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John Williams, Star Wars à deux pianos

Mahery Andrianaivoravelona Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy, pianos

POL 151 686

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John Williams

The Fox fanfare (composed by Alfred Newman)
Main Title
The Flag Parade
Anakin’s Theme
The Adventures of Jar Jar
Duel of the Fates
Across the Stars
Battle of the Heroes
Leia’s Theme
Throne Room
Yoda’s theme
The Imperial March
Han & Leia
The Parade of the Ewoks
Luke & Leia
The Forest Battle
Bonus track : The Astéroid Field (live performance-archive recording)

 

   
 

STAR WARS POUR DEUX PIANOS L’HISTORIQUE
En 1977, John Williams compose la musique pour un long métrage de science-fiction à moyen budget, réalisé par le jeune cinéaste George Lucas. Celui-ci prévoit une suite de six films sur le même thème intergalactique. Étrangement, ce premier film ne sera pas le premier de la saga faute de moyens financiers et de performances technologiques en matière d’effets spéciaux pour réaliser ses visions futuristes. C’est donc l’épisode IV, prélude de la première trilogie Star Wars qui était le seul des six films à pouvoir être réalisé de manière efficace à cette époque. Williams, déjà primé avec un Oscar pour Jaws de Steven Spielberg (1975), renoue ici à nouveau avec la vieille tradition hollywoodienne des films à grand spectacle en se servant d’un effectif symphonique pour sa musique spatiale. Plus encore, fidèle à l’héritage classique wagnérien, Williams reprend l’idée de la Tétralogie du Ring en utilisant le système du leitmotiv. Ainsi, chaque caractère principal reçoit son propre thème musical, créant à travers l’action visuelle une trame sonore en adéquation parfaite avec le déroulement du film. Les thèmes sont variés et passent du sérieux au burlesque, du dramatique au militaire, de la marche énergique à la rêverie mélancolique. Le succès phénoménal de l’épisode IV incite Lucas à continuer son voyage dans l’espace avec successivement les épisodes V (1980) et VI (1982). À chaque film, Lucas expérimente de nouvelles technologies cinématographiques pour aller toujours plus loin dans le fantastique. La première trilogie est terminée. D’innombrables mythes accompagnent la genèse de ces films. Près de deux millions d’albums musicaux sont vendus. Lucas crée sa propre maison d’effets spéciaux, contribuant par la qualité du travail à faire rentrer de nombreux films dans la cour des Oscars des meilleurs effets spéciaux. Un peu plus tard, Lucas crée son propre son, le son THX, nommé d’après les initiales du héros d’un de ses premiers films : THX 1138 (avec Robert Duvall et Donald Pleasance). Il est complètement autonome et peut entamer la deuxième phase de son immense opus magnum : la deuxième trilogie qu’il n’a pu réaliser des années auparavant faute de moyens. Mais avant cela, il entreprend la restauration complète de ses trois premiers films afin qu’ils puissent s’harmoniser avec le festival visuel qui va suivre. En 1997, les effets spéciaux, les éclairages et certains fonds sont restaurés et réactualisés. Les bobines originales sont nettoyées, le support numérisé. Certaines scènes sont modifiées ou élargies, parfois même retournées pour mieux assurer la transition avec les épisodes I, II et III à venir. Coût total de l’opération : plus de 10 millions de dollars.
La fin du siècle connaît un réel bouleversement technologique avec l’apparition du système numérique. Lucas dispose maintenant d’une enveloppe de 150 millions de dollars pour l’épisode I, dont l’action se situe environ 50 ans avant l’épisode IV, sorti en 1977. Le monde va enfin savoir pourquoi le redouté Darth Vader porte ce masque noir effrayant et comment l’Empire Galactique s’est forgé au fil des générations. L’épisode I, tant attendu par des millions de fans depuis vingt-cinq ans, sort en salle en 1999. Williams est resté fidèle à sa conception musicale symphonique en inventant d’autres thèmes propres aux nouveaux caractères et en y mêlant des bribes des anciens thèmes avec subtilité afin de créer une plus grande fluidité du discours. Ainsi, John Williams crée, avec les épisodes II (2002) et III (2005), un genre d’opéra symphonique, durant près de douze heures, d’une grande cohésion musicale. L’univers Star Wars fascine toutes les générations, car il fait appel à des valeurs absolues universelles : l’évasion vers le rêve, la dualité du bien et du mal, la rédemption, la tentation, l’amour fraternel, l’espoir, les pouvoirs surnaturels, la sagesse... Une hexalogie unique en son genre dans le monde du cinéma.

 

LE TRAVAIL DE JOHN WILLIAMS
Chaque compositeur a sa propre méthode de travail. Williams, après l’élaboration le plus souvent au piano des thèmes et des grandes ambiances générales du film concerné, dresse un canevas orchestral pour instrumentarium réduit (10 à 12 instruments) et laisse, faute de temps pour le faire lui-même, ses orchestrateurs parfaire et affiner l’œuvre. Il est aujourd’hui l’un des rares compositeurs à écrire à la main, la majeure partie des compositeurs utilisant une logistique informatique de plus en plus perfectionnée. Ensuite, l’éditeur sort les parties séparées pour chaque instrumentiste de l’orchestre et des changements d’orchestration de dernière minute interviennent couramment pendant les sessions de répétition ou d’enregistrement, l’orchestre étant synchronisé avec la projection du film.

Une fois la musique intégralement enregistrée, elle peut subir de sévères coupures dues à d’éventuels montages postérieurs, ce qui rompt la structure des enchaînements musicaux. Malheureusement, le plus souvent, ces coupures abruptes sont faites au profit de l’image et dénaturent la qualité de la construction musicale.
Une fois la musique pour le film entièrement composée et enregistrée (en partie rejetée et recomposée à la demande du réalisateur), Williams crée une suite de concert des meilleurs moments musicaux du film, rassemblant les principaux thèmes afin qu'ils soient plus facilement joués en salle. C’est ainsi que nous pouvons trouver les partitions d’une Children’s suite de Harry Potter I, trois pièces de Schindler’s List, une suite des épisodes IV, V et VI de Star Wars, une longue pièce symphonique de E.T.. Chaque œuvre est remaniée musicalement, parfois augmentée de passages inexistants dans le film en réutilisant le même matériau musical. Les suites de concert sont destinées à être jouées sans accompagnement cinématographique.

 

LE TRAVAIL DE LÜHL
Pour une plus grande ‘vulgarisation’ de ces thèmes qui hantent les esprits des spectateurs admiratifs, divers arrangeurs publient - parfois même anonymement - des recueils pour piano rassemblant les meilleures pages des films illustrés par Williams. Cependant, ces arrangements, destinés au pianiste amateur, tronquent considérablement les pièces et les simplifient à outrance si bien qu'on peine à reconnaître l’original. Cette plus que faible retranscription détruit en partie, par la réduction, le caractère de l’œuvre. Une œuvre de neuf minutes pour orchestre peut ainsi se retrouver compressée sur deux pages pour piano, juste pour qu’on puisse dire que l’on est capable de jouer le thème de E.T. ! La qualité de ces arrangements nuit à l’original pour les puristes et de nombreux pianistes ne rêvent que d’une chose : pouvoir un jour revivre l’aventure de manière réaliste en marchant dans les pas de l’œuvre avec un arrangement complet.

C’est ainsi qu’Enguerrand-Friedrich Lühl entreprend son immense travail d’arrangement des œuvres de John Williams pour piano seul et deux pianos, désireux de faire connaître au public et au pianiste avancé la musique de Williams sous un autre angle : le piano symphonique avec toute la palette sonore que ce magnifique instrument est capable de déployer. Toute la dimension symphonique doit être fidèlement exécutée par deux ou quatre mains.
Lühl explore toutes les facettes de son instrument, faisant appel à des techniques percussives contemporaines rappelant les bongos, les cymbales, la grosse caisse, la caisse claire, le chimes ou même la harpe. Rien n’est épargné pour mieux contribuer au réalisme de l’ambiance à retracer : couvercle, bois frappé, cordes pincées, troisième pédale ‘tonale’, parties corporelles des pianistes (ongles, plat de la main, doigts frappés, genoux, le tout parfois même simultanément à deux pianos pendant le jeu digital !). L’ensemble entraîne l’auditoire dans un monde fantastique et imaginaire, et enfin, enfin, il pourra entendre les versions complètes des pièces qui l’ont fait rêver durant sa jeunesse !
On notera également la juste répartition des rôles entre les deux musiciens, alternant accompagnement et phrase principale avec finesse et équilibre. Cet effet de réponse agrandit la dimension spatiale de l’instrument et ne réduit pas l’arrangement à un rôle de soliste accompagné comme dans un concerto classique. Chaque partie est complémentaire et indispensable mais en raison de la durée considérable de l’intégrale Star Wars, il a été nécessaire de faire une sélection, pour ce disque, des pièces principales qui retraceraient le mieux la saga.

 

LE PROGRAMME
Impossible de débuter un CD sans la fanfare de la Fox suivie du Main Title, la fanfare initiale entendue six fois dans la saga. Ici, Williams a fait des deux premières minutes une pièce de concert avec une fin reprenant celle des génériques, citant en anticipation le thème de Leia. The Flag Parade est un thème martial d’ouverture dans l’épisode I n’apparaissant pas dans les autres épisodes, mais il a été restructuré par Williams par rapport au film pour en faire une pièce de concert à part entière, plus longue et plus riche dans sa progression musicale.
Anakin's theme a été composé dans le but de montrer un personnage jeune et naïf, déjà imprégné du côté obscur de la Force. Williams, à la fin du thème, y insère subtilement une référence musicale à la marche impériale de l’épisode V, la marche de l’Empire contrôlé par le Seigneur Sith Darth Vader. De l’épisode I à cette marche impériale, Anakin a vieilli et basculé du côté obscur. Les deux thèmes sont dès le début de la saga finement tressés.
The adventures of Jar Jar, la pièce suivante, cite brièvement le thème d’Anakin, allégeant le côté burlesque du personnage, aspect que nous retrouverons dans l’épisode VI avec les Ewoks. Duel of the Fates fait intervenir un large thème choral. C’est un duel entre le chœur et l’orchestre qui se déchaîne. Ce thème est l’un des fils conducteurs de la première trilogie, mais n’apparaît plus à partir de l’épisode IV. On notera le duel pianistique des différents rôles.
Across the Stars fait référence aux grands films hollywoodiens, insistant sur la largeur panoramique et le côté épique d’une longue tragédie sentimentale. La fin de cette pièce est ici directement issue du générique du film et non de la pièce de concert, car dans le générique, Anakin et Darth Vader y font leur apparition.
Battle of the Heroes, le thème également choral de l’épisode III, était trop court en version symphonique pour constituer une première partie de concert pour piano. Or, le générique est d’une grande importance pour la transition entre les deux trilogies. Plus long de quatre minutes, il fait entendre la séquence finale du générique des films de Star Wars, indispensable pour une fin de partie, et le thème de Leia, personnage présent dès sa naissance à la toute fin de l’épisode III et rôle clef de la deuxième trilogie. Cette pièce reprend également l’élément thématique autour duquel gravitent tous les autres : le thème de la Force, puissamment harmonisé dans ce passage du duel tragique entre Obi-Wan et son padawan Anakin.
Enfin entrons dans l’épisode IV avec Leia's theme dont la fin n’est pas sans rappeler celle de Across the Stars. La largeur harmonique du thème donne un grand souffle épique au discours précédemment entendu.

 

Yoda's theme, le Jedi sage âgé de 900 ans avait déjà à l’époque, tout comme le thème de Leia et de la marche impériale, fait l’objet d’une transformation musicale pour en faire une pièce de concert. Elle est ici rejouée intégralement. The Imperial March est aussi redoutable tant sur le plan esthétique que pianistique. Les faibles annonces entendues lors de la première partie dans le thème d’Anakin et la fin de Across the Stars nous révèlent leur vrai visage. Les trois pièces qui suivent font partie d’une suite de concert de quatre pièces de l’épisode VI, incluant le thème du brigand Jabba (ce thème et ce caractère apparaissent d’ailleurs brièvement dans la version remasterisée de 1997 dans l’épisode IV). La parade des Ewoks nous fait retrouver l’aspect burlesque rencontré avec Jar Jar dans l’épisode I. On ne peut s’empêcher de penser à Prokofiev et son à ballet Roméo et Juliette.
Han & Leia est une pièce recueillie dans laquelle est évoqué le thème d’amour entre les deux protagonistes. La première fois que celui-ci est entendu "officiellement" se situe pendant la séquence de réparation du Millenium Falcon à l’intérieur de l’astéroïde, où les héros laissent enfin tomber leurs masques et échangent un baiser. L’épisode VI débute avec la pétillante The parade of the Ewoks, pièce exploitant de nombreuses sonorités particulières du piano pour mieux retranscrire les sonorités exotiques aux percussions. Luke & Leia marque la révélation du frère et de la sœur jumelle. La princesse Leia et le jeune Jedi Luke sont les enfants d’Anakin, alias Darth Vader. Un moment tragique de cette élucidation pour la suite des événements ! La placidité de la musique n’exclut en aucun cas la passion mutuelle qu’éprouvent les deux enfants face à la volonté de retrouver le vrai père, Anakin Skywalker sous cette machine au masque noir impénétrable. The Forest Battle clôt le concert dans un feu d’artifice pianistique, alliant virtuosité brillante au burlesque des citations du thème des Ewoks et au côté dramatique de la bataille désespérée entre autochtones et soldats impériaux. En écoutant jusqu’à la fin de la dernière piste de ce CD, l’auditeur pourra découvrir un enregistrement d’archive en direct de The Asteroid Field tiré de l’Episode V.

 

 

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STAR WARS FOR TWO PIANOS HISTORY
In 1977, John Williams composed music for a medium-budget science-fiction movie directed by George Lucas. He planned following this up with five more films based on the same intergalactic theme. Strangely, this first film would not be the first of the saga, because of financial difficulties and inadequate technology in special effects to portray a futuristic vision of the world; consequently, it was Episode IV, a prelude to the first trilogy of Star Wars which was the only one of the six movies to be made successfully at that stage of cinema history. Williams, already a prize winner of an Oscar for Jaws by Steven Spielberg (1975), resumes the old Hollywood tradition of composing with a large orchestra for great epic movies – this time about Space. In addition, faithful to the Wagnerian classical inheritance, Williams adapts the Leitmotiv system of the Nibelungen Ring. In this way each principal character and the different atmospheres received their own personal musical theme, creating through the visual action a music continuity as the movie goes on. The themes are varied, going from the serious to the burlesque or from the dramatic to the martial, from the energetic march to the melancholic reverie. The phenomenal success of Episode IV encourages Lucas to continue his voyage in space with successive episodes, V in 1980 and VI in 1982. For each movie Lucas experiments with new cinematographic technology to create new breakthroughs in the fantastic world of Space.
The first trilogy was finished. Numerous myths are associated with the genesis of these films, more than nearly two million music CDs were sold. Lucas created his own special effects company, Industrial Light and Magic (ILM), which helped many movies win the Oscar. Some time later, Lucas created his 'own' particular sound – the THX, named after the initials of the heroes from his first movie, THX 1138. George Lucas is completely autonomous and can start the second phase of his opus magnum: the second trilogy which he couldn’t make earlier for financial reasons. But before this, he undertook the task of completely restoring his first three films of Star Wars, so that they could preempt the visual masterpiece which was to follow. In 1997 special effects, lighting and certain backdrops are restored and updated. The original reels are cleaned and the tape is digitalized.

 

Certain scenes are changed or lengthened, sometimes even shot again so as to ensure the transition with the following episodes I, II and III to come. The total cost of the operation is more than 10 Million $. The end of the century witnesses a technological upheaval with the appearance of digital pictures. Lucas now has available 150 million $ for Episode I which takes place 50 years before Episode I (released in 1977). The world will eventually learn why the terrible Darth Vader wears a frightening black mask and why the Galactic Empire was created during generations. Episode I, long awaited by millions of fans during 25 years is premiered in 1999. Williams is loyal to his symphonic conception and invents other themes for the new characters; but he also mixed parts of the previous themes with great finesse in order to create a link in the story. John Williams created with Episodes II (2002) and III (2005) a type of symphonic opera during almost twelve hours which possesses great musical cohesion. The universe of Star Wars fascinates every generation because it is associated with universal values: the escape through dreams, Good and Evil duality, redemption and temptation, fraternal love, hope, supernatural powers and wisdom, and of course, romantic love... a unique mix in the world of the movies.
JOHN WILLIAMS’ WORK
Every composer has his own method of working. Williams after composing his themes and main musical atmospheres of the movie at the piano, writes down a particell for a smaller orchestra (10 to 12 instruments) and leaves the final orchestration, because of lack of time, to his orchestrators. He is one of the rare composers today to write by hand. The majority of composers use increasingly complex software. Then the editor prints the separate parts for each instrument of the orchestra and the last minute changes occur during rehearsals or the recording sessions while synchronizing with the film. Once the music is completely recorded it can be cut for future video editing which breaks the musical structure. Unfortunately more often sudden cuts are made to enhance the image which then damages the quality of the musical integrity. Once the music for the film is completely composed and entirely recorded (in parts rejected or recomposed according to the director’s instructions), Williams creates a concert suite of the best musical moments of the film, consisting of the main themes to be played individually on stage during a film music concert.
For example we have the scores of a Children’s Suite from Harry Potter I, three pieces from Schindler’s List, a concert suite from Episodes IV, V and VI from Star Wars and a long symphonic piece from E.T.

 

LÜHL’S WORK
To reach a wider audience these themes which haunt the minds of admiring viewers, many composers arrange – sometimes even anonymously – pieces for piano assembling the best parts of films whose music is by John Williams. However, these arrangements destined for amateur pianists cut the pieces dramatically and simplify them to the point that one cannot recognize the original score. This weaker retranscription destroys by its reduction to its simplest form the character of the work. A work of nine minutes for orchestra can be compressed into two pages for piano and last much less longer; just for the pleasure of saying that one is capable of playing the 'ET theme'. The quality of these scores do not do justice to the original for the purists and the fans and several pianists only dream of one thing: to one day relive the musical journey in a realistic way by playing the complete work.
Lühl started his tremendous work of arranging pieces by John Williams for piano solo and two pianos in a desire to make the public aware of John Williams’ music from another angle: the symphonic piano with all its variety of sound that this magnificent instrument is capable of producing. All this symphonic dimension should be faithfully executed by two or four hands. He does not use sketches and writes directly without a draft, first for two pianos, then he condenses this version for piano solo, exploiting all the possibilities and even going beyond this. Since 2005 he has arranged almost 60 titles (more than 1000 pages of manuscripts): Indiana Jones, Superman, Close Encounters of the Third Kind, the first three Harry Potter films – Williams stopped after the third one –, including four Olympics anthems Williams received as commissions since 1984.
Lühl explores all the facettes of the instrument, using contemporary techniques on the piano which recall the bongos, the cymbals, the bass drum, the chimes and even the harp. Everything contributes to the realism of the atmosphere being retraced: hitting the piano lid and creating wooden sounds, pinching strings, use of other body parts than only the fingers (nails, palms of the hands, knees, even at the same time while playing). Finally he is able to hear the definitive versions of the pieces he dreamt about in his childhood.
The share of roles is equal between the two musicians, alternating the accompaniment and main parts with finesse and balance. This echoing effect increases the spatial dimension of the instrument and does not reduce the arrangement to a solo part as accompanied by a minor second part in a classical concerto. Each part is complementary and necessary. Because of the considerable length of the complete Star Wars music, it is necessary to make a selection for this CD of the most important pieces which retrace the Saga best.

 

THE PROGRAMME
Impossible to begin the CD without the 20th Century Fox fanfare followed by the Main Title, the initial fanfare heard six times in the Saga. Here also Williams wrote a concert piece by reusing the musical material of the first two minutes of this main fanfare with an ending which takes up the credits using again Leia’s theme. The Flag Parade is a martial theme from Episode I which does not appear in the other episodes, but was restructured by Williams from the film to produce a concert piece entirely on its own, longer and richer in its musical progression.
Anakin’s theme was composed with the goal of showing a young and naive character already attracted to the dark Side of the Force. Williams, at the end of the theme subtly inserts a musical reference to the Imperial March from Episode V. From Episode I to the Imperial March Anakin ages and goes over to the dark side. The two themes from the Saga’s beginning are finally interwoven.
The adventures of Jar Jar, the following piece, quotes briefly Anakin’s theme, lightning the burlesque side of the character, an aspect which we find again in Episode IV with the Ewoks. Duel of the Fates brings in a large choral theme. It is a duel between the choir and the powerful orchestra. This film is one of the threads linking the first trilogy, but doesn’t appear again after Episode III. There is a piano duel on stage as well as a light sabre duel on the screen.
Across the Stars makes reference to the great Hollywoodian films, portraying the panoramic breath and the epic side of a long sentimental tragedy. The end of this piece of music comes directly from the film’s credits and not from the concert piece, because in the credits Anakin and Darth Vader first appear musically. Battle of the Heroes, also a choral theme of Episode III, was too short in the symphonic version to finish the first part of a concert programme, but the end credits are of great importance for the transition between the two trilogies and consequently the two parts of a concert programme. Not only is it four minutes longer but it allows us to hear the final sequence of the credits for the Star Wars films, absolutely necessary for the end of every episode’s ending, and Leia’s theme, a character present from her birth at the end of Episode III and the key role in the second trilogy.
Finally we enter into Episode IV with Leia’s theme whose ending recalls Across the stars. The harmonic breadth of the theme gives epic energy to the preceeding music. Let us leave Epidode IV. Yoda’s theme, the wise Jedi aged 900 years which had already been a part of a musical transformation which became a concert piece at the time of Leia’s theme and the Imperial March. Here it is played in its entirety.
The Imperial March is also formidable, not on just the aesthetic plane but also on the musical plane. The subtle hints during the first part of Anakin’s theme and at the end of Across the Stars reveal their true faces. The following three pieces are part of a concert suite of four pieces from Episode VI including the theme of the villain Jabba (theme and character appear briefly elsewhere in the revised version of Episode IV,1997) The Parade of the Ewoks reminds us of the burlesque meeting with Jar Jar in Episode I. One can’t help thinking of Prokoviev and his ballet Romeo & Juliet. Han & Leia is a melodramatic piece in which is evoked the theme of Love between the two protagonists. The first time that this is heard officially happens during the sequence where the Millennium Falcon is fixed inside an asteroid, when the heroes finally drop their masks and embrace each other. Episode VI begins with the sparkling Parade of the Ewoks, a piece which exploits numerous special sounds from the piano, to better retranscribe the exotic sounds of the percussions. Luke and Leia are revealed as twin brother and sister. Princess Leia and young Jedi Luke are Anakin’s children, alias Darth Vader. A tragic revealing moment for the ensuing events! The quietness of the music does not exclude however the mutual passion which both children feel when faced with their wish of finding their real father – Anakin Skywalker under this machine which wears an impenetrable black mask. The Forrest Battle closes the concert in a piano fireworks, allying brilliant virtuosity with the burlesqueness of themes from the Ewoks and the dramatic side of the desperate battle between the indigenes and the imperial soldiers. The listener will discover a bonus track at the very end of this CD, an uncut live recording of The Asteroid Field from Episode V.


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LÜHL-DOLGORUKIY Pianiste-compositeur-chef d’orchestre
Né en 1975. Le catalogue de compositeur Lühl est considérable: un opéra, sept symphonies, un requiem, trois concertos pour piano, diverses pièces pour soliste et orchestre, de la musique de chambre, environ 140 pièces pour piano seul, des orchestrations et transcriptions... A l’âge de 15 ans, il a corrigé le seul mouvement de quatuor avec piano de Gustav Mahler, œuvre de jeunesse, et terminé les esquisses d’un Scherzo inachevé en complétant la partition dans le style du maître autrichien ; deux ans après, il y ajoute deux autres mouvements en se servant d’autres esquisses inconnues non utilisées par Mahler. Son opéra Unvergessen ( Inoubliable ) en trois actes sur un drame historique a été crée en janvier 2004 à Bolzano, capitale du Tyrol du Sud italien (10 représentations). L’Association Vauban, patronnée par le Président de la République Française, lui a commandé une série d’œuvres commémoratives pour célébrer l’année des 300 ans de la mort du Maréchal en 2007 : un Requiem in memoriam Vauban, le poème symphonique La Chamade »sur l’ouvrage Traité d’attaque des places en douze temps, essai stratégique du Maréchal, une symphonie de chambre pour orchestre à cordes, un quatuor à cordes, illustrant des lettres originales de Vauban, une Suite Royale pour corde ou flûte seule.
Sa formation en tant qu’instrumentiste est classique : après avoir terminé ses études de piano à la Schola Cantorum, il entre à 15 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. 3 ans après, il obtient un Premier Prix de piano à l’unanimité. Parallèlement à son cursus de piano, il suit des cours d’analyse musicale, de jazz, de musique de chambre, de direction d’orchestre, d’harmonie et de contrepoint. Après ses études, il entre dans le monde du Concours International. Dès 1998, il devient lauréat de plusieurs concours, dont notamment Rome, Pontoise et du Tournoi International de musique.
Concertiste international, il a longtemps travaillé pour l’intégrale des œuvres du compositeur russe Alexandre Scriabine en parcourant les scènes d’Europe avec les préludes, les études, les poèmes et le concerto pour piano. En tant que chef d’orchestre, il se produit essentiellement pour la direction de ses propres œuvres. En 2010, il dirigea un concert en Finlande avec ses créations.
Depuis sa collaboration avec les éditions phonographiques POLYMNIE pour l’enregistrement intégral de ses propres œuvres (50 CDs !), il entreprend l’intégrale Rachmaninov, notamment avec des œuvres de jeunesse inédites, des premières éditions et des transcriptions d’œuvres orchestrales pour deux pianos. Lühl-Dolgorukiy est un artiste complet. Grand amateur d’Art Nouveau, de peinture impressionniste et d’architecture de la Renaissance italienne, il est également l’auteur de nombreuses œuvres littéraires en trois langues dans les thématiques les plus diverses (essais, romans à caractère historique, philosophique, futuriste ou dramatique, recueils de poésies, ouvrages scientifiques musicologiques, nouvelles...).

 

 

Pianist-composer-conductor Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy was born in Paris in 1975. He started his studies as a pianist at the Schola Cantorum then completed his training by entering the Conservatoire National Supérieur de Musique in Paris aged 15. Three years later he obtained first Prize for piano. Parallel to his piano cursus he studied music analysis, chamber music, orchestral conducting, harmony and contrapoint. Since 1998 he has won several international competitions and plays at prestigious venues throughout Europe. The press is unanimous in considering him as an international concert pianist.
For many years he has been working on the integral works of the Russian composer Alexander Scriabin. He has already given concerts of the preludes, studies and the piano concerto. At the moment he is studying the poems and sonatas. He also recorded a CD entitled John Williams’ music vol. 1 His composer’s catalogue is impressive: six symphonies, two piano concertos, chamber music, various pieces for soloist and orchestra, around 120 original pieces for piano, orchestrations and arrangements, film music... His opera “Unvergessen” (“Unforgotten”) in three acts based on a historical drama, was first performed ten times in January 2004 at Bolzano, the Tyrolean capital of Northern Italy. Several years ago, he started working with the Vauban Association for the commemorative works on the great French Marshall de Vauban (1633-1707) for his tercentenary to be celebrated in 2007. He is in charge for the musical part by having composed four great pieces: a string quartet, a requiem ‘in
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memoriam Vauban’, a symphonic poem ‘la Chamade’ work for choir and orchestra which illustrates Vauban’s essay about the attack and defence of fortified citadels, and a suite for solo string entitled ‘suite royale’ (‘King suite’) in the memory of Louis XIV. He is cooperating with the publisher Dazzling & Sparkling as far as the editing of these pieces is concerned.
His recordings are available at the music label POLYMNIE, for which he already recorded several works of his own, conducting an orchestra or playing the piano, and more recently a CD of piano pieces by S. Rachmaninov. He is planning to record his entire work (about 40 CDs). Lühl is an accomplished artist : an enthusiastic amateur of French Art Nouveau, the impressionist painters and Italian Renaissance Architecture. He is also the author of several essays, short stories and novels on philosophy, history, science-fiction as well as poetry and scientific works on musicology.

 

 

Mahery Andrianaivoravelona
Mahery Andrianaivoravelona s'est produit pour la première fois comme pianiste avec orchestre à l'âge de 13 ans en interprétant le 9ème Concerto K271 Jeune homme de Mozart. En 1991, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de piano de Michel Béroff et suit parallèlement des cours de musique de chambre.
Il obtient quatre ans plus tard le Diplôme de Formation Supérieure du CNSM de Paris, ainsi que diverses récompenses en histoire du jazz, en acoustique, en déchiffrage et en analyse. Suite à cela, il remporte divers Premiers Prix de Concours Nationaux et Internationaux tels que ceux du Royaume de la Musique, du Concours Claude Kahn ou encore du Concours de Saint-Nom La Bretèche et est depuis invité à se produire en récital en France, en Allemagne (Hattersheim/Düsseldorf), en Italie (Rome), en Tunisie (Hammamet) à La Réunion, et dernièrement à Madagascar, à l'occasion de divers événements tels que festivals, congrès médicaux ou pour des œuvres caritatives (concerts au profit des victimes du cyclone Geralda à Antananarivo, éditions 2002 et 2003 du Téléthon avec le COUPS : Chœur et Orchestre de l'Université Paris-Sorbonne et à l'église St-Merry). Depuis 2004, il forme un duo avec le pianiste et compositeur Enguerrand-Friedrich Lühl. Toujours en collaboration avec Lühl, il participe sur plusieurs années à une série d’enregistrements d’œuvres rares pour deux pianos de Rachmaninov pour les éditions phonographiques POLYMNIE.
Parallèlement à son activité de concertiste, il mène régulièrement une action pédagogique active à Madagascar au travers d'ateliers, de Master Classes, de concerts et de jury de concours.

 

Mahery Andrianaivoravelona first performed as a pianist with orchestra at the age of thirteen when he played Mozart’s 9th concerto K271. In 1991 he began his studies at the Paris Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMDP) with Michel Béroff and at the same time followed courses in chamber music. Four years later he received his diploma from the CNSMDP as well as many awards in history of jazz, acoustics and musical theory. After that he won various first prizes nationally and internationally such as the Royaume de la musique, the Claude Kahn competition and the international Saint-nom-la-Bretèche competition. He has also played internationally in France, Germany and Italy, Tunisia, La Réunion and lately in Madagascar for festivals and special events. Since 2004 he performs in duo with the pianist and composer Enguerrand-Friedrich Lühl. The latter arranges for piano solo and two pianos music from films and the American composer John Williams (60 titles already). Also with Lühl he has participated over the years in a series of recordings of rare Rachmaninoff pieces for two pianos for the POLYMNIE label.
In parallel to his activity as a concert pianist he organises special music workshops for master classes, concerts and juries in Madagascar.

 

 

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