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Johann-Sebastian Bach ‘Con Stromenti ’ Du clavier aux instruments Transcriptions de Denis Chevallier
Les Muses Galantes


POL 620 382

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Kyrie sur le Prélude en ré mineur du Clavier Bien Tempéré, livre I, bwv 851
1. Prélude original pour clavecin seul
2. Kyrie pour soprano, alto, clavecin obligé et basse d’archet

3. Prélude en sol mineur du Clavier Bien Tempéré, livre II, bwv 885
Version pour cordes et basse continue

4-6. Sonate en trio n° 3 en sol mineur, bwv 527
Version pour deux dessus et basse continue
4. Allegro pour flûte, hautbois et basse continue
5. Largo pour violon, hautbois et basse continue
6. Vivace pour flûte, violon et basse continue

7. Prélude en fa majeur du Clavier Bien Tempéré, livre II, bwv 880
Transcription pour deux violons, deux altos, violoncelle et clavecin

8. Air Gott hat alles wohl gemacht pour alto, orgue obligé et basse continue, extrait de la Cantate Geist und Seele wird verwirret, bwv 35

9-10. Prélude et Fugue en ré mineur du Clavier Bien Tempéré, livre II, bwv 849
Transcription pour hautbois, cordes et basse continue

11. Prélude de la Suite Anglaise n° 2 en la mineur, bwv 807
Transcription pour clavecin obligé, cordes et basse continue

12. Nun komm' der Heiden Heiland, choral pour orgue en la mineur, bwv 659
Version pour flûte à bec, alto, viole et basse continue

13. Prélude de la Suite pour violoncelle seul n° 1 en sol majeur, bwv 1007
Transcription pour clavecin seul

14. Ich ruf zu Dir, choral pour orgue en mi mineur, bwv 639
Version pour hautbois d'amour, viole de gambe et basse continue

15. Kyrie Gott heiliger Geist, choral pour orgue en si b majeur, bwv 671
Version pour flûte, hautbois, alto, viole de gambe, violoncelle et violone




   
         
   

Johann-Sebastian Bach (1685-1750) fut tout autant “transcrit” que “transcripteur” de sa propre musique ainsi que celle de ses contemporains. Nous conservons en effet des œuvres complètes copiées minutieusement de sa main - messes de Palestrina, toccatas de Frescobaldi, concertos de Corelli, Vivaldi, Marcello, etc… - et pour ne citer que quelques exemples de ses transcriptions, son Concerto en la mineur pour quatre clavecins (bwv 1065) n’est autre que le Concerto pour Quatre violons en si mineur de Vivaldi (opus 3 RV580) ; son “Psaume 51 Tilge, Höchster meine Sünden” provient du Stabat Mater de Pergolèse, auquel il rajoute une magnifique partie d'alto. Il est d’ailleurs intéressant d’observer que dans ses transcriptions, après quelques mesures “transposées” de l’idée initiale de l’auteur, il s’engageait sur sa propre voie, puis revenait à l’original, l’abandonnait à nouveau, supprimait des parties entières, en rajoutait d’autres… De sorte que nous pouvons presque considérer ces transcriptions par le maître lui-même comme des œuvres originales.
Quant aux transcriptions des œuvres de Johann-Sebastian Bach, elles constituent un catalogue considérable, extrêmement varié et en renouvellement constant. Il suffit de citer parmi les multiples exemples les transcriptions pour clavier par Busoni ou les interprétations jazz de Jacques Loussier pour comprendre l’intérêt permanent que soulève la musique de J.-S. Bach. Car, précisément, aucune musique n’est plus éloignée de la mode que la sienne, dont le caractère essentiel est bien l’“universalité”. S’il est donc un compositeur dont le nom est étroitement associé au noble exercice de la transcription, c’est à n’en point douter celui de Johann-Sebastian Bach.

Le programme de ce disque est construit autour de pièces pour clavier ou pièces avec partie de clavier obligé de Johann-Sebastian Bach, dans leur version originale ou transcrite. Les “transcriptions” ou “versions” selon les cas (c.f. nota bene ci-dessous), répondent toutes au double souhait de rendre accessible aux “non-claviéristes” ces chefs-d’œuvre de notre culture musicale tout en proposant une écoute renouvelée. L’élaboration de ce projet est donc née de l’envie d’entendre ces pièces, minutieusement choisies, sous un autre éclairage, notamment grâce aux variations de couleurs apportées par le travail d’instrumentation. D’ailleurs, le titre Con Stromenti (avec des instruments) est emprunté à la nomenclature de certaines œuvres vocales italiennes de l’époque baroque accompagnées de plusieurs instruments, par opposition aux pièces avec la seule basse continue. Cette appellation fait en même temps écho à cette pratique de la transcription. Dans ce programme, trois pièces néanmoins ne sont pas des transcriptions de pièces pour clavier ou avec partie de clavier obligé : un air pour alto et orgue obligé, dans sa forme originelle mais mettant magnifiquement en valeur une partie de clavier “obligée” ; une transcription pour clavier du prélude de la première Suite pour violoncelle seul ; et enfin, un duo vocal écrit sur un prélude du Clavier Bien Tempéré et proposé dans sa forme originale, procédé utilisé par Gounod deux siècles plus tard dans son Ave Maria.
Bien sûr, la version originale pour clavecin ou orgue se suffit amplement à elle-même, mais l’utilisation de toutes les possibilités techniques et expressives des instruments offre une clarté qu’autorise la conduite indépendante des voix. Les cordes permettent en effet de révéler de nouvelles lignes, de soutenir l’harmonie (notamment à la basse), d’enrichir les possibilités interprétatives, en faisant intervenir des paramètres autres que ceux du clavier tels que les dynamiques, le phrasé des coups d’archet, les contrastes des timbres, etc. L’utilisation du hautbois ou hautbois d’amour, instrument de prédilection de Johann-Sebastian Bach, ouvre aussi les portes d’une écoute plus “évidente” du style contrapuntique. La manière de transcrire s’appuie aussi sur la conviction qu’il faut, dans la nouvelle mouture, réécrire et entendre la pièce comme si elle avait été originalement pensée pour cette formation. Autrement dit respecter, autant que faire se peut, ce qui est idiomatique aux instruments pour lesquels on transcrit et éviter le radicalisme excessif de la transcription “note à note”. Les ajouts ou les modifications de certaines lignes permettent alors au nouvel instrument qui les jouera de s’approprier ce partage des voix. Une tenue par exemple, dans les mouvements lents, trouve une forme aussi différente qu’intéressante au clavier et aux cordes, plus allusive et poétique chez le premier, plus expressive et charnelle dans le second cas. Bach lui-même par exemple dans les différentes versions de la Partita pour flûte seule en la mineur ou dans ses transcriptions pour clavecin de certaines pièces pour violon seul, explicite, ou non d’ailleurs, dans la partie de main gauche qu’il rajoute, l’harmonie sous-jacente contenue dans la pièce pour instrument seul. Mais dans son écriture, il tient compte du fait que ce n’est plus une flûte ou un violon qui joue, mais un clavecin. C’est pourquoi il était nécessaire d’effectuer le même travail lorsque l’on passe du clavier à un ensemble de musique de chambre. Ce disque est donc à la fois le fruit d’un travail pragmatique et exploratoire.
N’est-ce pas alors le plus beau remerciement que l’on puisse adresser au génie vivant de Johann-Sebastian Bach, que de perpétuer, avec la plus grande fidélité possible, une pratique qui fut la sienne et celle de ses successeurs ?
Louise Audubert & Denis Chevallier

NB : Le terme de “version” est employé quand le texte de J.-S. Bach est joué intégralement, tel que cela se pratiquait sans doute couramment pour toute pièce de clavier “strictement” contrapuntique, à trois, quatre ou cinq voix, comme dans l'Art de la fugue, l'Offrande musicale, etc. Celui de “transcription” s’applique au travail de réécriture de voix rajoutées ou “complétées”, comme dans le Prélude en ré mineur, un “deux voix” dans la partition originale pour clavecin, mais où il fut nécessaire d'écrire des voix intermédiaires pour que cela “sonne” aux instruments.

 

Polymnie

 

Ensemble les Muses galantes

Aurore BUCHER, soprano (2)
Lucile RICHARDOT, alto (2, 8)
Timothée OUDINOT, hautbois (4, 5, 9, 10, 15) & hautbois d'amour (14)
Sophie IWAMURA, violon I (3, 5, 6, 7, 9, 10, 11) & alto (12)
Céline MARTEL, violon II (3, 7, 9, 10, 11)
Lika LALOUM, alto (3, 7, 9, 10, 11, 15)
John LEESE, viole de gambe (3, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 12, 14, 15)
Louise AUDUBERT, violoncelle (2, 3, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15)
Ludovic COUTINEAU, violone (3, 8, 10, 11, 12, 14, 15)
Brice SAILLY, clavecin (4, 5, 6, 8, 9, 10, 12, 15) & orgue (14)
Denis CHEVALLIER, flûtes à bec (4, 6, 12, 15), clavecin (1, 2, 3, 11, 13) & orgue (8, 9, 10)

Clavecin : Reinhard von Nagel – Orgue : Laurent Soumagnac.
Accord du clavecin et de l'orgue : Yoann Moulin & Jean-François Brun

Nos remerciements au Conservatoire de Châtenay-Malabry, à la Communauté d’Agglomération des Hauts-de-Bièvre, ainsi qu’à Thierry Escaich et Michel Brun.

Ce disque reçoit le soutien de la Fondation Marcelle de Lacour.
Marcelle de Lacour (1896-1997), claveciniste mais aussi chanteuse, harpiste et pianiste a créé la Fondation Marcelle et Robert de Lacour pour la musique et la danse. Depuis sa reconnaissance comme établissement d'utilité publique en mai 2000, la Fondation apporte son concours aux projets de compositeurs et interprètes autour du clavecin, du piano-forte, de la harpe et de l'orgue. Sous l'impulsion de Thierry Escaich, administrateur, une importance particulière est accordée à la création s'articulant autour de ces quatre instruments, tant en soliste qu'en musique de chambre, afin de contribuer à l'enrichissement du répertoire. La Fondation prépare également la réhabilitation du château de Fourg en Franche-Comté, son siège social, édifié à la fin du XVIIe siècle, pour y accueillir, comme l'avait souhaité Marcelle de Lacour, compositeurs et interprètes.
Contact : ml.brun@club-internet.fr

 

8. Air/ Aria Gott hat alles wohl gemacht, Cantate Geist und Seele wird verwirret bwv 35

Gott hat alles wohlgemacht. Seine Liebe, seine Treu wird uns alle Tage neu. Wenn uns Angst und Kummer drücket, hat er reichen Trost geschicket, weil er täglich für uns wacht. Gott hat alles wohlgemacht.

Tout ce que Dieu a fait est bien fait. Son amour, sa fidélité nous sont chaque jour renouvelés. Lorsque l’angoisse et l’affliction nous accablent, il dispense en abondance la consolation, car il veille chaque jour pour nous. Tout ce que Dieu a fait est bien fait.

God has made everything well. His love, his faithfulness is renewed for us daily. When fear and grief oppress us, He has sent us lavish comfort, since He watches over us daily. God has made everything well.


1-2. Kyrie, duo pour soprano, alto, clavecin obligé et basse d’archet, sur le Prélude en ré mineur du Clavier Bien Tempéré, livre I, bwv 851
Le Prélude est d’abord joué dans sa forme originale pour clavecin seul. Puis s’y superposent deux voix qui explicitent les lignes mélodiques qu’elle contient. Cette pièce fait référence à l’Ave Maria de Charles Gounod, composé sur le célèbre premier Prélude de J.-S. Bach.

3. Prélude en sol mineur du Clavier Bien Tempéré, livre II, bwv 885
Très riche harmoniquement, ce prélude à la française se prêtait à un enrichissement contrapuntique dans une version pour cordes et basse continue.

4-6. Sonate en trio n° 3 en sol mineur, bwv 527 (Allegro, Largo, Vivace)
Cette sonate en trio pour orgue est présentée ici dans une version instrumentée différemment pour chaque mouvement - respectivement flûte-hautbois, violon-hautbois, et flûte-violon - le pédalier étant joué par la basse continue.

7. Prélude en fa majeur du Clavier Bien Tempéré, livre II, bwv 880
Cette transcription pour deux violons, deux altos, violoncelle et clavecin en fa majeur, ainsi que le Prélude en ré mineur, est une des pièces qui a demandé le plus de minutie dans le travail de transcription, dans la mesure où le contrepoint de la pièce pour clavecin est particulièrement précis et élaboré. Il fallait compléter (ou rajouter, dans le cas du Prélude en ré mineur) des voix tout en restant dans le style des autres. Je n'ai pas hésité à écrire des parties de second violon et d’alto assez denses, comme peut le faire Bach, c'est à dire avec des tenues et des contrechants. Le clavecin joue le prélude original. Ce prélude en fa majeur n'est pas sans rappeler, dans son écriture et son atmosphère certaines entrées lentes des opéras de Rameau où les lignes de violons descendent de l'aigu et de splendides parties intermédiaires de bassons viennent avec bonheur éclairer la pièce de l'intérieur. Le contrepoint étoffé de cette version évoque également le style anglais, notamment celui de Purcell, par une couleur de consort de violes. Le langage harmonique et mélodique est nettement caractéristique de celui du XVIIIème siècle, et le contrepoint, pratiquement à cinq voix du début à la fin, a été complété le plus possible en imitation des voix originales.

8. Air Gott hat alles wohl gemacht pour alto, orgue obligé et basse continue, extrait de la Cantate Geist und Seele wird verwirret, bwv 35
Cet air, extrait de la magnifique cantate bwv 35 pour alto, trouve sa place ici par la partie d'orgue obligé qui dialogue avec la voix. Il n’a fait l’objet d’aucun travail de transcription ou de version mais la lumière et la légèreté qui en découlent contrastent avec les pièces plus sérieuses du reste de ce disque.
9-10. Prélude et Fugue en ré mineur du Clavier Bien Tempéré, livre II, bwv 849
Ce prélude, originellement en do ♯ mineur, n'est pas sans rappeler, par son atmosphère à la fois méditative et expressive, de nombreux mouvements lents de concerto ou de sinfonias de cantate, où le hautbois dialogue avec le premier violon, d'où le choix ici d’une transcription pour hautbois, cordes et basse continue. Le contrepoint dense de cette pièce trouve un prolongement naturel dans la fugue qui suit, à cinq voix, ce qui reste quand même assez rare chez Bach, surtout au clavecin.

11. Prélude de la Suite Anglaise n° 2 en la mineur, bwv 807
Rythmé par de nettes et fréquentes oppositions soli/tutti, cette transcription pour clavecin obligé, cordes et basse continue, a été traité comme un concerto pour clavecin, avec une ou deux interventions solistes du premier violon et du violoncelle, sans toutefois en faire un double ou triple concerto.

12. Nun komm' der Heiden Heiland, choral pour orgue en la mineur, bwv 659
Cette pièce, originellement en sol mineur, est une version pour flûte à bec, alto, viole et basse continue. Le choral orné est joué par la flûte et les parties intermédiaires par les cordes, sur une basse continue imperturbable. Cette pièce, calme et apaisante, n'en reste pas moins très expressive.

13. Prélude de la Suite pour violoncelle seul n° 1 en sol majeur, bwv 1007
Inspiré par la transcription de Bach de ses préludes pour violon seul, notamment celui de la Troisième Sonate, ce prélude transcrit pour clavecin seul fait appel à plusieurs procédés : rajout de pédales harmoniques et d’un motif de main gauche (quand la partie originale de violoncelle est à la main droite), ou à l’inverse, rajout d'une main droite (quand la partie de violoncelle passe à la main gauche), ou encore de contrepoint en imitation.

14. Ich ruf zu Dir, choral pour orgue en mi mineur, bwv 639
Ce choral pour orgue met à nouveau en valeur le Bach maître de l'équilibre entre le contrepoint et la mélodie, mais aussi maître de l'alliance de l'expressivité et de la simplicité. Dans cette version pour hautbois d'amour, viole de gambe et basse continue, le choral sobrement orné, est soutenu par une seconde voix mélismatique dont J.-S. Bach a le secret.

15. Kyrie Gott heiliger Geist, choral pour orgue en si b majeur, bwv 671
Ce choral est présenté dans une version plus intimiste pour flûte, hautbois, alto, viole, violoncelle et violone, à nouveau dans l'idée d'un consort de violes (un broken consort cette fois-ci, dont les timbres sont hétérogènes). Ce choral est habituellement entendu à l'orgue avec une registration brillante mais les divers timbres du mélange vents-cordes permettent d'en éclaircir le très dense tissu contrapuntique. Le choral se retrouve à la basse, en huit et seize pieds.

 

Polymnie

 

Les Muses Galantes

Ensemble de chanteurs et musiciens, Les Muses Galantes consacrent leur énergie à faire découvrir au grand public la richesse du patrimoine musical européen des XVIIe et XVIIIe siècles. Créé en 2004 à l'initiative de la violoncelliste Louise Audubert et établi à Paris, cet ensemble se produit dans diverses formules (de la sonate à la musique symphonique ou l'oratorio) et propose un éventail de programmes variés et originaux. Ces jeunes professionnels aux parcours divers, issus pour la plupart du Conservatoire de Paris, conjuguent leur maîtrise des instruments anciens et leurs connaissances stylistiques au désir commun d’explorer sans cesse de nouveaux répertoires. Des recherches historiques minutieuses sur les instruments, les traités et les pratiques de l’époque éclairent d'un jour nouveau notre perception du son “ancien”, de son articulation et de son phrasé, permettant de préserver à ce répertoire un caractère vivant, essentiel pour en faire une musique de notre temps.
Invité de différents festivals et institutions culturelles en France (Paris, Ile-de-France, Finistère, Poitou-Charentes, Haute-Savoie,..) ou en Europe (Espagne, Italie, Belgique) dans un répertoire principalement centré sur l’œuvre de Johann-Sebastian Bach et ses contemporains, l’ensemble Les Muses Galantes participe également à la création contemporaine (Bibiloni, Navarro-Monzon,…) et aux projets de “mixité des arts” (poésie, photographie, courts-métrages). Partenaire depuis 2006 de nombreux ensembles vocaux en Ile-de-France (Chœur des Grandes Ecoles, Les Petits Chanteurs de Saint Louis,…), il ne cesse depuis lors de répondre avec perfectionnisme aux attentes des chefs, choristes et solistes. En 2010, un nouveau projet a été lancé avec succès : “La Cantate des Muses”, concerts mensuels de musique sacrée et profane du XVIIIe siècle autour d’une cantate de Johann-Sebastian Bach, avec deux concerts à Paris chaque deuxième week-end d'octobre à juin. L’ensemble Les Muses Galantes, avec les compétences de l'Association Euterpia, s'est donné comme objectif de diffuser et démocratiser la musique classique, à la fois par une esthétique musicale exigeante et une simplicité d’approche du public.
www.euterpia.org

 


Denis CHEVALLIER

Denis Chevallier a étudié la flûte à bec, le clavecin, la basse continue et l'improvisation aux Conservatoires Nationaux de Région de Boulogne-Billancourt et de Versailles, ainsi que l’écriture, l'analyse et l'orchestration au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il se produit en musique de chambre dans divers ensembles, notamment Les Muses Galantes (dir. L. Audubert), ainsi qu'en plus grand effectif, sous la direction de  C. Rousset,  J.P. Sarcos (Ensemble du Palais Royal), L. Castelain (Le Parnasse français), J. Nelson (Ensemble orchestral de Paris), D. Gautheryie (Soli tutti), Y. Pappas (Almazis),… Egalement arrangeur et compositeur,  il a travaillé pour la compagnie Les Brigands, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Arcal, Les Monts du Reuil. Il est lauréat en 2006 du Concours International de Composition F. Mompou et en 2010 de la Fondation Beaumarchais pour l'écriture d'un opéra intitulé L'Expérience, créé en juin 2011 au Théâtre du Rond Point à Paris. De 2007 à 2009, il est compositeur en résidence à la Casa Velazquez à Madrid. Ses œuvres ont été créées par L. Richardot, T. Escaich, le Quatuor Errell, les ensembles 2e2m, Plural, Residencias, Soli tutti, Les Cris de Paris, l’Orchestre Pasdeloup...

 

Polymnie


Johann-Sebastian Bach (1685-1750) was “transcribed” just as much as he “transcribed” his own music, as well as his contemporaries’. Indeed, we still have complete minutely hand copied works – Palestrina masses, Frescobaldi toccatas, Corelli, Vivaldi, Marcello concertos, etc... – and to quote only some examples of its transcriptions, his Concerto in A minor for four harpsichords (bwv 1065) is the Concerto for Four violins in B minor of Vivaldi (opus 3 RV580) ; his Psalm 51 “Tilge, Höchster meine Sünden” results from the Stabat Mater of Pergolesi, witch he added a magnificent viola part to. It’s moreover interesting to observe that in his transcriptions, after transposing some measures of the initial idea of the author, he made his own way, then returned to the original, gave up it again, skipped whole parts, added others… So that we can almost consider these transcriptions by Johann-Sebastian Bach himself as original works.
As for the transcriptions of his works, we can find a considerable and extremely varied catalog, in a constant renewal. To understand the permanent interest risen by his music, it is enough to quote among the multiple examples, like the transcriptions for keyboard by Busoni or the jazz interpretations of Jacques Loussier. Because, no music is even more independent from fashion than his, the essential character is really the “universality”. If there is thus a composer whose name is strictly associated with the noble exercise of transcription, it’s doubtless Johann-Sebastian Bach’s.
The program of this record is focused on Bach’s pieces for keyboard or with an obligato keyboard part, in their original version or transcribed. The transcriptions may all answer the double wish to make accessible to the “non-keyboard players” these masterpieces of our musical culture while proposing a renewed listening. Thus, the elaboration of this program arose from the wish to hear these works, minutely chosen, under another lighting, in particular thanks to the variations of colors brought by the instrumentation process. Moreover, the title Con Stromenti (with instruments) is borrowed from some baroque Italian vocal works accompanied with several instruments in opposite to the ones with only basso continuo. This title thus echoes the practice of the transcription. Nevertheless in this program, three pieces are not transcriptions of works for keyboard or with an obligato keyboard part : an aria for alto and obligato organ, as originally written but emphasising splendidly an obligato keyboard part ; a transcription for keyboard of the prelude of the first Suite for solo cello ; and finally, a vocal duet written on a prelude of the Well-Tempered Clavier and proposed in its original version, process used by Gounod two centuries later in his Ave Maria.
Of course, the original version for harpsichord or organ is amply self-sufficient, but the use of all the technical and meaning possibilities of others instruments offers a clarity that increases the independence of the lines. Strings indeed allow to reveal new ones, to support the harmony, to enrich the interpretative possibilities by bringing in parameters others than the keyboard’s, such as dynamics, phrasing of the bows, contrasts of sonorities, etc. The use of the oboe or oboe d'amore, Bach’s favourite instrument, also paved our way to a more direct listening of the polyphonic texture. The way of transcribing also leans on the conviction that it is necessary, in the new version, to rewrite and to hear the work as if it had originally been conceived for this formation. In other words, respecting as much as possible the idiomatic patterns of the instruments for which we transcribe and avoiding the radicalism of a too litteraly transcription. For instance, a long note in the slow movements takes shape in so a different as interesting way for keyboard as for strings, more allusive and poetic in the first case, more expressive and carnal in the second one. Bach himself in the various versions of the solo flute partita in A minor or in his transcriptions for harpsichord of solo violin works, may explicit, in the added left-hand part, the underlying harmony contained in the solo piece. But in his writing, he takes account of the fact that not a flute or a violin, but a harpsichord, is playing. So we had to act the same way passing from the keyboard to the chamber group. This record is thus at the same time the result of both pragmatic and exploratory work.
Finally, isn’t it the greatest tribute we can offer to Johann-Sebastian Bach, that to immortalize a his practice and his successors’?

NB : The term of “version” is used when the text of J.-S. Bach is entirely played, such as it obviously used to be for any keyboard work “strictly” polyphonic, with three, four or five parts, such as in the Art of the fugue, the Musical Offering, etc. The one of “transcription” applies to the rewriting of added or “filled in” lines, as in the D-minor Prelude.

1-2 Kyrie, duet for soprano, alto and continuo based on the D minor Preludium, bwv 851.
This Prelude is first played as originally written for solo harpsichord. Then two voices are added, following the underlying melodic lines. The piece echoes Gounod's Ave Maria, which he composed as a variation on Bach's famous first Prelude.

3. G minor Prelude from the Well-Tempered Clavier, book II, bwv 885.
With its expressive harmonies, this prelude in the French style lent itself to a contrapuntal reworking with strings and bass continuo.

4-6. Trio sonata n° 3 in G minor, bwv 527 (Andante, Largo, Vivace).
This organ sonata is presented here in an instrumental arrangement, with different instruments for each movement (respectively recorder and oboe, violin and oboe, recorder and violin). The pedal bass line is played by viola and harpsichord.

7. F major prelude from the Well-Tempered Clavier, book II, bwv 880.
Alongside the D minor prelude, this transcription for two violins, two violas, cello and harpsichord was one of the most demanding pieces to arrange because Bach's counterpoint for harpsichord is already both precise and elaborate. I had to fill in (or add, in the D-minor prelude) the other parts without changing the syle. I wrote the second violin and viola parts in quite a dense and melodic way, following Bach's example. The harpsichord plays the prelude as originally written by Bach. The style and atmosphere of this prelude are reminiscent of certain slow entries in Rameau's operas, when the violins come down from their high notes, and the bassoon lightens the music from within. The rich counterpoint of this version also recalls the English style - notably Purcell -, by taking on the timbre of a consort of viols. The harmony and melodic language is nevertheless clearly typical of the 18th century, and the counterpoint, which is almost always in five parts, imitates the original lines as far as possible.

8. Aria Gott hat alles wohl gemacht, for alto, organ and basso continuo, from Cantata Geist und Seele wird verwirret, bwv 35.
This aria from the beautiful alto cantata bwv 35 owes its place in this keyboard disk to the obligato organ part which sings alongside the voice. The resulting effect, all light and lightness, contrasts with the greater seriousness of the other pieces.

9-10. Prelude and fugue in D minor from Well-Tempered Clavier, book II, bwv 849.
The meditative and expressive atmosphere of this prelude, originally written in C-sharp minor, recalls the slow movements of many concertos and cantata sinfonias, where the oboe is in conversation with the first violin. Hence this transcription for oboe, strings and continuo. The piece's dense counterpoint is extended in the following 5-part fugue - a rarity in Bach's work, particularly for the harpsichord.

11. Prelude of the English Suite n° 2 in A minor, bwv 807.
With clearly alternating soli/tutti sections, this transcription for harpsichord and strings takes the form of a harpsichord concerto, with the occasional solo line from the first violin and cello.

12. Nun komm' der Heiden Heiland, organ choral in A minor, bwv 659.
In this version for alto recorder, viola, viola da gamba and basso continuo the recorder plays an ornamented form of the chorale and the strings the intermediates parts, all over an impervious bass line. The piece is calm and soothing yet still expressive.

13. Prelude of the 1st Cello Suite in G major, bwv 1007.
Inspired by Bach's transcription of his own preludes for solo violin, in particular the Third solo violin sonata, this prelude transcribed for solo harspichord calls for a number of different approaches : harmonic pedal notes and a motif in the left hand (the original cello part is in the right hand) and vice-versa.

14. Ich Ruf zu Dir, organ choral in E minor, bwv 639.
This organ chorale again emphasises Bach's capacity to balance counterpoint and melody, simplicity and expressivity. In this version for oboe d'amore, viola and basso continuo the chorale, soberly decorated, is sustained by a beautiful lower voice, a stroke of genius typical of Johann-Sebastian Bach.

15. Kyrie Gott heiliger Geist, organ choral in B flat major, bwv 671.
This chorale is here played by an intimate combination of recorder, oboe, viola, viola da gamba, cello, and double bass - in contrast to the brilliant registration usually used by organists. I was again trying to create the sound of a consort (this time a “broken consort”, where the instruments offer a range of timbres). Mixing wind and string instruments makes it possible to untangle the dense polyphonic texture. The chorale itself is heard in the bass, in eight and sixteen foot.
Les Muses Galantes

Ensemble of singers and musicians, Les Muses Galantes devote their energy in revealing to the general public the wealth of European musical heritage from the 17th and 18th centuries. Founded in 2004 on the initiative of the cellist Louise Audubert and established in Paris, the ensemble performs in diverse formations – from the sonata to the symphonic music or oratorio – and proposes a range of varied and original programs. These young professionals, stemming for the most part of the Conservatoire de Paris, combine their mastery of early instruments and stylistic knowledge in a common desire to explore incessantly new repertoires. Minute historical research on instruments, treaties and practices of that period lend a new meaning to our perception of “early” sound, its articulation and its phrase, enabling the lively character of this repertoire to be preserved and thereby playing an essential role in turning it into contemporary music.
Invited in various festivals and cultural institutions in France (Paris, Ile-de-France, Finistère, Poitou-Charentes, Haute-Savoie,…) or in Europe (Espagne, Italie, Belgique) in a directory mainly centred on the work of Jean-Sebastien Bach and his contemporaries, the ensemble Les Muses Galantes also participates in the contemporary creation (Bibiloni, Navarro-Monzon) and to the projects of “coeducation of the arts” (poetry, photography, short films). Partner since 2006 of numerous vocal groups in Ile-de-France (Chœur des Grandes Ecoles, Les Petits Chanteurs de Saint Louis, etc.), he keeps answering with perfectionism the expectations of conductors, chorus-singers and soloists. In 2010, a new project was successfully launched : “The Muses’s Cantata”, monthly concerts of 18th century music around a cantata of Johann-Sebastian Bach, with two concerts in Paris each second weekend from October till June. The ensemble Les Muses Galantes, with the support of the Association Euterpia, aims to spread and democratize the classical music, both musically demanding and close to the public.
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Denis CHEVALLIER

Denis Chevallier studied recorder, harpsichord, basso continuo, improvisation, harmony, analysis and orchestration in Paris. He plays in chamber music groups such as Les Muses Galantes (dir. L.Audubert) and with orchestras or choirs directed by C. Rousset, J.P. Sarcos (Le Palais Royal), L. Castelain (Le Parnasse Français), J. Nelson (Ensemble orchestral de Paris), D. Gautheryie (Soli tutti), Y. Pappas (Almazis), ... As arranger and composer, he worked for Les Brigands, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Arcal, Les Monts du Reuil. He won in 2006 the International Composition Competition F. Mompou and in 2010, supported by the Fondation Beaumarchais, he composes his first opera, L'Expérience, staged in june 2011 in Paris. From 2007 to 2009 he is composer-in-residence at Madrid's Casa Velazquez. His works have been premiered by L. Richardot, T. Escaich, the Errell Quartet, the ensembles 2e2m, Plural, Residencias, Soli tutti, Les Cris de Paris, the Pasdeloup orchestra...
English translations : Louise Audubert, Denis Chevallier

 

Polymnie




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