchestre de Paris. He plays in different ensembles such as the European Chamber Orchestra Camerata, l’Orchestre de chambre d’Auvergne et de Toulouse, le Quatuor Ligeti, les Ensembles Musique Oblique and 2E2M.

Lise Berthaud obtained the gold medal at the Lyon Regional Conservatory in 1997 and entered the following year the Paris Conservatory in the class of P-H. Xuereb. In October 2002 she was accepted on the postgraduate course in the class of G. Caussé. At the age of sixteen she won the first prize at the National Competition of Young Violists. In 2000 she was a prizewinner at the European Competition of Young Artists. In 2003 she obtained the second prize at the Avignon International Competition. Lise Berthaud is regularly invited to numerous festivals : la Côte Saint-André, le Festival de Menton, le Festival de Pâques de Deauville, la Roque d’Anthéron etc. She performs chamber music with A. Dumay, P-L. Aimard, R. Capuçon. In September 2003, she played Harold in Italy by Berlioz under the direction of E. Krivine accompanied by the OFJ. In March 2004, Lise Berthaud performed the Viola Concerto of M-O. Dupin accompanied by l’Orchestre Lamoureux at the Théâtre du Châtelet in Paris and in March 2005 she made a recording of Brahms and Schumann for the Classica magazine. She is winner of the foundation Natéxis Banque Populaire.

After her musical studies in Romania, Diana Ligeti was accepted in the Paris Conservatory in the postgraduate cello class of K. Heitz and in C. Ivaldi’s class in chamber music. Noticed by Lord Y. Menuhin she perfected her studies at the International Menuhin Music Academy in Gstaad. Diana Ligeti has a Master’s degree in musicology from the Sorbonne and CA degree of ‘cello. A prizewinner of numerous national competitions in Romania, a finalist at the ARD competition in Munich in 1992, and in the same year the first Grand Prize at the International Cello Competition of Douai. In 1996 she won the First Prize at the International Chamber Music Competition of Osaka in Japan with the Trio Ligeti. Since then she has enjoyed much experience as a soloist and chamber musician and participated in numerous concerts and festivals in Europe, Asia and Israel. Diana Ligeti has recorded for Arion, Leman classics, Japan Chamber Music Foundation, Warner and Polymnie. Her latest recording is with l’ensemble Musique Oblique (Quintet by C. Frank/Quartet by E. Chausson, for Alphée label) just received the FFFF from Télérama and Choc from Monde de la musique. Diana Ligeti is a member of Trio/Quartet Ligeti and l’ensemble Musique Oblique. Passionate about baroque music, she collaborates occasionally with l’Ensemble Lachrimae consort. Diana Ligeti is a professor at the CNSM of Paris and at the National Music School of Bourg-la-Reine.

translation : Megan Tress, Samika Honda and Rémy Yulzari

 

 

 

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en écoute : Quintette en sol, Allegro

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