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Domenico Scarlatti
Vingt Sonates

Véronique Bonnecaze, piano

POL 106 111

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Bonnecaze
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Domenico Scarlatti

Vingt Sonates
Sonate en Si Bémol Majeur, K. 441- Allegro - La Pimpante
Sonate en Mi Majeur, K.162 - Andante, Allegro - La Sophistiquée
Sonate en Sol Majeur, K. 13 - Presto - La Guillerette
Sonate en Mi Majeur, K. 531 - Allegro - La Caressante
Sonate en Mi majeur, K. 381 - Allegro - La Pétillante
Sonate en Mi Bémol Majeur, K. 371- Allegro - L'Elégante
Sonate en Ré Mineur, K. 1 - Allegro - La Hautaine
Sonate en La Mineur, K. 532 - Allegro - La Pétaradante
Sonate en Mi Majeur, K. 232- Andante - La Mystique
Sonate en Sol majeur, K. 455 - Allegro - La Sémillante
Sonate en Si Mineur, K. 27 - Allegro - La Taciturne
Sonate en La Majeur, K. 208 - Adagio e cantabile - La Recueillie
Sonate en Sol Majeur, K. 427 - Presto - La Babillarde
Sonate en La Majeur, K. 322- Allegro - L'Ingénue
Sonate en Sol Majeur, K. 125 - Vivo - La Tournoyante
Sonate en Ré Mineur, K. 32 - Aria - La Bigote
Sonate en La Majeur, K. 113 - Allegro - La Flamboyante
Sonate en Fa Dièse Mineur, K. 25 - Allegro - L'Indécise
Sonate en Do Majeur, K. 420 - Allegro - La Pipelette
Sonate en Fa Mineur, K. 462 – Andante - L'Aristocrate

 

 
 

" Lecteur, ne t'attends pas, que tu sois dilettante ou professeur, à trouver dans ces compositions une intention profonde, mais plutôt un ingénieux badinage de l'art pour t'exercer au jeu hardi sur le clavecin. Aucune vue d'intérêt, aucun but d'ambition ne m'a guidé, mais l'obéissance m'a porté à le publier. Peut-être te seront-elles agréables, et plus volontiers alors obéirai-je à d'autres ordres de te complaire par un style plus facile et plus varié. Ne te montre donc pas plus juge que critique, et tu accroîtras ainsi ton propre plaisir. Pour préciser la position des mains, je t'avise que la lettre D indique la main droite, et la lettre M la main gauche. Vis heureux. "

Domenico Scarlatti


L'inventivité de Domenico Scarlatti m'a toujours fascinée comme l'expression conjointe d'un génie égal des plus grands et d'une humilité sans affectation que cette introduction à l'édition de 1738 de trente de ses essercizi per gravicembalo illustre très bien. Parfois, pendant les quelque trois minutes que durent la plupart de ses sonates, une demi douzaine de thèmes brillants sinon charmants apparaissent pour aussitôt être abandonnés. Chacun d'eux aurait fait la fierté de compositeurs moins inspirés et plus portés sur le développement mais Scarlatti ne semblait pas connaître l'angoisse de la feuille blanche ni douter que le lendemain lui apporterait d'autres trouvailles.
Scarlatti c'est bien sûr le compositeur de 555 "essercizi", études pensées pour une princesse devenue Reine d'Espagne mais ce sont en réalité d'intemporelles études de vie. Pour cet enregistrement, j'ai déchiffré l’intégralité de ces 555 “essercizi”, avec l’idée saugrenue de ne retenir que ceux qui sortaient un peu des sentiers battus, et puis au final, confrontée à tant de beauté, mon choix s’est arrêté sur mes “coups de coeur”.
Certaines sonates sont rêveuses ou poignantes comme un mouvement lent de sonate de Mozart ou un nocturne de Chopin, quelques unes joyeuses et chantantes et puis d'autres âpres comme un flamenco brûlant. A aucun moment l’aspect technique n’est entré en ligne de compte au moment de ma sélection de ces “essercizi”. Ce n’est que plus tard, en les travaillant jour après jour, que j’ai mesuré à quel point Scarlatti avait une profonde science de la technique du clavier.
J’ai abordé ces sonates avec une liberté totale, en laissant de côté les questions de style, d’époque ou d’instrument. Parfois j’ai rajouté quelques ornements, ou travaillé comme un peintre, en superposant des textures, des couleurs, usant de la pédale tonale, ou laissant quelquefois trainer la pédale forte pour obtenir des épaisseurs sonores et des échos moelleux qui contrastaient avec des épisodes percussifs.
Ce disque a donc été source de découvertes, musicales et pianistiques. Et comme souvent la découverte est synonyme de joie et divertissement, je me suis amusée (un peu dans l’esprit de Couperin) à donner à chaque sonate un qualificatif résumant d’un mot l’état d’esprit dans lequel je me trouvais en abordant ces œuvres.

Véronique Bonnecaze

 

Polymnie

 

Véronique Bonnecaze a fait ses premières études musicales au Conservatoire de Bordeaux d'où elle est sortie à 14 ans avec les plus hautes récompenses. Elle a ensuite été admise au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où elle a obtenu un Premier Prix de Piano et de Musique de Chambre et a poursuivi sa formation pianistique à la Juilliard School of New York.
Lauréate et finaliste de plusieurs concours internationaux dont Genève, Mavi Marcoz, Chopin Palma de Majorque, Pescara, Jaen... elle a joué en récital et avec orchestre en France (Salle Gaveau, Salle Cortot, Théâtre de l'Athénée, etc.), en Autriche (Mozarteum de Salzbourg), en Allemagne, en
Suisse (Victoria Hall de Genève), aux États-Unis (Carnegie Hall de New York) mais aussi en Belgique, en Espagne, en Italie, en Hongrie, en Suède, en Grèce, au Japon, Liban, etc. Dans son répertoire de prédilection, on retrouve souvent des cycles d'oeuvres de Chopin, Schumann ou Liszt, et des compositeurs russes comme Scriabine et Rachmaninov.
Debussy et Ravel y tiennent également une place importante. Son disque des 24 études de Chopin a été salué par le célèbre critique musical au New York Times, Harold C. Schonberg, et à l'occasion de la célébration du bicentenaire du compositeur en 2010, Véronique Bonnecaze a réalisé un enregistrement de ses derniers opus.

En 2012, son double-disque consacré à des oeuvres majeures de Liszt et de Schumann a obtenu la récompense “Maestro” du magazine Pianiste. Outre ses activités de pianiste concertiste, Vérnique Bonnecaze est professeur titulaire d’une classe de piano à l’École Normale de Musique de Paris Alfred Cortot.
Elle donne également des masterclasses en France, Irlande, Japon (Tokyo, Toyama, PTNA), et à l'Académie internationale de Cagliari. Elle est aussi invitée dans les jurys de concours internationaux (Yokohama, Tokyo, Boston, Steinway, Vulaines) et elle a été vice-présidente du Concours International Francis Poulenc.
Egalement passionnée par la mise en œuvre d’évènements musicaux, Véronique Bonnecaze a assuré la direction artistique des Concerts de Midi & Demi de l’Ecole Normale de Musique de Paris (salle Cortot) entre 2012 et 2015 et a créé notamment le Concours International de Piano d’Arcachon, les moments musicaux "Harmonies du Soir" à l'hôtel Plaza Athénée à Paris, le cycle de concerts “Emotions musicales” au Cercle France-Amériques à Paris, l’académie/ festival “Musique à Biscarrosse”, ainsi qu’un concours annuel à Tokyo pour l’attribution de bourses d’étude à des étudiants japonais.

Il ne m’a fallu que quelques mesures de l’Opus.10 pour réaliser que ce CD était quelque chose de vraiment spécial. Une très grande technique. Le son est chaud, plein et coloré, jamais forcé, jamais heurté. L’interprétation est aristocratique et poétique, mais suffisamment forte, pour faire passer des grands moments de musique. En général, on retrouve ce genre d’interprétation dans la grande tradition romantique chez les interprètes du passé comme Josef Lhevinne. Peu de pianistes aujourd’hui, ont cette sorte d’intelligence et de goût. Mademoiselle Bonnecaze l’a.
Harold C. SCHONBERG † Critique musical au New York Times


... La perfection technique est devenue aujourd'hui une telle obsession qu'elle nous fait oublier quelques notions pourtant au coeur de l'interprétation : sonorité, couleurs, timbres... Le récital de Véronique Bonnecaze est une démonstration de musicalité. Elle joue un instrument qui possède à la fois beaucoup de puissance, mais aussi une texture sonore dense et rugueuse. Peu de pianos ont aujourd'hui de tels atouts avec lesquels il faut composer. Que de gradations nuancées et audacieuses dans la respiration, que de préparation afin de trouver un juste équilibre entre les nécessités du spectaculaire (des paraphrases quasi orchestrales), et la projection souple des voix (la marche des Funérailles est une leçon de diction et de clarté).
L'interprète joue ainsi de l'expressionnisme, voire de la laideur revendiquée par Schumann (Carnaval), mais aussi de la générosité (Etudes transcendantes), du rêve (Vallée d'Obermann) et du cauchemar (Après une lecture du Dante). Comment ne pas goûter à la rudesse d'un piano que l'on sent difficile à contenir, aussi exigeant à l'oreille de l'apprenti qu'un grand Bourgogne au palais d'un néophyte. L'ivresse nous attend dans un récital aussi personnel qu'abouti.
À consommer sans modération.

Stéphane FRIEDERICH Rédacteur en chef du magazine PIANISTE

Véronique Bonnecaze impressionne par la franchise de son jeu. Aucune afféterie, aucun maniérisme ne vient s'interposer entre la musique et l'auditeur : elle ne cherche pas à attirer l'attention sur des idées intéressantes qu’elle aurait et mettrait en avant. Non, autant que faire se peut étant donné leur difficulté, Véronique Bonnecaze prend les Études au pied de la lettre et elle fait de la musique!
Dans son jeu sévère et qui rappelle celui de Wilhelm Backhaus, elle déploie une énergie alliée à une hauteur de vue impressionnantes, s'oubliant pour faire entendre la musique et rien qu'elle.

Alain LOMPECH Critique musical, LE MONDE, DIAPASON

 

Polymnie

 

"Whether you be dilettante or professor, in these Compositions do not expect any profound Learning, but rather an ingenious Jesting with Art, to accommodate you to the Mastery of the Harpsichord. Neither Considerations of Interest nor Visions of Ambition, but only Obedience moved me to publish them. Perhaps they will be agreeable to you, then all the more gladly will I obey other commands to please you in an easier and more varied Style. Show yourself then more human than critical, and thereby increase your own Delight. To indicate to you the Position of the Hands, be advised that by D is indicated the Right and by M the Left: Fare well."

Domenico Scarlatti


The inventiveness of Domenico Scarlatti has always fascinated me as the joint manifestation of genius of the highest caliber and of true humility, which this introduction to the 1738 edition of thirty of his essercizi per gravicembalo illustrates very well. Sometimes, during the some three minutes that most of his sonatas last, half a dozen brilliant or at least charming themes appear only to be abandoned soon afterwards. Each one of them would have been the pride of composers less inspired and better at development, but Scarlatti seemed neither to know the angst of the white sheet nor to doubt that the following day would bring him fresh inspiration.
Of course, Scarlatti is the composer of 555 "essercizi", practice works meant for a princess who became Queen of Spain, but in truth they are timeless studies of life. For this recording, I have read all 555 "essercizi", with the ludicrous idea to keep only those that somehow stood out, but of course, faced with so much beauty I settled on a few I just fell in love with.
Some sonatas are dreamy or deeply moving like the slow movement of a Mozart sonata or a Chopin Nocturne, some are happy and singing, and others harsh like a white-hot flamenco. Never did technical aspects matter in my choice of "essercizis". It is only later, while practising them that I truly measured the extent of Scarlatti's science of keyboard technique.

I have taken up these sonatas with total liberty, leaving aside questions of style or instrument. Sometimes I have added some ornamentation or I have worked much like a painter, superimposing textures and colours by using the soft pedal, or by sometimes letting the sustaining pedal drag a bit, in order to give some thickness and mellowness to the sound so as to emphasize the contrast with more percussive episodes.
This recording has been an opportunity for musical and pianistic discoveries. And since discovery is often accompanied with joy and fun, I took pleasure (somewhat in the spirit of Couperin), in giving to each sonata a title summarizing the state of mind I was in while practising it.

Véronique Bonnecaze

 

Polymnie

 

Véronique Bonnecaze graduated from the Bordeaux Conservatoire aged 14 with the highest grades. She was then admitted to the Paris Conservatoire where she obtained a First Prize in piano and chamber music. She completed her training at the Julliard School of New York.
She won prizes or was a finalist in many international piano competitions among which Geneva, Mavi Marcoz, Chopin Palma de Majorca, Pescara, Jaen...
She gave frequent solo recitals and concerts with orchestra in France (Salle Gaveau, Salle Cortot, Théâtre de l’Athénee, etc...), in Austria (Salzburg Mozarteum), Germany, Switzerland (Geneva Victoria Hall), United States (Weill Hall, New York) and also in Belgium, Spain, Italy, Hungary, Sweden, Greece, Japan, Lebanon, etc...
In her core repertory, she has particular fondness for masterworks of Chopin, Schumann, Liszt, Scriabin, Rachmaninov, Debussy and Ravel. Her recording of Chopin's 24 Études was reviewed enthusiastically by music critics, in particular by the late Harold C. Schonberg of the New York Times. In 2010, for the bicentenary of Chopin's birth, Véronique Bonnecaze recorded some of Chopin's late works.
In 2012, her double CD of works by Liszt and Schumann obtained the "Maestro" distinction of the Magazine "Pianiste". In addition to her concert pianist schedule,Véronique Bonnecaze also teaches a piano class at the École Normale de Musique de Paris Alfred Cortot and gives masterclasses in France, Ireland, Japan (Tokyo, Toyama, PTNA) and Sardinia (Cagliari Summer Academy). She is also invited to sit on the jurys of international piano competitions, (Yokohama, Tokyo, Boston, Steinway, Vulaines) and was a member of the organizing committee of the International Francis Poulenc piano competition.
Véronique Bonnecaze also has a passion for organizing musical events. She was artistic director of the "Half Past Noon" concerts of the Ecole Normale de Musique de Paris (salle Cortot) between 2012 et 2015, and has created, among others, the Arcachon International Piano Competition, the "Harmonies du Soir" series of concerts at the Hotel Plaza Athénée in Paris, the "Musical Emotions" concerts series at the "Cercle France-Amériques" in Paris, the Academy and Festival "Music in Biscarrosse", as well as an annual competition in Tokyo that grants scholarships to Japanese piano students who wish to study at the École Normale de Musique Cortot.


Normally it takes me only a few measures to assess a pianist’s value in this répertoire. But it took only a few measures of op.10/1 to realize that this CD was something spécial.The technique is of a high international standard. The sound is warm and full of color, never pushed, never banged out. The interpretations are aristocratic and poetic, yet strong enough to encompass the big moments of the music.
In général, these performances look back to the true romantic tradition as represented by such pianists of the past as Joseph Lhevinne. Very few pianists of our time have this kind of elegance
and taste Ms.Bonnecaze has.
Harold C. SCHONBERG † NEW YORK TIMES, critic music

... Véronique Bonnecaze's recital is a demonstration of musicality. She displays an impressive gamut of nuances and boldness in the breathing of the music as well a extreme thoughtfulness allowing her to find an equilibrium between the requirements of the spectacular (Liszt paraphrases with almost orchestral qualities) and the supple delivery of voices (the March from Funérailles is a demonstration of legibility and clarity).
How not to savour the ruggedness of a piano which feels so difficult to tame, as demanding on the ear of the non-initiated as a great Burgundy is on the palate of a neophyte. Ecstasy awaits us in a recital overflowing both with personality and a high degree of sophistication. To be enjoyed without moderation ...
Stéphane FRIEDERICH Editor in Chief of the magazine PIANISTE


Ms.Bonnecaze's artistry is impressive. She allows no mannerism or sentimality to interfere between the music and the listener and she makes no attempt to attract attention on any interesting or novel ideas she may happen to entertain. Instead, as much as possible given their difficulty, she plays the Études exactly as they are written and the result is sheer music! The austerity of her style is not unlike Wilhelm Backhaus' as she unleashes an impressive amount of energy sourced in a deep knowledge of the big picture to bring forward the music and nothing else.
Alain LOMPECH musical critic, LE MONDE, DIAPASON

 

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