Polymnie
           
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Polymnie
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Enguerrand-Fredrich Lühl, Paraphrases et transcriptions

Philippe Barbey-Lallia Mahery Andrianaivoravelona Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy, piano

POL 151 173

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Polymnie
PolymniePolymniePolymnie

F. Schubert
Militärmarsch LWV 32

H. Berlioz
Paraphrase sur des thèmes de Roméo & Juliette LWV 38
Extraits de la Symphonie Fantastique LWV 43
Réminiscences de Harold en Italie LWV 57

F. Liszt
Dante-Symphonie LWV 3

G. Mahler
Adagietto de la Vème Symphonie LWV 26
Trauermarsch de la Cinquième Symphonie LWV 46

A. Scriabine, Hommage à Scriabine
Deux Poèmes op. 55 (1907) LWV 88 n° 1
Deux Poèmes op. 55 (1907) LWV 88 n° 2
Poème langoureux op. 50 (1905) LWV 92

C. Debussy, Hommage à Debussy : Deux Esquisses LWV 98
Harmonies d’automne
Cascades

 

   
 

Il est dans la nature des artistes de réutiliser des thèmes et motifs d’autres artistes qui leur sont particulièrement chers, pour les façonner à leur manière, les reprendre comme une magnifique robe à laquelle on aimerait ajouter sa touche personnelle. Transcriptions, paraphrases, réductions, arrangements, orchestrations, variations sur un thème donné, toutes ces techniques musicales avaient, jusqu’à l’invention du phonogramme, l’énorme avantage de permettre la plus large diffusion de certaines œuvres. Elles contribuaient aux fluctuations de la mode, à la mise en exergue de deux artistes, l’original et l’arrangeur. Ainsi naquit au 19ème siècle le fameux ‘Hexaméron’, une succession de variations sur un thème de l’opéra I Puritani de Bellini, composées par six compositeurs contemporains : Liszt, Thalberg, Pixis, Czerny, Herz et Chopin.
Transcriptions et paraphrases créent un pont entre deux œuvres et prouvent que la musique est une matière vivante et modulable. Liszt lui-même arrangea des centaines de pages d' œuvres d’autres compositeurs, de Schubert à Verdi en passant par ses propres compositions, parfois même avec différentes versions de la même pièce (cinq versions différentes de la rhapsodie hongroise Ràkoczy-marche). Chaque compositeur utilise cet exercice de style à des fins personnelles, mais aussi pour faire connaître au public une œuvre qui, selon lui, mérite d’être découverte de plus près.
"La musique tonale est une gigantesque paraphrase. Chaque compositeur s'inspire du précédent, Webern de Schönberg, Schönberg de Mahler, Mahler de Brahms, Brahms de Beethoven, Beethoven de Haydn, Haydn des fils de Bach, Bach de Buxtehude, la ramification est interminable. Chaque nouvelle œuvre est un subtil mélange de la digestion des acquis techniques et historiques du compositeur pendant son parcours d’artiste et de l’ajout de sa touche personnelle suivant son évolution esthétique au fil des années. Il cherche son chemin personnel, soutenu par le passé de l’homme artiste, et tente de léguer à la postérité un patrimoine culturel digne de ce nom. L’hérésie de ceux qui prétendent que la musique tonale est révolue ne peut être prise au sérieux que par ceux qui l’affirment, eux-mêmes pris au piège par leurs propres influences et considérations. Les combinaisons factorielles de rythmes et d’harmonies sont infinies et il ne tient qu’à l’homme lui-même de décider de rompre avec son passé. Cependant, le bouleversement artistique du 20ème siècle lance une grande question philosophique au débat esthétique, car qui rejette son passé refuse de s’admettre." C’est avec ce regard méditatif sur le monde environnant que Lühl commença dès l’âge de dix ans, quelques mois après ses premières leçons de piano avec sa mère, à composer librement en suivant la petite vision naïve et insouciante de son esthétique d’enfant. Son premier grand travail, son opus 1, fut la transcription de la Première Symphonie de Gustav Mahler pour piano seul. Il travailla "à l’ancienne" à ce projet colossal pour un enfant de cet âge, avec comme unique outil la partition et le piano, sans avoir recours aux divers enregistrements qui ne feraient que déformer son oreille intérieure. Il se refusa d’office tout artifice technique superflu, qui pourrait nuire à son exigence en tant que musicien, se vouant à une discipline de fer et résistant aux différentes tentations qui auraient pu lui "faciliter " la tâche. Ce n’était pour lui pas une question de facilité ou de difficulté, il avait un travail à faire, une mission à remplir, et il voulait l’accomplir le mieux possible avec un maximum de rigueur et de qualité.
Au bout de six mois, la version pour piano seul fut achevée. Le jeune musicien avait franchi un énorme pas en matière d’apprentissage des techniques d’orchestration, d’harmonie, de contrepoint. Son chemin fut tracé et quelques dix années d’études intensives plus tard, son rêve se réalisa : faisant fi des modes et courants passagers, il allait enfin choisir sa voie en suivant ceux qui l’ont précédé avec le plus grand respect.

F. Schubert, Militärmarsch LWV 32

En 1996, Lühl entendit l’arrangement du pianiste Vladimir Horowitz de la fameuse marche militaire du compositeur autrichien. Il se rappela que cette musique servit d’arrière-fond à un dessin animé de Walt Disney, qu’il avait vu de nombreuses fois dans sa jeunesse, dans lequel des lutins préparaient la fête de Noël avec joie et allégresse. Ces deux souvenirs réunis l’amenèrent à orner avec grande virtuosité cette marche militaire, originalement écrite pour quatre mains et il écrivit la paraphrase le 16 octobre 1996. Cette fois, il ne s’agissait pas d’une transcription d’œuvre orchestrale, mais d’une décoration musicale d’une œuvre existante, une paraphrase. Elle est dédiée à son interprète, Andrianaivoravelona.

H. Berlioz, Paraphrase sur des thèmes de Roméo & Juliette LWV 38

A partir de 1997 vint l’intérêt temporaire pour la musique d’Hector Berlioz, et avec lui la prise de conscience de la difficulté d’un artiste hors du temps à se faire accepter par ses contemporains. Lühl décida de réhabiliter par ses propres moyens le génie de l’artiste français en brodant sur des thèmes de la Symphonie dramatique du maître. En une journée, le 27 octobre 1997, cette partition fulgurante vit le jour et fut créée au festival Musique en Sorbonne l’année suivante avec le compositeur au piano. Suivirent quelques orchestrations, notamment l’ajout de la huitième planète du cycle de poèmes symphoniques de Gustav Holst The Planets qu’il intitula Pluto – the Keeper of Eternity dans le style de Holst.

H. Berlioz, Extraits de la Symphonie Fantastique LWV 43

Lühl avait gardé son intérêt pour la musique de Liszt. Ce dernier avait entre autres, transcrit pour piano seul les Symphonies de Beethoven et la célèbre Symphonie Fantastique de son ami français. Lühl chercha d’autres moyens pianistiques pour encore mieux "orchestrer" au piano. Berlioz, le génie du timbre orchestral, avait fait preuve d’une extrême originalité de timbres et de mélanges de sonorités dans son œuvre et le jeune artiste décida d’aller plus loin que Liszt dans l’exploitation des palettes sonores de son instrument : usage de la troisième pédale, harmoniques des sons de cloches, touches bloquées… Jugeant la transcription intégrale trop longue par rapport à ses autres projets de compositions originales, il limita la transcription au Songe d’une nuit du Sabbat.

H. Berlioz, Réminiscences de Harold en Italie LWV 57

Le troisième et dernier volet des arrangements d’œuvres de Berlioz est celui de la pièce concertante pour alto et orchestre Harold en Italie. Entre septembre 1999 et mars 2000, il écrivit cette "Réminiscence" s’appuyant surtout sur le dernier mouvement de l’œuvre.

F. Liszt, Dante-Symphonie LWV 3

Grand admirateur de la personnalité fort charismatique de Liszt depuis son plus jeune âge, Lühl commença à travailler des œuvres du grand maître dès que la taille de ses mains le lui permit. Grâce à ses énormes facilités techniques, il étudia rapidement des œuvres de virtuosité avec son professeur Monique Mercier : entre dix et douze ans, il y eut au programme entre autres Au bord d’une source, plusieurs Rhapsodies hongroises, Études transcendantes et extraits d’Années de Pèlerinage. En avril 1991, toujours imprégné du style lisztien, il découvrit la Dante Symphonie pour chœur et orchestre, composée en 1856 d’après la Divine Comédie de l’éternel auteur italien. Fortement fasciné par l’Inferno, il décida d’en transcrire l’introduction, dont la structure et l’harmonie machiavélique le marquaient particulièrement. C’était son troisième travail de transcription, après l’achèvement du Quatuor de Mahler en terminant les esquisses d’un deuxième mouvement et en y ajoutant plusieurs années plus tard deux autres mouvements d’après d’autres fragments de jeunesse dans le style du maître (LWV 2 dans son catalogue).

G. Mahler, Adagietto de la Vème Symphonie LWV 26

Le professeur Michel Carcassonne, chirurgien en Chirurgie pédiatrique à Marseille, avait montré en 1987/88 au tout jeune musicien sa collection impressionnante de partitions. Bien que n’étant pas musicien, il avait glané un répertoire précieux d’ouvrages en partie épuisés ; parmi eux figuraient les neuf Symphonies de Mahler pour piano à quatre mains. Lühl était fasciné par la qualité du travail de réduction et il projeta la transcription de l’intégrale des Symphonies de Mahler. Particulièrement attiré par la Cinquième, qui est avec la Première, la seule symphonie ne contenant pas de chœurs, il commença par l’Adagietto, facilement transcriptible grâce à la petite formation orchestrale, exceptionnelle pour une formation mahlérienne (orchestre à cordes et harpe). Ce travail eut lieu entre le 16 et le 19 janvier 1996.

G. Mahler, Trauermarsch de la Cinquième Symphonie LWV 46

Toujours accroché à son projet de longue haleine de transcrire pour piano seul toutes les Symphonies de Mahler, il continua à travailler sur la Cinquième, surtout après avoir entendu le rouleau Welte-Mignon avec Mahler au piano, (enregistrement de 1905 – coll. Dennis Condon "rarities vol. 1 ", éd. Bellaphon 690-07-014). Du 13 au 17 août 1997, la partition fut achevée. En novembre 1998, il entreprit une révision définitive de la Première, le manuscrit juvénile de la transcription originale lui paraissant désormais "illisible".

A. Scriabine, Hommage à Scriabine :
Deux Poèmes op. 55 (1907) LWV 88 & Poème langoureux op. 50 (1905) LWV 92

Inclassable, n’ayant pas eu l’occasion de fonder une école ou de former des disciples, la dynastie musicale de Scriabine s’est vite éteinte et il reste, même de nos jours, le fondateur à la fois d’une musique hors du commun et de son aboutissement. Son œuvre peut se diviser en trois grandes parties : les œuvres de jeunesse jusqu’à l’opus 30, teintées de chopinismes mélodiques dans la plus grande tradition du romantisme virtuose ; les œuvres de maturité jusqu’aux opus 50, dans lesquelles, poussé par l’accentuation du chromatisme et la complexité croissante des enchaînements harmoniques, Scriabine se rapproche de la tradition wagnérienne vers le principe de la modulation continue ; la troisième enfin, les œuvres tardives, imprégnées d’une philosophie mystique, où Scriabine tente de rapprocher les arts en les unifiant sous la métaphore du rapprochement cosmique de l’être humain et de son âme : l’Homme est le centre de ce tout artistique et peut à lui seul exprimer ses émotions consciemment.
Lühl avait quitté son goût pour les arrangements et transcriptions assez vite, préférant dorénavant se consacrer aux œuvres originales. D’octobre 2002 à mars 2004, il entreprit en tant que pianiste l’étude de l’intégrale des Préludes, Poèmes et Études du compositeur russe. En épluchant le catalogue d’opus, il constata qu’il n’existait pas de numéro 50 ni 55. Pensant à une "véritable intégrale", il décida d’ajouter dans le style du compositeur les œuvres manquantes. Il ajouta sur le manuscrit les dates hypothétiques de composition des œuvres, précisant par ce geste son respect pour l’évolution harmonique de Scriabine à la dernière période de sa vie. Effectivement, le langage utilisé n’est pas le même en 1905 qu’en 1907, ce que Lühl a pris en considération en composant "dans le style de".

C. Debussy, Hommage à Debussy : Deux Esquisses LWV 98

En 2003, Lühl décida de reprendre des cours de maîtrise de musicologie à l’université Paris-Sorbonne en tant que "visiteur ", pour être sûr de ne pas être passé à côté d’une éventuelle carrière de professorat universitaire. Parmi les enseignements suivis, figurait un cours sur l’analyse du style de Claude Debussy, dans lequel les élèves devaient "composer" un fragment dans le style de Debussy pour l’épreuve de fin d’année. Lühl en fit un exercice de style en rajoutant, comme pour Scriabine précédemment, à son catalogue, qui comportait déjà cinq symphonies, un opéra et un concerto pour piano, un hommage au grand compositeur français natif de Saint-Germain-en-Laye. S’inspirant des deux cahiers de Préludes, il resta fidèle à la présentation du titre (le chiffre romain suivi de points de suspension et le titre de l’oeuvre à la fin entre parenthèses) et aux indications d’expression en français. Les deux esquisses portent les titres distinctifs Harmonies d’automne et Cascades.
Samuel Azenkat
Philippe Barbey-Lallia, pianiste, chef d’orchestre

De nationalité franco-finlandaise, ce jeune chef d’orchestre a débuté sa carrière en tant que pianiste concertiste. Après plusieurs Prix de la ville de Paris à l’unanimité en piano et musique de chambre, il a intégré le CNSM de Paris où il a obtenu ses diplômes de pianiste concertiste et de musicien chambriste à l’unanimité. Il y a reçu l’enseignement de Bruno Rigutto, Daria Hovora, Claire-Marie Le Guay, Pierre-Laurent Aimard... Lauréat de concours internationaux, il s’est produit à la Cité Internationale, la Salle Cortot, la Maison de la Radio, au Palais des Congrès, en la Cathédrale Notre-Dame de Paris, au Festival du Vexin, au Festival des Nuits de Sainte-Anne à Montpellier, à la Halle aux grains de Toulouse et au Musée des Jacobins… mais également à l’étranger (Finlande, Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique, Irlande, Italie…). Depuis le premier concert qu’il a dirigé à l’âge de 12 ans, Philippe Barbey-Lallia se destine à la carrière de chef d’orchestre. Il a abordé l’écriture, l’analyse, l’orchestration et la direction d’orchestre au Conservatoire du Centre à Paris, avant d’entrer au CNSMDP dans la classe de Claire Levacher. Il a participé aux masterclasses de Martin Lebel, Olivier Dejours, Janos Fürst… Sélectionné par la prestigieuse Académie Chigiana de Direction d’orchestre à Sienne, il a travaillé auprès du maestro Gianluigi Gelmetti qui l’a nommé lauréat de la promotion 2004. Depuis, il a été invité à diriger notamment l’Orchestre Col Canto, l’ensemble Les Folies Dramatiques, l’Orchestre des Lauréats du CNSMDP, l’Orchestre de Sofia, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse… Il est chef titulaire de l’ensemble orchestral Ellipses, dédié à la création d’œuvres de jeunes compositeurs, ainsi que de l’Orchestre Cinématographique de Paris. Son talent avéré pour le répertoire lyrique l’a amené à diriger plusieurs opéras d’Offenbach, Gounod et Mozart, ainsi que Le Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn et le spectacle Viva Rossini sous l’égide de la fondation Rossini de France.

Mahery Andrianaivoravelona, pianiste

Mahery Andrianaivoravelona s'est produit pour la première fois comme pianiste avec orchestre à l'âge de 13 ans en interprétant le 9ème Concerto K271 "Jeune homme" de Mozart. En 1991, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) dans la classe de piano de Michel Béroff et suit parallèlement des cours de musique de chambre.
Il obtient quatre ans plus tard le Diplôme de Formation Supérieure du CNSM de Paris, ainsi que diverses récompenses en histoire du jazz, en acoustique, en déchiffrage et en analyse. Suite à cela, il remporte divers Premiers Prix de Concours Nationaux et Internationaux tels que ceux du Royaume de la Musique, du Concours Claude Kahn ou encore du Concours de Saint-Nom La Bretèche et est depuis invité à se produire en récital en France, en Allemagne (Hattersheim/Düsseldorf), en Italie (Rome), en Tunisie (Hammamet), à La Réunion, et dernièrement à Madagascar, à l'occasion de divers événements , festivals, congrès médicaux ou pour des œuvres caritatives (concerts au profit des victimes du cyclone « Geralda » à Antananarivo, éditions 2002 et 2003 du Téléthon avec le COUPS : Chœur et Orchestre de l'Université Paris-Sorbonne et à l'église St-Merry).
Depuis 2004, il forme un duo avec le pianiste et compositeur Enguerrand-Friedrich Lühl. Ce dernier, arrangeur pour piano solo et deux pianos des œuvres de musique de films du compositeur américain John Williams (déjà plus de 60 titres), prépare une série de concerts en collaboration avec Musique et Toile, une maison de spectacles événementiels spécialisée dans le cinéma, autour des plus belles pages d’Hollywood, notamment avec « l’intégrale Star Wars » pour deux pianos.
Toujours en collaboration avec Lühl, il participe sur plusieurs années à une série d’enregistrements d’œuvres rares pour deux pianos de Rachmaninov pour les éditions phonographiques Polymnie.
Parallèlement à son activité de concertiste, il mène régulièrement une action pédagogique active à Madagascar au travers d'ateliers, de Master Classes, de concerts et de jury de concours.

Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy, pianiste, compositeur, chef d'orchestre

Après avoir terminé brillamment ses études de piano à la Schola Cantorum, Lühl complète sa formation en entrant à 15 ans au CNSM de Paris. Trois ans après, il obtient un Premier Prix de piano à l’unanimité. Parallèlement à son cursus de piano, il suit des cours d’analyse musicale, de jazz, de musique de chambre, de direction d’orchestre, d’harmonie et de contrepoint avec une passion grandissante. Après ses études, il entre dans le monde charismatique du Concours International et s’y consacre pleinement. Dès 1998, il devient lauréat de plusieurs concours, notamment Rome, Pontoise et le Tournoi International de musique. Depuis, il fréquente les grandes scènes d’Europe (récitals, musique de chambre, avec orchestre). La presse le qualifie unanimement de concertiste international. Il travaille depuis 2005 pour le compositeur américain John Williams, pour lequel il transcrit les partitions de ses plus grands thèmes de musique de films pour piano seul et deux pianos. Il a enregistré en 2003 le CD John Williams au piano vol. I avec ses propres arrangements des plus grands thèmes d’Hollywood pour piano seul. Un deuxième volume vient d’être enregistré avec les plus grands thèmes de Star Wars pour deux pianos. Son catalogue de compositeur est conséquent : six symphonies, deux concertos pour piano, de la musique de chambre, diverses pièces pour soliste et orchestre, environ 120 pièces pour piano seul, des orchestrations et réductions, une musique de film...

 

Polymnie


It’s in the nature of artists to revisit the themes and motives of other artists whom they particularly like for many reasons, they adapt them to their particular style a little like a beautiful ball gown to which one wants to add a personal touch. Transcriptions, paraphrasing, editing, arrangements, orchestrations, variations on a particular theme, all these musical techniques had until the invention of the phonograph the enormous advantage of allowing the largest distribution of certain works to the public. And so was born in the XIXth Century the famous “Hexameron”, a suite of variations on the operatic theme of The Puritains by Bellini, composed by six contemporary composers : Liszt, Thalberg, Pixis, Czerny, Herz and Chopin.
Transcriptions and paraphrasing create a bridge between two works and prove that music is a living matter and transmutable.
Liszt himself arranged hundreds of pages from works by other composers, from Schubert to Verdi including his own works, sometimes with different versions of the same piece – five different versions of the Hungarian rhapsody Ràkoczy-March n° 15. Every composer uses this exercise in style for different personal reasons.
« Tonal music is a vast paraphrase. Every composer is inspired by the previous one, Webern by Schönberg, Schönberg by Mahler, Mahler by Brahms, Brahms by Beethoven, Beethoven by Haydn, Haydn by the Bach sons, Bach himself by Buxtehude; the ramifications are inexhaustible. Every new work is a subtle mix of the experience and techniques acquired by the composer during his apprenticeship as an artist including his personal touch following his esthetic evolution during many years. He searches for his own personal path, sustained by his past and he tries to leave to posterity a cultural and worthy patrimony. The heresy of those who pretend that tonal music is passé can only be taken seriously by those who say so. They themselves are trapped by their own influences and ideas. The mathematical combinations of rhythm and harmony are infinite and it is up to Humanity to decide to break with its past or not. However, the artistic revolution of the 20th Century triggered an important philosophical question to the esthetic’s debate, because he who rejects his past refuses to acknowledge himself. »
It is with this meditation about the world that Lühl started at the age of ten, perhaps a few months after his first lessons with his mother, to compose freely by following his own small naïve vision and completely unaware of his childish esthetics.

His first great work, his opus 1, was the transcription of Gustav Mahler’s First Symphony for piano solo. He worked in the old fashion way on this colossal project for a child of this age, his only tool being the instrument and the score without any fallback on different recordings, which would have only deformed his inner ear. He refused to use all artificial techniques which were superficial and superfluous and could have influenced negatively his own demands as a musician. He dedicated himself with an iron discipline and resisted different temptations which could have helped him with this task. It wasn’t a question of making things easy or difficult, he had work to do, a mission to fill and he wanted to accomplish it to the best of his ability with a maximum of quality.
At the end of six months the piano version was finished. The young musician had taken an enormous step in the matter of apprenticeship in orchestral techniques, harmony and counterpoint. His career was decided on and some six years later, after very intensive studies he fulfilled his dream, ignoring trends and passing gimmicks. He was going to follow his chosen path by following those who had gone before him with the outmost respect.

 

 

F. Schubert, Military March LWV 32

In 1996, Lühl heard the piano arrangement by Vladimir Horowitz of the famous Military March by the Austrian composer. He remembered this music was the background music for a cartoon by Walt Disney he had heard several times during his childhood, in which the goblins prepared a Christmas feast with joy and happiness. These two memories together encouraged him to produce a Military March of great virtuosity. Originally written for four hands, he then wrote the paraphrase on October 16th. This time it wasn’t about rewriting an orchestral work, but a more decorative interpretation of an already existing work. It is dedicated to its interpreter, Andrianaivoravelona.

H. Berlioz, Paraphrase on Romeo and Julia LWV 38

In 1997 came the temporary interest in music by Hector Berlioz and with him the realization of the difficulties of an artist who was way ahead of his époque to be accepted by his contemporaries. Lühl decided to rehabilitate with his own way of expression the genius of the French artist by working on themes of the master’s dramatic symphony. On October 27th 1997, this energetic score was premiered at the Sorbonne Music Festival, played by the composer himself. During the following years followed several orchestrations which also figured in the edition of the Eighth Planet to Holst’s “the Planets” suite, which he entitled Pluto, the Keeper of Eternity in holstian style.
H. Berlioz, Extract from Symphonie Fantastique LWV 43

Lühl had kept his interest in Liszt’s music. The latter had rewritten for piano 2-hands the Beethoven symphonies and the famous Fantastic Symphony by his French friend. Disappointed by the result Lühl searched for other pianistic possibilities for a more authentic transcription. Berlioz, the genius of the orchestral sound combination, had shown great originality in the mix of sounds in his work and the young artist decided to go further than Liszt in the interpretation of the piano sound possibilities : the use of the third pedal, the harmonics of bell sounds and blocked key. Thinking the whole transcription as being too long vis-à-vis his other compositional projects he shortened the transcription of Songe d’une nuit du Sabbat.

H. Berlioz, Reminiscences from Harold in Italy LWV 57

The third and last part of the Berlioz arrangements is the concert piece for alto and orchestra Harold in Italy. Between September 1999 and March 2000 he wrote this reminiscence, concentrating especially on the last movement of the work.

F. Liszt, Dante-Symphony LWV 3

A great admirer since he was a child of Liszt’s charismatic personality, Lühl started working on the great master’s works as soon as the size of his hands allowed him to do so. With his enormous technical skills he quickly studied the virtuoso works with his professor Monique Mercier between the ages of ten and twelve. In April 1991, still influenced by the Liszt style he discovered the Dante Symphony for choir and orchestra composed in 1856 after the Devine Comedy by the eternal Italian author. Totally fascinated by the inferno he decided to transcribe the Introduction whose machiavellian structure and harmony had fascinated him. It was his third transcription after the Mahler Quartet, in which he finished the sketches of a second movement and added several years later two other movements, using fragments from the master’s sketches as a young artist (LWV 2 in his catalogue).

G. Mahler, Adagietto from the Fifth Symphony LWV 26

In 1987/88, Professor Michel Carcassonne, a pediatric surgeon in Marseille hospital showed the young musician his impressive collection of scores. Although not a musician himself, he had gathered together a precious repertoire of works which were out of print among which figured the nine Symphonies for piano 4-four hands by Mahler. Lühl was fascinated by the arrangement’s quality and he planned the future transcription of all Mahler’s symphonies for piano solo. Particularly attracted by the Fifth Symphony, and after the first Symphony that doesn’t include a choir, he started with the Adagietto, easily adaptable thanks to the small size of the orchestra which is unusual for a Mahlerian symphony (string orchestra and harp). This work was written during the 16th and 19th of January 1996.

G. Mahler, Trauermarsch from Fifth Symphony LWV 46

Still enthusiastic about transcribing all the Mahler Symphonies for piano solo, he continued to work on the Fifth, especially after having heard the Welte-Mignon piano roll featuring Mahler himself playing the orchestral movement at the piano (recording in 1905 – coll. Dennis Condon “Rarities vol. 1”, ed. Bellaphon 690-07-014). Between the 13th and 17th of August 1997, the score was finished. In November 1998, he undertook the definitive revision of the First symphony, which he considered an “unreadable” manuscript from his young days.

A. Scriabin, Tribute to Scriabin :
Two Poems op. 55 (1907) LWV 88 & Poème langoureux op. 50 (1905) LWV 92

Unclassable, never having had the opportunity to found a school or to teach students, the musical dynasty of Scriabin died quickly and it remains so even today. His work can be divided into three main parts : works from his Youth up to opus 30 which reflects chopinistic melodies in the tradition of romantic virtuosity; his mature works up to opus 50, in which is accentuated chromatism and the growing complexity of harmony, Scriabin drew closer to the Wagnerian tradition towards the principle of continuous modulation; and finally the third part, his late works, impregnated with philosophical mysticism where Scriabin tries to combine the Arts by uniting them under the metaphor of cosmic closeness between the Human being and his soul : Man is the centre of all this Art and he only can express his emotions consciously.
Lühl abandoned his taste for arrangements and transcriptions very quickly, preferring to concentrate on original works. From October 2002 to March 2004, as pianist he undertook the study of the complete preludes, poems and etudes of the Russian composer. Going through the opus catalogue, he realized the numbers 50 and 55 were missing. Thinking of completing the 74 opuses he decided to add the two missing works in the composer’s style. He also added hypothetical dates of the works, underlining by this gesture his respect for Scriabin’s harmonic evolution at the end of his musical career. The language used is not the same as in 1905 of in 1907, which Lühl took into consideration while composing “in the style of.”
C. Debussy, Hommage à Debussy : Deux esquisses LWV 98

In 2003, Lühl decided to study for a Masters degree in musicology at the Sorbonne University, to be certain not to miss the possibility of a career as a university professor. Among the subjects taught on the course was the analysis of Claude Debussy’s style for which students had to compose a fragment in the style of Debussy for their end of year exam. Lühl made it an exercise in style and added it to his catalogue, as he had done previously with the works of Scriabin ; his catalogue included already five symphonies, an opera and a piano concerto. Inspired by two books of preludes he remained faithful to the presentation of the cover of the sketches (the roman numerals followed by the title which is featured at the end of the score) and to performing instructions in French. The two sketches have distinctive titles : Autumn Harmonies and Waterfalls.

Samuel Azenkat
Translation : Padráicin Ní Nuailláin

 

 

Philippe Barbey-Lallia, pianist, conductor

Of French-Finnish nationality, this young conductor began his careeras pianist concert performer. He obtained at CNSM of Paris the diplomas of pianist and chamber music. He received the teaching of Bruno Rigutto, Daria Hovora, Claire-Marie Le Guay, Pierre-Laurent Aimard... International prize-winner of competition, he play in the Cité Internationale, the Salle Cortot, the Maison de la Radio, the Palais des Congrès, the Cathedral Notre-Dame de Paris, to the Festival of Vexin, to the Festival des Nuits de Sainte-Anne in Montpelier, in the Halle aux Grains of Toulouse and in the Museum of the Jacobins but also abroad (Finland, Great Britain, Germany, Belgium, Ireland, Italy). Since his first concert at the age of 12, Philippe Barbey-Lallia intends himself for conductor's career. He approached the writing, the analysis, the orchestration and the directionof orchestra in Paris with Claire Levacher, Martin Lebel, Olivier Dejours, Janos Fürst, and Gianluigi Gelmetti on the occasion of prestigious Chigiana academy of Siena. He conduct the Orchestra Col Canto, the Folies Dramatiques, the Orchestra of the Prize-winners of the CNSMDP, the Sofia Orchestra, the Symphony Orchestra of Mulhouse, the Orchestra Ellipses, and the Film Orchestra of Paris.
Mahery Andrianaivoravelona, pianist

Mahery Andrianaivoravelona first performed as a pianist with orchestra at the age of thirteen when he played Mozart’s 9th concerto K271. In 1991 he began his studies at the Paris Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMDP) with Michel Béroff and at the same time followed courses in chamber music. Four years later he received his diploma from the CNSMDP as well as many awards in history of jazz, acoustics and musical theory. After that he won various first prizes nationally and internationally such as the Royaume de la musique, the Claude Kahn competition and the international Saint-nom-la-Bretèche competition. He has also played internationally in France, Germany and Italy, Tunisia, La Réunion and lately in Madagascar for festivals and special events. Since 2004 he performs in duo with the pianist and composer Enguerrand-Friedrich Lühl. The latter arranges for piano solo and two pianos music from films and the American composer John Williams (60 titles already). They are preparing a series of concerts for Musique et Toile – a company specializes in musical events for the cinema and around Hollywood productions, in particular the Star Wars collection for two pianos. Also with Lühl he has participated over the years in a series of recordings of rare Rachmaninoff pieces for two pianos for the Polymnie label.
In parallel to his activity as a concert pianist he organises special music workshops for master classes, concerts and juries in Madagascar.

Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy, pianist, composer, conductor

Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy was born in Paris in 1975. He started his studies as a pianist at the Schola Cantorum then completed his training by entering the Conservatoire National Supérieur de Musique in Paris aged 15. Three years later he obtained first Prize for piano. Parallel to his piano cursus he studied music analysis, chamber music, orchestral conducting, harmony and contrapoint. Since 1998 he has won several international competitions and plays at prestigious venues throughout Europe. The press is unanimous in considering him as an international concert pianist. Since 2002 he has been working with the production company Musique & Toile specialized in the organisation of musical and film events for which he plays his own arrangements for piano solo and duo of Hollywood’s great film scores composed by John Williams. His 1300 pages of musical arrangements will be edited at a future date. He also recorded a CD entitled “John Williams’ music vol. 1” A second has just been recorded with more great themes from Star Wars for two pianos. His composer’s catalogue is impressive: six symphonies, two piano concertos, chamber music, various pieces for soloist and orchestra, around 120 original pieces for piano, orchestrations and arrangements, film music…

 

 

 

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